Max Véronneau et Ashton Sautner luttent pour la rondelle, en première période, lors du match opposant les Sénateurs aux Canucks de Vancouver.

Le triathlon, l’autre passion de Raymond

VANCOUVER — Ça sent pas mal plus le printemps en Colombie-Britannique qu’à Ottawa, et le beau temps permet à Martin Raymond de commencer à penser à se défouler d’une saison éprouvante en se consacrant à son autre passion : le triathlon.

L’entraîneur-adjoint des Sénateurs a accordé une rare entrevue mercredi à une condition, que Le Droit ne lui pose pas de questions sur deux sujets. Le congédiement de son ami Guy Boucher au début du mois, et sur les répercussions du « Ubergate » du début de la saison, quand une demi-douzaine de joueurs, dont Matt Duchene, avaient critiqué son travail avec l’unité de désavantage numérique dans une vidéo qui a fait beaucoup jaser.

À travers la tourmente, il n’était pas rare de voir Raymond courir près des hôtels où loge l’équipe, ou faire du vélo stationnaire dans leurs gymnases et faire des longueurs dans leurs piscines. Tout ça afin de garder la forme pour s’inscrire à quelques triathlons de format sprint – 750 mètres de natation, 20 km de vélo et 5 km de course à pied – au cours de la saison morte.

« Ça fait six ans que j’en fait, cet été sera mon septième été. J’aimais jouer au golf avant, mais quand nous avons eu des enfants, c’est devenu difficile de partir pendant cinq ou six heures pour aller jouer une ronde. J’avais une couple de chums qui font du triathlon et comme je voulais me garder en forme l’hiver, je me suis dit que ça pourrait être une chose intéressante à faire. J’ai fait mon premier à Orlando alors que j’étais avec le Lightning [son ancien club], c’était l’année du lock-out. J’ai bien aimé l’expérience alors que c’est de la compétition, mais tu ‘compétitionnes’ surtout contre toi-même », confie l’homme de hockey de 51 ans, qui avoue cependant qu’il aimerait finir sur le podium dans son groupe d’âge (50-54 ans).

Alors qu’il se tape habituellement une ou deux compétitions par été, il aimerait s’inscrire à trois triathlons l’été prochain. « Au début, c’était juste d’en réussir un. À mesure que tu avances, tu essaies d’améliorer tes temps... Je ne cache pas que si la santé le permet, j’aimerais éventuellement faire un Ironman ou un demi-Ironman », dit Raymond, qui n’était pas au courant qu’il a un homonyme de Cumberland qui participe à de tels triathlons (3,8 km de nage, 180 km de vélo et 42,2 km de course).

Quand il se fait demander si ses entraînements lui permettent d’évacuer certaines frustrations vécues avec son emploi, il rétorque : « Non, pas du tout. Ce sport est bon pour ma santé mentale et ma santé physique, mais je ne fais jamais un workout avec des émotions négatives, j’essaie vraiment de me vider l’esprit. Dans cette business, il y a des hauts et des bas. Il faut que tu travailles à essayer d’être dans le moment présent, à oublier le passé et ne pas te créer d’anxiété par rapport au futur », affirme-t-il.

Malgré les restrictions imposées, il était difficile de parler à Martin Raymond sans aborder le sujet de l’amélioration du désavantage numérique dont il a la responsabilité après l’incident du « Ubergate » en Arizona à la fin octobre. De bon dernier qu’elle était, et de loin (67 % en novembre), cette unité s’est hissée au 22e rang dans la LNH, à 79,5 % d’efficacité.

« Les gars font une super job alors qu’avant le match contre Toronto [samedi], on avait écoulé 31 de nos 33 dernières punitions... Je suis super content, les gars et les gardiens font du bon travail, ils sont engagés envers ce qu’on leur demande. Je suis encouragé de voir comment les gars ont acheté les changements qu’on a faits après un début difficile. On a pris une coche après ça et le retour de [Jean-Gabriel] Pageau nous a permis de prendre une autre coche », a-t-il souligné.