Malgré un début début de saison difficile, les Blues n'ont peur d'aucune équipe.

Les Blues n'ont peur de personne

Le 31 décembre dernier, les Sénateurs et les Blues se trouvaient dans une position fort semblable.

Les Sénateurs occupaient la dernière position dans l’Association Est de la Ligue nationale de hockey. Les Blues occupaient la même position, mais dans l’Association Ouest.

L’année 2019 a beaucoup mieux débuté à Saint-Louis.

Alors qu’on les croyait cuits, les Blues ont trouvé un moyen de relancer leur saison. Ils ont subi seulement huit revers en temps réglementaire à leurs 32 premiers matches, en 2019. Leurs dirigeants ont résisté à la tentation d’échanger toutes leurs grosses vedettes. Dans le dernier droit, une participation aux séries semble très plausible.

Les Blues, qui respirent désormais la confiance, sont convaincus qu’ils peuvent se mesurer à n’importe qui.

« Nous pouvons battre n’importe quelle équipe de notre ligue. Je ne parle pas nécessairement d’un match individuel. Nous pouvons battre n’importe qui dans le cadre d’une série de sept matches », claironnait leur centre numéro un, Ryan O’Reilly, jeudi matin.

On peut difficilement le contredire.

On a longtemps cru que les Predators de Nashville étaient l’équipe à battre, dans l’Ouest. Les Blues les ont battus trois fois dans les cinq dernières semaines.

« Nous avons vécu des moments frustrants en début de saison. Les attentes étaient élevées envers notre groupe. On s’attendait à ce que les résultats soient instantanés. Ça n’a pas été le cas. Nous avions quand même fait de bonnes acquisitions durant la saison morte. Il ne fallait pas perdre notre confiance. Nous avons fini par trouver notre identité. Ça nous a pris un peu plus de temps que prévu, mais nous avons fini par trouver notre identité », explique O’Reilly.

« Nous avons battu des équipes de grand talent durant les derniers mois. C’est ce qui me donne l’impression que nous pouvons nous frotter à n’importe qui, n’importe quand. Quand nous jouons à l’intérieur de notre identité, nous sommes capables de rivaliser avec n’importe qui. »

Invités spéciaux

O’Reilly se sent tellement bien, ces jours-ci, qu’il prend même le temps d’accomplir quelques bonnes actions lors de ses voyages d’affaires.

Le joueur de 28 ans, qui a fait partie de l’équipe canadienne lors du tournoi de la Coupe du monde en 2016, a reçu quelques invités spéciaux, jeudi. Une équipe d’étoiles, regroupant des jeunes hockeyeurs issus des Premières Nations, a passé la journée au CCT.

Les garçons ont été victimes de racisme, le printemps dernier, lors d’un tournoi de calibre AAA qui se déroulait dans la région de Québec. Différents médias ont raconté l’histoire de ces jeunes garçons, dans les derniers mois. L’histoire a touché une corde sensible chez la famille O’Reilly.

« Mes parents sont des gens extraordinaires. Ma mère a longtemps travaillé avec la Société de l’aide à l’enfance. Nous avons servi de famille d’accueil quand j’étais plus jeune. »

« La façon dont nous traitons les autochtones, dans notre pays, c’est le cas depuis longtemps. Ces jeunes garçons doivent comprendre qu’ils ont leur place sur une patinoire. Le hockey, c’est pour tout le monde. »

Des paroles qui font plaisir à son entraîneur, Craig Berube.

« Le racisme fait partie de la vie. C’est terrible, mais il faut faire avec », dit l’homme qui appartient à la nation crie.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Une nouvelle audition pour Nilsson

Anders Nilsson a entrepris le match de jeudi. Foi de Marc Crawford, on devrait le voir encore souvent en action, d’ici la fin de la saison.

« Nous avons encore besoin de l’évaluer, a révélé l’entraîneur-chef intérimaire, jeudi matin. Chaque présence devant notre filet, d’ici la fin de la saison, lui offrira une opportunité de faire la démonstration de son savoir-faire devant les membres de la direction. »

Le Suédois de 28 ans n’a certainement rien fait pour nuire à sa réputation depuis son arrivée. « Il a même plutôt bien joué, note Crawford. Il a conservé une fiche de près de ,500. Avec notre équipe, ce n’est pas rien. Certains soirs, il a été le principal artisan de nos victoires. »

Les bonnes performances pourraient ne pas suffire. Nilsson pourrait se faire pousser vers la sortie par les jeunes. Dominant à Belleville, Marcus Högberg pourrait obtenir une opportunité de jouer dans la LNH. Crawford ne veut pas trop discuter de tout cela avec son protégé, de toute façon.

« Parce que mon fils est gardien, je comprends certaines choses. Je sais par exemple que les gardiens préfèrent travailler avec les entraîneurs spécialisés. Quand je parle aux gardiens, je discute des tendances du moment, des chansons populaires, de choses comme ça... »

Conseils pour un jeune universitaire ambitieux

Selon le chroniqueur du réseau TSN Darren Dreger, Max Véronneau a reçu deux coups de fil très importants, mardi, tandis qu’il se magasinait un club dans la LNH. Il paraît que les deux nouveaux jeunes leaders du vestiaire des Sénateurs, Thomas Chabot et Brady Tkachuk, ont pris le temps de le contacter personnellement...

À son arrivée au Centre Canadian Tire, mercredi, le « p’tit nouveau » a très rapidement fait la connaissance d’une autre recrue. « Je suis arrivé dans le stationnement au moment même où Max sortait son sac d’équipement de l’université Princeton de sa voiture. Je me suis présenté. Ça m’a donné la chance de lui dire que notre organisation se dirige dans la bonne direction », raconte Christian Wolanin.

Le défenseur américain sait un peu ce qui se passe dans la tête de Véronneau. Il a lui aussi fait ses débuts dans la LNH vers la fin de l’hiver, après avoir complété sa dernière saison universitaire.

« Les premières séances d’entraînement sont stressantes. La période d’échauffement qui précède le premier match est encore pire ! Après 10 ou 15 minutes de jeu, tu finis par comprendre que c’est juste du hockey. Les choses rentrent dans l’ordre. »