Troy Mann, l’entraîneur-chef des Senators de Belleville, n’a pas d’expérience dans la LNH. Mais il ne coûterait pas cher à Eugene Melnyk. Il est favori pour remplacer Guy Boucher derrière le banc des Sénateurs.

Les candidats pour remplacer Boucher

LONG ISLAND — Quand il a présenté Marc Crawford comme successeur par intérim à Guy Boucher, Pierre Dorion a blagué qu’il pourrait obtenir l’emploi à temps plein « s’il présente une fiche de 18-0 » d’ici la fin de la campagne.

Ça n’arrivera pas alors que les Sénateurs sont repartis de la Floride avec une fiche de 1-1, un gain de 3-2 contre les Panthers à Sunrise dimanche ayant suivi une défaite de 5-1 à Tampa Bay la veille.

Dorion est resté en Floride pour participer aux réunions des directeurs généraux de la LNH, mais il a déjà laissé entendre qu’il tiendra une recherche élargie pour « le meilleur candidat possible » une fois la saison régulière terminée. Il a déjà établi quatre critères dans le communiqué de presse où il annonçait que Boucher était limogé, reprenant sensiblement ceux qui avaient mené à l’embauche de celui-ci à l’été 2016.

« Enseignant qui mettra l’accent sur le développement et la progression de chaque joueur au sein de l’équipe ; personne qui écoute et encourage la rétroaction en provenance des joueurs et du personnel d’entraîneurs ; communicateur qui informe chaque membre de l’équipe de sa position et de ses attentes ; un tacticien qui apporte une structure et une planification de jeu qui amélioreront notre processus de reconstruction », a-t-il écrit également dans une lettre aux détenteurs d’abonnement.

Dans cette optique, jetons un coup d’œil à une liste de candidats possibles qui pourrait changer s’il y a des congédiements en fin de saison, avec une évaluation de leurs chances d’être retenus, style preneurs aux livres.

Troy Mann

Chances : 2 contre 1

L’entraîneur-chef du club-école de Belleville a 49 ans et il n’a jamais travaillé dans la LNH, mais il a fait ses preuves avec le club-école des Capitals et il est en train de mener les petits Senators à une impressionnante remontée pour participer aux séries, avec 17 matches de suite sans défaite en temps réglementaire. Il ne coûterait pas cher, un critère important à Ottawa qui en fait le favori pour le poste.

Marc Crawford

Chances : 10/1

L’actuel entraîneur par intérim avait postulé pour le poste en 2016 et quand il n’avait pas été retenu, il avait été associé à Boucher, qui travaillait en Suisse comme lui. Il a de l’expérience mais ses deux derniers séjours derrière le banc, à Dallas et Los Angeles, ne se sont pas bien passés. Sa coupe Stanley avec l’Avalanche remonte à loin (1996).

Alain Vigneault

Chances : 25/1

L’entraîneur hullois a vécu les années d’expansion des Sénateurs, les prochaines saisons de reconstruction ne pourraient pas être pires. Il est payé pour une autre saison (4,5 millions $) par les Rangers et il faudrait qu’Eugene Melnyk délie les cordons de sa bourse pour embaucher l’homme de hockey d’expérience.

Bob Hartley

Chances : 40/1

Feu Bryan Murray a déjà dit qu’une de ses erreurs comme directeur général des Sénateurs avait été d’embaucher Craig Hartsburg plutôt que l’homme de hockey de Hawkesbury. Le coloré Hartley reviendrait volontiers de Russie pour relancer sa carrière dans la LNH.

Benoît Groulx

Chances : 50/1

Selon nos informations, l’ancien entraîneur des Olympiques n’avait pas impressionné Dorion lorsqu’il a obtenu une entrevue pour le poste en 2016, mais ses succès à Syracuse depuis, à former les espoirs du puissant Lightning, ne peuvent être ignorés.

Luke Richardson

Chances : 90/1

Adjoint de Claude Julien cette saison à Montréal, l’ancien défenseur des Sénateurs n’avait même pas obtenu d’entrevue en 2016, même s’il a travaillé longtemps à Binghamton.

Jacques Martin

Chances : 100/1

Le « p’tit gars de St-Pascal » avait mis les Sénateurs sur les rails quand il a été embauché en 1996, et il fait du boulot admirable avec les défenseurs des Penguins. Mais il faut douter grandement qu’il revienne travailler pour Eugene Melnyk, qui l’avait congédié en 2004 après la quatrième élimination aux mains des Maple Leafs.