Guy Boucher avoue qu’il s’ennuie de Zack Smith et de Jean-Gabriel Pageau, ses deux spécialistes en désavantage numérique.

Les mises en jeu hantent les Sénateurs

Une semaine plus tard, le problème demeure entier. Les Sénateurs ont joué quatre matches au cours des sept derniers jours. Dans ces matches, ils ont eu à se défendre à court d’un homme à 10 reprises. Ils ont alloué quatre buts.

Au cours du week-end, un collègue a possiblement identifié la racine du problème.

Les Sénateurs ont peut-être du mal à écouler des pénalités... parce qu’ils ont beaucoup de mal à prendre le contrôle de la rondelle.

Jusqu’à maintenant, les joueurs de Guy Boucher ont été impliqués dans 110 mises en jeu durant leurs infériorités numériques. Ils en ont remporté seulement 38.

Ce taux de succès de 35 % les place au 31e rang dans la Ligue nationale de hockey.

« C’est gigantesque », reconnaît Boucher, en entrevue.

« Des fois, quand tu gagnes la mise en jeu, tu réussis à envoyer tout de suite la rondelle à l’autre bout de la patinoire. Tu gagnes donc du temps. Cela fait en sorte que tu ne te retrouves pas coincé dans ta zone dès le départ », explique-t-il.

Boucher s’avoue légèrement impuissant.

Les Sénateurs ont un problème de profondeur au centre, depuis le début de la saison. Ça leur cause des ennuis de façon générale, lors des mises en jeu. Avec un taux de succès cumulatif de 50,1 %, ils se maintiennent de peine et de misère dans la moyenne.

Blessures

Dans le meilleur des mondes, Jean-Gabriel Pageau et Zack Smith seraient les deux vétérans qui seraient appelés à travailler au centre, à quatre contre cinq.

Le premier n’a pas joué, encore, cette saison. Le deuxième a été sur la touche lors des neuf dernières parties.

« Si nos meilleurs joueurs se retrouvaient sur la liste des blessés, notre attaque massive n’aurait pas autant de succès. En désavantage, Pageau et Smith, c’étaient nos deux tops, invoque l’entraîneur-chef. C’est clair que ça nous fait mal, en ce moment. »

« En ce moment, Magnus Paajarvi et Tom Pyatt en ont plein le casque. Nous les faisons travailler à la tonne ! Ce n’est pas facile. En l’absence des deux autres, nous doublons pratiquement leur temps de jeu dans les unités spéciales. Tranquillement, on essaie de former d’autres gars. Samedi, à Tampa, Max McCormick a bien fait. Nous sommes en train de former Colin White, aussi. »

« À long terme, je ne suis pas inquiet du tout pour notre équipe. C’est vrai qu’à court terme, par contre... »

À court terme, Paajarvi, Pyatt et McCormick sont des ailiers.

Toujours prêt à remplir les missions qu’on lui confie, le très travaillant Pyatt s’est présenté 35 fois dans un cercle de mises en jeu durant les infériorités numériques. Il en est ressorti gagnant à seulement 11 reprises.

Paajarvi a été appelé à dépanner à trois occasions. Les officiels mineurs lui ont concédé la victoire une seule fois.

White a joué au centre toute sa vie. Il pourrait donc donner un coup de pouce. Sauf que White a subi une blessure dans le match de dimanche, contre les Panthers de la Floride. On ne sait pas trop s’il sera en état de prendre part à la prochaine partie, jeudi. Les Red Wings de Détroit seront alors les visiteurs au Centre Canadian Tire.

En attendant le retour au jeu de tous les blessés, Boucher et ses adjoints utilisent Chris Tierney et Mark Stone de façon régulière lors des infériorités numériques. Cette perspective ne leur plaît pas entièrement. Ils préféreraient qu’ils se concentrent sur leur travail en supériorité numérique.

« Tous les problèmes que nous pouvons avoir à cinq contre cinq paraissent encore plus gros durant nos désavantages numériques. Quand on va commencer à s’améliorer défensivement à forces égales, on va naturellement voir notre taux de réussite à quatre contre cinq s’améliorer. »

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PAUL S'EN RETOURNE À BELLEVILLE, BATHERSON S'AMÈNE À OTTAWA

Grosse fin de journée pour l’espoir des Sénateurs Drake Batherson.

L’ailer droit, qui est originaire des Maritimes, a d’abord appris qu’il était le joueur par excellence de la dernière semaine dans la Ligue américaine. Il a récolté sept points durant une série de deux matches contre les Marlies de Toronto.

Plus tard, Batherson a découvert qu’il devra attendre un bout de temps avant de jouer son prochain match dans les mineures. Il a obtenu son premier rappel à Ottawa. Il devrait donc faire ses débuts dans la grande ligue, jeudi soir, contre les Red Wings de Détroit.

Batherson a peut-être croisé un coéquipier en se rendant à Ottawa par la route 401.

En début de journée, les Sénateurs ont annoncé qu’un autre espoir, Nick Paul, s’en retourne à Belleville.

Les dirigeants de l’organisation ont souvent dit que Paul a été le meilleur attaquant des B-Sens, en début de saison. 

Dans la LNH, il n’a pas vraiment réussi à se distinguer. Malgré un temps de jeu très limité, il a conservé un différentiel de moins cinq en six parties.

L’utilisation de Batherson pourrait dépendre de l’état de santé d’autres attaquants. On dit que Zack Smith s’approche d’un retour au jeu. Colin White pourrait s’absenter pour une longue période.

Les Sénateurs devront aussi ré-évaluer, sur une base hebdomadaire, leur situation devant le filet. Même s’il a encaissé cinq buts, dimanche, Mike McKenna garde le moral.

« Beaucoup de gens me disent que c’est ma chance et que je dois la saisir. Je ne vois pas les choses ainsi. Moi, je veux simplement aider mon équipe à gagner », a-t-il dit.