Les Sénateurs s'inclinent par la marque de 4-2 face aux Islanders.

Leddy fait son Potvin contre les Sénateurs

Nick Leddy a fait sa meilleure imitation de Denis Potvin vendredi soir en passant dans le patelin du membre du Temple de la renommée.

Ses deux buts et une passe ont mené les Islanders de New York à un gain de 4-2 aux dépens des Sénateurs d’Ottawa devant une autre petite foule au Centre Canadian Tire, 11 189 amateurs pour ce qui avait été déclaré la « soirée des années 1990 ».

Les Sénateurs ont ainsi été incapables de coller une deuxième victoire de suite cette saison alors qu’ils affrontaient un club ayant joué la veille. Mais les Islanders sont sur une bonne lancée en ce début de campagne, eux qui ont enregistré un sixième gain consécutif. Leur participation aux séries l’an dernier n’était pas de la frime.

Leddy pensait bien avoir obtenu un rare tour du chapeau par un défenseur, mais un troisième but qui lui a d’abord été crédité lui a plus tard été enlevé pour aller plutôt à son coéquipier Matt Martin, ce dernier ayant fait dévier son tir de la pointe. Son deuxième a été réussi sur un tir de punition, ce qu’aucun défenseur de l’histoire des Islanders, pas même Potvin, n’avait fait auparavant.

« C’était définitivement une nouvelle expérience pour moi, j’ai essayé de donner mon meilleur effort et ça a fonctionné. On n’a pas joué notre meilleur match, mais ça a été suffisant pour gagner », a dit Leddy après coup, lui qui a déjoué Nilsson avec un superbe tir précis sous sa mitaine.

L’ancien Sénateur Derick Brassard a réussi l’autre filet des visiteurs, déjouant le gardien Anders Nilsson pour un quatrième filet sur 16 tirs. L’entraîneur-chef D.J. Smith a alors sorti son crochet pour la première fois cette saison, envoyant le vétéran Craig Anderson en relève.

« Je n’ai pas aimé notre première période, on a laissé leurs défenseurs patiner, en particulier Leddy. On a joué du hockey de rattrapage par la suite, on n’a juste pas commencé au bon moment, a commenté Smith. Nilsson a été excellent pour nous et je n’ai pas de problème avec son jeu. Il y a une couple de buts qui ont trouvé un chemin à travers lui. C’est ça qui est ça. Notre équipe doit mieux jouer devant lui pour réduire les chances de qualité... On n’a pas su profiter d’un club qui avait joué la veille et qui n’avait que neuf avants à un moment donné en deuxième, c’est une autre leçon à apprendre pour notre club. »

Tyler Ennis a été le seul à tromper la vigilance du gardien des Islanders Thomas Greiss, deux fois plutôt qu’une, lui qui n’avait pas secoué les cordages cette saison auparavant.

Il a d’abord ouvert le pointage quand il a fait dévier le lancer de Thomas Chabot. Pour le défenseur des Sénateurs, il s’agissait d’un cinquième match consécutif avec au moins un point. Ce but survenait trois secondes après la fin d’une punition aux visiteurs, donc techniquement, il n’a pas été réussi en avantage numérique.

Après quatre autres jeux de puissance infructueux, dont un cinq contre trois pendant 79 secondes en période médiane, Ennis a atteint la lucarne après avoir accepté une passe dans l’enclave de Logan Brown, son premier point depuis son rappel.

« La clé pour nous était de les fatiguer lors du deuxième match d’une série de deux en deux soirs et on ne l’a pas fait, a souligné Ennis. Le jeu de puissance s’en vient, mais il n’est pas encore où on voudrait qu’il soit. De mon côté, je commençais à être frustré, j’obtenais beaucoup de chances et ça ne rentrait pas. J’espère que maintenant, ça va commencer à rentrer pour moi. »

Les hommes de D.J. Smith termineront maintenant ce séjour à domicile de trois parties en recevant les Sharks de San Jose et Erik Karlsson dimanche soir.

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BRASSARD AIME SON NOUVEAU CLUB

Derick Brassard commence à prendre ses aises avec les « Insulaires ».

Après avoir compté son premier but de la saison jeudi contre les Coyotes, il a secoué les cordages à nouveau en passant près de son patelin de Gatineau. « Tout est nouveau pour moi, mais maintenant que notre entraîneur m’a demandé de jouer à l’aile avec Brock Nelson et Anthony Beauvillier en raison de blessures à (Jordan) Eberle et (Leo) Komarov, c’est bon pour mon jeu parce que ces gars-là connaissent un bon début de saison. Moi, j’étais ouvert à n’importe quelle proposition. J’essaie de devenir plus confortable et c’est bon quand tu peux aider l’équipe à gagner des matches », a confié Brassard après coup.

« C’est un ajustement à faire encore, je m’y attendais un peu. Ça fait deux matches avec ces gars-là, on va voir ce qui va arriver dans le futur. Mais en ce moment, j’aime la direction où ça s’en va. », a ajouté Brassard, qui a joué devant sa sœur et son conjoint, alors que ses parents gardaient ses neveux.

« Il s’habitue à notre façon de jouer, c’est un processus qui prend un peu de temps quand un gars arrive dans une nouvelle équipe. Ce que j’aime, c’est qu’il peut jouer à toutes les positions en avant, autant au centre qu’aux ailes droite et gauche », a noté l’entraîneur Barry Trotz avant la rencontre.

Échangé aux Penguins en février 2018, Brassard s’est promené de Pittsburgh à la Floride et ensuite au Colorado la saison dernière, et l’ancien Ranger aime l’idée de jouer maintenant sur Long Island, après avoir signé un contrat d’un an cet été. « C’est différent là-bas, on a notre petit coin tranquille. On a un aréna de pratique flambant neuf et un nouvel aréna qui arrive dans deux ans. J’aime l’atmosphère dans la chambre, il y a des gars qui jouent ensemble depuis cinq-six ans. Ça a été facile de s’adapter alors que l’équipe passe en premier ici », dit-il.