Alex Burrows utilise les nombreuses journées de congé des Sénateurs pour se chercher une nouvelle maison.

Les nouveaux Sénateurs s'installent

La petite Lexie Burrows a fêté dimanche son quatrième anniversaire de naissance.
Elle était à la maison, en Colombie-Britannique. avec sa mère, sa grande soeur et son petit frère. Son père était là, aussi. Il s'est joint à la famille grâce à la magie de FaceTime.
«Nous sommes de grands fans de FaceTime, confie le nouvel attaquant des Sénateurs, Alex Burrows. Durant mes années passées avec les Canucks, la famille a été obligée de s'habituer à mes longues absences. Nous avons donc trouvé des moyens de passer du temps ensemble. FaceTime nous est toujours très utile. Dimanche, il m'a permis de partager un morceau de gâteau avec tout mon monde. Ça m'a permis de voir ma fille développer ses cadeaux.»
Burrows ne se plaint pas. Il utilise les nombreuses journées de congé des Sénateurs pour chercher une nouvelle maison. «Je me promène. J'ai visité Westboro, Kanata, Stittsville.»
Quand il aura déniché l'endroit parfait, il pourra penser à faire déménager son clan.
Sinon, il a toujours l'option de se tenir occupé en préparant son prochain match. Il sait qu'il ne manquera pas de travail dans les prochains mois. Son entraîneur, Guy Boucher, a répété lundi matin qu'il avait l'intention de l'utiliser à profusion lors des supériorités numériques.
Parmi les joueurs qui se sont greffés à l'organisation à l'approche de la date limite des transactions, tous n'ont pas cette chance.
Attendre son tour
S'il ne le savait pas déjà, Jyrki Jokipakka a découvert lundi qu'il est le défenseur numéro huit. Fredrik Claesson le devance dans l'organigramme. S'il veut disputer un premier match avec sa nouvelle formation, le Finlandais devra attendre qu'au moins deux de ses coéquipiers se blessent.
Les espoirs de Chris DiDomenico sont encore moins grands.
L'ancien de la LHJMQ ne savait pas trop à quoi s'attendre lorsqu'il est arrivé au milieu de la semaine dernière. Les Sénateurs lui ont simplement fait signer un contrat à deux volets bon jusqu'en juillet 2018. «J'ai 28 ans et je n'ai jamais disputé un seul match dans la LNH. La ligue se renouvelle chaque jour. J'étais en Suisse quand j'ai reçu cette offre. Je me suis dit que c'était ma dernière chance. Je devais la saisir.»
Mercredi dernier, Boucher a dit qu'il devrait être patient et se mettre tranquillement dans le bain.
Au fait... S'acclimater à un nouvel environnement, ça prend combien de temps ?
«Vous devez comprendre que la condition physique d'un joueur sur le circuit européen est passablement différente de la condition physique d'un hockeyeur nord-américain», répond l'entraîneur.
«En Europe, les patinoires sont plus grandes. Il y a moins d'arrêts et de départs. Durant les matches, il y a moins de pauses publicitaires pour accommoder les réseaux de télévision. Le rythme du jeu est donc plus rapide. Les joueurs se fatiguent plus vite, mais pas pour les mêmes raisons», enchaîne-t-il.
«Ici, il y a plus d'arrêts et plus de mises en échec. Il faut donc se mettre en forme différemment. En ce moment, Marc Crawford s'amuse beaucoup avec Chris. Il doit l'aider à trouver la forme nécessaire pour jouer de notre côté de l'océan.»
DiDomenico, selon Boucher, a également beaucoup de travail à faire pour s'adapter au système défensif des Sénateurs.
Le joueur ontarien s'est rapproché de sa copine, qui vit à Toronto, lorsqu'il a paraphé son contrat avec Ottawa.
Il trouve parfois le temps long, tout seul à l'hôtel. «Il n'y a pas grand-chose à faire. Disons que j'ai pris l'habitude de sortir. Je prends de grandes marches», dit-il.
Il apprend à connaître Jokipakka. Le Finlandais au nom dur à prononcer, soit dit en passant, a déjà un surnom. Pour faire simple, les autres joueurs l'appellent simplement «Kevin».
«Les gars nous ont bien accueillis. Ils nous reconduisent chaque jour à l'aréna. Ils nous aident à nous installer. Ça facilite les choses», dit DiDomenico.
Un défenseur pour Binghamton
Six jours après la date limite des transactions dans la LNH, Pierre Dorion demeure actif. Le directeur général des Sénateurs a conclu lundi un pacte mineur avec les Devils du New Jersey. En retour de considérations futures, il a fait l'acquisition d'un défenseur des ligues mineures, Brandon Gormley. Originaire de l'Île-du-Prince-Édouard, Gormley fut le choix de première ronde des Coyotes de Phoenix en 2010. Il était alors reconnu parmi les meilleurs défenseurs à caractère offensif de la LHJMQ. Dans les cinq dernières saisons, depuis son arrivée chez les pros, il a disputé seulement 58 parties dans la grande ligue. Cette saison, avec le club école des Devils, il a inscrit 10 points en 35 parties. Puisque les Sénateurs ont fait son acquisition après la date limite, il devra compléter la saison dans les mineures.
Cassidy revient chez lui
Les Bruins ont remplacé cet hiver un entraîneur originaire d'Ottawa par un autre entraîneur originaire d'Ottawa. Le successeur de Claude Julien, Bruce Cassidy, a grandi dans la capitale. Au milieu des années 1980, il a connu trois saisons plutôt productives avec le club junior de la ville, les 67's. Sous les ordres de Brian Kilrea, il a remporté la Coupe Memorial en 1984. Durant cette saison, à titre de défenseur, il avait récolté 95 points en 67 parties. Il avait surtout pris des notes pour sa future carrière. « Killer ne confiait jamais à un joueur un rôle qui ne lui convenait pas. Il identifiait les forces et les limites de chacun. » La présence de Cassidy a permis aux Sénateurs de vendre quelques billets de plus. « J'espère que mes proches auront au moins la décence de porter les couleurs des Bruins », a blagué l'entraîneur.
Heureux pour Julien
« Nous avons peut-être connu un mauvais début de saison, mais ça n'avait rien à avoir avec le travail de Claude », a lancé le capitaine des Bruins, Zdeno Chara, lorsqu'il a rencontré quelques journalistes d'Ottawa au terme de l'entraînement matinal. Les vétérans de Boston sont plutôt heureux de savoir que leur ancien coach est vite retombé sur ses pattes et qu'il semble en voie de replacer les Canadiens de Montréal sur le droit chemin. « Je suis content pour lui, mais je ne suis pas surpris qu'il se soit replacé aussi rapidement. C'est un excellent entraîneur, affirme Patrice Bergeron. Je n'ai jamais rien eu de mal à dire sur lui. C'est quelqu'un qui a eu une grande influence sur ma carrière. Il m'a aidé sur la patinoire, mais aussi à l'extérieur. Je lui souhaite la meilleure des chances... malgré la rivalité. »