Lehner a repoussé tous les 37 lancers des Sénateurs.

Lehner blanchit les Sénateurs

Les Sabres de Buffalo ne sont peut-être pas une puissance de la LNH depuis quelques saisons, mais ils sont certes une des bêtes noires des Sénateurs d'Ottawa.
Ces derniers ont mal terminé un voyage de trois parties samedi soir au KeyBank Center en se faisant blanchir 4-0 par leur ancien gardien Robin Lehner, qui a porté sa fiche à 3-0-2 contre eux depuis que le dg des Sabres Tim Murray l'a obtenu dans un échange conclu avec son oncle Bryan Murray.
Lehner a repoussé tous leurs 37 lancers, alors que la troupe de Guy Boucher a aussi effectué 17 lancers hors cible. C'était son premier jeu blanc de la saison et premier contre son ancien club, qui n'avait jamais été blanchi auparavant par un de ses anciens gardiens.
C'était seulement la deuxième fois cette saison qu'ils se faisaient passer un coup de pinceau par un gardien adverse, après celui de Braden Holtby, des Capitals de Washington, le 7 janvier dernier. Les Sabres n'ont pas perdu en temps réglementaire contre Ottawa à leurs sept derniers duels (5-0-2).
Dans la défaite, le gardien Mike Condon a été chassé du match à mi-chemin du troisième tiers, après avoir accordé quatre buts sur 25 lancers lors de ce 27e match consécutif auquel il participait, continuant à établir un nouveau record d'équipe. Andrew Hammond a fini la rencontre, sa première apparition depuis qu'il s'est blessé à une cheville le 18 décembre dernier contre les Islanders de New York, et il n'a fait face qu'à un seul tir.
Condon n'a pas vraiment eu grand-chose à se reprocher sur les deux premiers filets des Sabres, celui de Kyle Okposo au premier tiers, un superbe coup de revers seul devant le but, et l'autre de Ryan O'Reilly en deuxième, un tir de la pointe dévié au dernier instant. Sam Reinhart a saisi son propre retour et Nick Foligno l'a chassé en tirant entre ses jambières.
«Ça (le changement de gardien) avait plus à voir avec donner du temps de glace à Hammond, qui n'a pas joué depuis longtemps. On va peut-être avoir besoin de lui à un moment donné. Ce n'était définitivement pas la faute de Condon, c'était le reste du groupe. Les joueurs lui ont dit et moi aussi. Il n'avait pas besoin de rester là alors que le match n'allait nulle part... Leur gardien a été bon, mais on n'a pas payé le prix pour créer de la circulation devant lui. On a obtenu assez de lancers, mais il les a tous vus et un gars de sa grosseur, s'il voit tout, il va tout arrêter», a expliqué l'entraîneur-chef des Sénateurs.