«Si on ne sort pas en force, qu’on ne joue pas de façon désespérée [contre Dallas], je serais très déçu», a déclaré le défenseur Dylan DeMelo (droite).

Le sentiment d’urgence... dès le départ pour les Sénateurs

DALLAS — Dylan DeMelo n’est pas le vétéran des Sénateurs qui fait le plus de bruit, surtout maintenant qu’il n’est plus le partenaire de Thomas Chabot à la ligne bleue.

Il est quand même capable de dire les vraies choses, et l’ancien Shark n’a pas mâché ses mots après la défaite de 5-2 contre les Coyotes samedi soir, affirmant ni plus ni moins que son équipe n’était pas prête pour le début du match.

« Honnêtement, c’est de notre faute. Il faut leur donner du crédit, ils ont exécuté leur plan de match. Mais on n’a vraiment pas fait ce qu’on voulait faire. C’était pas mal évident tôt dans le match qu’on n’était pas “dedans”, mentalement, émotionnellement, physiquement. On a eu ce qu’on méritait au début », a-t-il souligné.

Les Sénateurs ont accordé deux buts lors d’une première période où ils n’ont obtenu que cinq tirs, aucun ne s’avérant dangereux. Ils en ont obtenu 21 en troisième période alors que les Coyotes étaient sur les talons, protégeant une avance de 4-0.

« On n’a pas abandonné et on n’a pas baissé la tête, ce qui est positif. On a ouvert la machine et il faudrait faire ça plus tôt, ça pourrait donner un résultat différent... On a besoin d’une victoire pour finir ce voyage à Dallas. On ne veut pas être 0-3, ça ferait qu’on aurait une fiche de 1-7 pour la saison. À 1-6 (1-5-1 en fait), ce n’est déjà pas un bon début de saison. On devrait être une équipe désespérée. Si on ne sort pas en force, qu’on ne joue pas de façon désespérée, je serais très déçu », a-t-il ajouté.

Avec ses propos, DeMelo rejoignait les pensées d’un autre ancien Shark, le centre Chris Tierney, qui a noté que son club « n’avait pas joué au même niveau de compétition tôt dans le match » que les Coyotes.

Les Sénateurs ont au moins compté un but en avantage numérique pour secouer leur torpeur dans cette phase du jeu, eux qui avaient été blanchis à leurs 22 premières occasions de déployer leur attaque à cinq. Tierney a cependant bénéficié d’une montée d’un bout à l’autre de Thomas Chabot.

« C’est assez facile quand il (Chabot) déjoue toute l’autre équipe et me met la rondelle sur la palette. C’est pour ça qu’il va bientôt se faire payer très cher. C’est un jeu incroyable qu’il a fait », a noté Tierney.

Alors que les Sénateurs passent beaucoup de temps à orchestrer différentes façons de rentrer en zone adverse, probablement que leur défenseur étoile représente leur meilleure option pour générer de l’attaque à cinq contre quatre.

« Parfois, il faut juste jouer au hockey. Un gars comme Chabot peut utiliser sa vitesse et son talent pour marquer sur le rush, c’est aussi bon que de s’installer en zone adverse et déplacer la rondelle. C’est juste de jouer au hockey », a noté l’attaquant Anthony Duclair.

L’entraîneur-chef D.J. Smith se doute bien que les Sénateurs seront attendus de pied ferme par des Stars (2-7-1) qui connaissent un mauvais début de campagne, eux qui n’ont pas encore gagné un match à domicile (0-2-1).

« Avant le début de la saison, sur papier, ils avaient autant de profondeur que n’importe qui. Ils comptent, ils patinent, ils sont gros et physiques. C’est un très bon club de la LNH. Nous devrons être prêts à se battre dès le départ, on ne pourra pas attendre 20 minutes », a-t-il noté.

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Entre les lignes

  • Smith, qui fera appel à Anders Nilsson devant le filet, aimerait donner un match au vétéran Mikkel Boedker, qui n’a pas joué du voyage « alors qu’il le mérite ». Scott Sabourin devrait lui céder sa place, à moins d’un forfait d’Artem Anisimov, qui devrait quitter l’infirmerie.
  • Le gardien Craig Anderson a récolté la 18e passe de sa carrière, sa 11e avec Ottawa, en remettant la rondelle à Chabot derrière son filet avant sa montée jusqu’à l’autre bout.
  • Le défenseur recrue Erik Brännström n’a joué que 11:45 samedi à Glendale. Si son temps de glace continue à diminuer de la sorte, il risque d’être un autre jeune de l’organisation appelé à retourner se faire une confiance à Belleville.