Les Leafs ont alloué 10 buts à leurs deux plus récentes sorties et pas plus tard qu’il y a deux semaines, ils ont subi un humiliant revers de 6-2 devant une majorité de leurs partisans à Ottawa.

L’émotion sera au rendez-vous pour la dernière Bataille de l'Ontario

Il ne reste que cinq parties à la saison perdue des Sénateurs d’Ottawa, qui prendra fin dans exactement une semaine avec une visite des Blue Jackets de Columbus.

Alors qu’ils pourraient nuire aux chances de Matt Duchene, Ryan Dzingel et compagnie de participer aux séries à cette occasion, il n’y aura pas le même enjeu samedi soir quand les Maple Leafs de Toronto seront les visiteurs au Centre Canadian Tire pour la quatrième et dernière Bataille de l’Ontario de 2018-2019, vu que les visiteurs sont à peu près assurés de finir au troisième rang dans la division Atlantique et d’affronter les Bruins de Boston en première ronde.

Ces parties contre les Torontois sont cependant dans une catégorie à part pour les joueurs du club de la capitale nationale, qui ne demandent pas mieux que de compliquer la vie d’une formation qui titube défensivement — le propriétaire Eugene Melnyk s’est récemment fait un plaisir de déclarer que « quelqu’un » chez les Leafs « a oublié la défense » dans leur récente reconstruction — à l’approche de la danse du printemps.

Les Leafs ont alloué 10 buts à leurs deux plus récentes sorties — un gain de 7-5 contre la Floride et un revers de 5-4 en tirs de barrage à Philadelphie — et pas plus tard qu’il y a deux semaines, ils ont subi un humiliant revers de 6-2 devant une majorité de leurs partisans qui avaient envahi le CCT.

« L’émotion qu’il va y avoir dans l’édifice va être bénéfique pour notre groupe. Nous n’avons pas besoin de regarder bien loin pour se rappeler de l’atmosphère qu’il y avait, c’était très électrique ici. Je m’attends à ce que ce soit la même chose, a souligné l’entraîneur-chef Marc Crawford vendredi. Quand tu vois peu de chandails rouges derrière ton banc et que tu vois une mer de bleu comme on l’avait vu, c’est spécial. D’une drôle de manière, tant qu’il y a de l’émotion, je pense que nos joueurs peuvent soutirer de l’énergie de tout ça. Avec de l’émotion, tu obtiens un meilleur effort. »

Du temps où il était capitaine des Sénateurs, Daniel Alfredsson blaguait qu’il fallait « sortir les partisans » du match quand les Leafs s’amenaient en ville. C’est toujours le cas et les vétérans de l’équipe sont résignés à cet état de fait.

« J’ai appelé mon père après le dernier match contre eux et je lui ai demandé s’il avait entendu à quel point j’avais été hué quand on m’a annoncé comme étant dans l’alignement partant et je lui ai dit que c’était sweet, a relaté le défenseur Mark Borowiecki. C’est cool, on ne joue pas du hockey avec grande signification présentement, et ça, c’était un match qui voulait dire quelque chose... La situation va être différente (samedi), leur place au classement est assurée et ça va enlever un peu d’enjeu. Mais n’importe quand qu’on joue contre eux, ça va toujours être émotif. La passion et l’émotion vont être présentes. Pour (la présence majoritaire des partisans torontois), on fait des blagues à ce sujet, c’est ça qui est ça. »

Le gardien Craig Anderson s’attend à ce que les Maple Leafs aient plus d’énergie cette fois. « Ils jouaient un deuxième match en deux soirs et il faut s’attendre à ce qu’ils sortent pas mal plus fort. Il faudra être prêts pour ça, on sait qu’on doit jouer en équipe, on n’a pas le talent pour rivaliser avec eux au niveau des habiletés », a-t-il noté.

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Brady Tkachuk

TKACHUK ET LE RECORD DE YORK

Une douzaine d’heures plus tard, la performance de Brady Tkachuk lors du revers de 5-2 contre les Panthers de la Floride jeudi faisait toujours jaser dans les couloirs du Centre Canadian Tire.

En plus de compter son 20e but de la campagne, le premier choix (4e au total) au repêchage de l’été dernier a égalé le record d’équipe de Jason York pour les tirs dans un match avec 12. En tout, il a tenté 17 lancers vers la cage défendue par Roberto Luongo, trois étant hors-cible et deux étant bloqués.

« Il a presque délogé Yorkie, on aurait fini d’entendre parler de ses 12 tirs. C’est juste une blague, Yorkie », a blagué Mark Borowiecki.

« En regardant le vidéo aujourd’hui, ce qui m’a impressionné, c’est son coup de patin. Il patine vraiment bien, il est souvent le premier en échec-avant. Il est un jeune puissant. À ce temps-ci de l’année, tu surveilles si tes jeunes sont en croissance, et il l’est définitivement. Les rigueurs de la LNH usent les jeunes joueurs, ils peuvent avoir des bas au cours de la saison. On l’a vu avec Brady, mais là, il est reparti et il a confiance de prendre des tirs avec autorité », a noté Crawford.