Le centre gatinois Jean-Gabriel Pageau est en train de se rendre indispensable pour les Sénateurs d’Ottawa, en affrontant les meilleurs trios adverses à cinq contre cinq et en désavantage numérique.
Le centre gatinois Jean-Gabriel Pageau est en train de se rendre indispensable pour les Sénateurs d’Ottawa, en affrontant les meilleurs trios adverses à cinq contre cinq et en désavantage numérique.

Les arguments en faveur de Pageau

Les Sénateurs devaient avoir congé d’entraînement mercredi, mais ils ont plutôt été en transit une bonne partie de la journée, leur vol nolisé n’ayant pu quitter le Colorado mardi soir.

C’est une autre journée qui est passée sans qu’il y ait de développement dans le dossier de Jean-Gabriel Pageau, ou des autres joueurs autonomes potentiels de l’équipe à 11 jours de la date limite pour les transactions dans la Ligue nationale de hockey, fixée au 24 février à 15 h.

Le centre gatinois a réitéré à Denver qu’il ne soucie pas de ce qui va se passer au cours de la prochaine dizaine, alors que tout le monde s’attend — souhaite ? – que les Sénateurs lui fassent une offre pour le garder au sein du club de son patelin, le seul pour lequel il a joué chez les professionnels plutôt que de l’offrir au plus offrant sur le marché des échanges où il serait un des rares centres disponibles.

Ils ont beau avoir quelques centres parmi leurs meilleurs espoirs en Logan Brown et Josh Norris, qui vont très bien à Belleville dans la Ligue américaine, il n’y a rien de certain quant à savoir s’ils pourront offrir le même genre de performances dans la LNH. Brown ne l’a pas fait lorsqu’il a obtenu sa chance, et Colin White, qui a paraphé un riche contrat (six ans, 4,75 millions $ par an), en arrache cette saison, se retrouvant sur un quatrième trio.

Il n’y a rien de certain avec eux, alors que Pageau est une valeur sure, même si sa campagne de 21 buts est un sommet en carrière pourrait être considérée par le directeur général Pierre Dorion comme une anomalie.

L’agent de Pageau, Craig Oster, de Newport Sports, est certes à la recherche d’une augmentation de salaire pour son client, qui empoche 3,1 millions $ cette saison. Est-ce que 4 M$/an pour quatre saisons (pour aller avec son numéro 44) serait un bon point de départ, ou d’arrivée ? Ça reste à voir.

Ce qu’on sait, c’est que Pageau est présentement un joueur qui se rend indispensable pour les Sénateurs, affrontant tout d’abord les meilleurs trios adverses à cinq contre cinq. Son différentiel, meilleur de la LNH à un moment donné, est descendu à plus-8, mais il demeure excellent.

Deux de ses buts ont été comptés en avantage numérique, alors que l’entraîneur-chef D.J. Smith s’est rendu à l’évidence il y a environ deux mois qu’il ne pouvait se passer de ses services, notamment pour gagner des mises au jeu (52,6 % de pourcentage d’efficacité).

Sa première spécialité sur les unités spéciales est évidemment le jeu à court d’un homme (ou deux), où il excelle encore une fois cette saison.

Les Sénateurs occupent le 20e rang dans la LNH à ce chapitre, ayant accordé un 40e but dans ces situations, en 189 occasions. Un coup d’œil plus détaillé aux statistiques révèle que Pageau n’a été sur la glace que pour 16 d’entre eux, dont un dans un filet désert. Il a aussi compté trois buts à court d’un homme, deuxième au sein de son club — et de la LNH — derrière Chris Tierney, qui en a quatre.

En joueur d’équipe, Pageau parle toujours en termes de « nous » quand il est question de l’unité de désavantage numérique améliorée de l’équipe. Il l’a fait encore une fois samedi dernier, quand celle-ci a alloué trois buts aux Jets de Winnipeg. À noter qu’il n’était sur la glace pour aucun de ces buts.

Les arguments ne manquent donc pas pour Oster, l’oncle de Brady Tkachuk, le compagnon de trio de Pageau cette saison, qui respecte le souhait de Dorion en ne commentant pas les négociations — si pourparlers il y a.

« Moi, j’ai un travail et c’est de jouer au hockey. C’est ce que je vais continuer à faire du mieux que je le peux, d’ici à la date limite comme après... Je ne perds pas patience, je contrôle ce que je peux. Le reste, je continue à essayer de mettre ça de côté », a confié Pageau mardi.

Ça doit commencer à être plus facile à dire qu’à faire.

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Paul de retour

Nick Paul n’était pas content du but qui lui a été refusé mardi au Colorado dans la défaite de 3-0 des siens, mais la bonne nouvelle dans son cas, c’est qu’il a été impliqué dans le match toute la soirée, obtenant cinq tirs au filet défendu par Philipp Grubauer.

Il semblait être de retour au niveau de jeu qu’il offrait avant de rater 10 parties en raison d’une entorse à une cheville, lui dont c’était le troisième match depuis qu’il est revenu au jeu.

« J’ai fait une stupidité (punition pour conduite antisportive après le but refusé), mais à part ça, je pense que j’ai bien patiné. J’ai donné des mises en échec, je suis allé au filet, j’ai essayé de créer des revirements. Je vais essayer de continuer à bâtir là-dessus et on verra ce qui va se passer », a-t-il dit après la rencontre.

Entre les lignes

Le match de jeudi contre les Coyotes a été identifié comme étant la partie « pour la diversité » des Sénateurs...

Dylan DeMelo s’est attiré les foudres de Gabriel Landeskog après avoir frappé solidement son coéquipier Nathan MacKinnon, en partie avec un coude, en première période du match de mardi. « Je me suis retenu et je ne l’ai pas frappé très fort, le contact aurait pu être bien pire. J’imagine que toute leur équipe m’aurait couru après si je l’avais vraiment frappé solidement. Mais on n’a pas le choix, il faut réduire l’espace contre MacKinnon, un des meilleurs joueurs de la ligue »…

D.J. Smith était d’avis que le défenseur Nikita Zaitsev « a été exceptionnel en obtenant beaucoup de présences contre MacKinnon, peu de joueurs peuvent contenir sa vitesse », a-t-il souligné...

Rappelé par mesure de précaution en l’absence de Mark Borowiecki, le défenseur Andreas Englund a été renvoyé à Belleville mercredi au retour du club en ville.