Craig Anderson a été solide devant le filet des Sénateurs, mais il a tout de même encaissé une 13e défaite consécutive. «Ce serait bien de lui procurer une autre victoire», a soufflé Cody Ceci.

Les Flyers en font juste assez pour battre les Sénateurs

PHILADELPHIE — Les Flyers de Philadelphie ne pouvaient pas se permettre de perdre contre les Sénateurs d’Ottawa lundi soir afin de conserver leurs minces chances de participer aux séries éliminatoires.

Chancelants en première période, ils ont explosé pour trois buts en deuxième en route vers un gain pas très convainquant de 3-2 devant leurs 18 193 nerveux partisans au Wells Fargo Center, s’approchant ainsi à trois points des Blue Jackets de Columbus et du Canadien de Montréal lkqui occupent les huitième et neuvième rangs dans l’Association Est.

Chris Tierney avait lancé les visiteurs en avant au premier tiers en faisant dévier un tir de la pointe de Ben Harpur.

Des buts d’Oscar Lindholm, Michael Raffl et Scott Laughton ont cependant remis les pendules à l’heure en période médiane, les deux premiers survenant après du cafouillage des visiteurs dans leur propre territoire. Le but de Raffl était un exemple particulier de ce que l’entraîneur par intérim Marc Crawford avait qualifié d’occasions où les siens « se battent eux-mêmes » comme samedi à Boston dans leur revers de dernière minute. Le vétéran Mikkel Boedker a raté deux chances de quitter sa zone avant de faire une passe dans les patins de Mark Borowiecki, ce qui a permis à Nolan Patrick de lui soutirer le disque avant de le refiler à Raffl seul devant le filet.

Laughton a pour sa part profité d’un mauvais changement pour ajouter un but crève-cœur à la dernière minute de jeu de l’engagement.

Filip Chlapik, rappelé plus tôt dans la journée pour remplacer un Colin White qui a une blessure mineure au haut du corps, a réduit l’écart à un but avec moins de trois à faire au temps réglementaire, mais c’était trop peu trop tard, une punition infligée à Zack Smith une minute plus tard les empêchant d’avoir une chance légitime de créer l’égalité.

« On ne pointera pas une personne du doigt, a dit l’entraîneur-chef par intérim Marc Crawford quand il s’est fait demander s’il était décevant de voir ses quelques vétérans commettre les erreurs les plus bêtes dans ce match. C’est une question de culture d’équipe, il faut établir ce qui doit arriver pour devenir un bon club. Une bonne équipe trouve le moyen de sortir la rondelle, notamment... Ça prend 18 gars qui sont habillés pour vous engager à faire ça. L’engagement est là, parfois il y a de la fatigue et des erreurs sont commises. On ne peut les accepter, on doit s’assurer que tout le monde fait de son mieux pour être responsable. »

Le gardien des Sénateurs Craig Anderson encaissait ainsi une 13e défaite consécutive (0-12-1), lui qui a été solide face aux 36 lancers des Flyers (34-27-8).

« Il a été excellent pour nous. Il l’a été pendant toute ma carrière et encore ce soir. Il nous a donné une chance de gagner. Ce serait bien de lui procurer une autre victoire, a dit le défenseur Cody Ceci. Je ne sais pas comment expliquer la deuxième période, on n’a pas bien joué. On a mieux fait en troisième, on a joué plusieurs matches de ce genre, c’est frustrant. On a bien joué lors de ce voyage, mais ça ne roule pas pour nous. »

À l’autre bout de la glace, Brian Elliott a été mis à l’épreuve à seulement 22 reprises, n’ayant que quelques arrêts difficiles à réaliser contre son ancien club.

« On a bien commencé le match, on se sentait bien. C’est évident qu’on n’a pas connu une bonne deuxième période, on a couru après la rondelle dans notre zone tout le temps. On a perdu le match là », a noté Tierney.

Les Sénateurs (23-41-6) sont rentrés à Ottawa après le match afin de se préparer à accueillir les Blues de Saint-Louis jeudi soir au Centre Canadian Tire.

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CHLAPIK FAIT BIEN DANS LES CIRCONSTANCES

Journée un peu folle dans la vie de Filip Chlapik.

Le centre des Sénateurs a commencé sa journée par une balade en autobus entre Belleville et Toronto, et il l’a terminée en comptant un but à la fin du revers de 3-2 contre les Flyers, son deuxième dans la LNH.

« J’étais dans une réunion de notre avantage numérique (avec les petits Senators) quand on m’a dit que j’étais rappelé d’urgence. J’ai pris l’avion pour m’en venir et j’étais tellement excité d’avoir une chance de jouer dans la LNH à nouveau que ça m’a donné de l’énergie. Je me sentais assez bien, c’est spécial d’avoir marqué alors que ma famille regardait ça à la télévision (en République tchèque) », a-t-il relaté, lui qui était dans l’alignement partant par surcroît.

Pas de sieste

Chlapik est arrivé au Wells Fargo Center vers les 17 h, deux heures avant le match. Pas de sieste ou de gros repas d’avant-match pour lui, donc. Après son vol, il a vérifié pour voir comment Belleville s’était débrouillé (gain de 5-3 contre les Marlies). « J’étais bien content parce que notre club s’est hissé dans une place en séries, c’est bon pour notre équipe. Quand tu gagnes, c’est une bonne atmosphère, c’est certain, tu vas à l’aréna et tout le monde est heureux de se voir », a-t-il noté.

Ce n’est pas la même chose à Ottawa, évidemment. « On fait de notre mieux pour rendre les choses intéressantes alors que tout le monde se bât pour des postes, c’est comme un essai pour l’an prochain... C’est bon de voir un jeune comme ça (Chlapik) venir nous aider et compter, ça va lui donner un boost de confiance », a noté le vétéran Zack Smith.

« Il a bien fait pour un gars qui devait jouer avec Belleville et qui était dans l’avion cet après-midi », a noté Marc Crawford.