Max Vérroneau a «réalisé un rêve», mercredi, en participant à son premier entraînement avec les Sénateurs.

Le rêve éveillé de Véronneau

Max Véronneau n’a pas eu besoin de se faire tordre un bras pour se joindre à la pire équipe de la LNH.

Le nouvel attaquant des Sénateurs, mis sous contrat mardi à sa sortie des rangs universitaires américains avec les Tigers de Princeton, « a réalisé un rêve » en se joignant à l’équipe de son patelin lors de l’entraînement de mercredi. Et ce rêve devrait être amené à un autre niveau jeudi alors qu’il devrait affronter les Blues de Saint-Louis au Centre Canadian Tire.

« Quand j’étais jeune, je rêvais de jouer dans la LNH, mais surtout pour les Sens vu que j’ai grandi à Ottawa. Je suis un grand partisan des Sénateurs. C’est fantastique d’être avec eux. J’avais un chandail de [Marian] Hossa, il était mon joueur favori quand j’avais de 5 à 10 ans environ », a-t-il lancé en débarquant dans le vestiaire après la pratique où il a pris place à la droite de Colin White et Zack Smith sur un deuxième trio. Après l’élimination de son équipe samedi, le conseiller de Véronneau aurait eu des discussions avec près de 25 équipes intéressées à ses services, mais une conversation avec le DG Pierre Dorion l’a convaincu que les Sénateurs représentaient la meilleure option pour lui. « J’ai discuté avec Pierre et ça me semblait le meilleur fit. L’avenir est excitant à Ottawa et je suis excité d’être ici... Je veux faire partie de cet avenir et comme je suis d’Ottawa, je veux vraiment voir les Sénateurs gagner », a-t-il indiqué.

Véronneau a paraphé un contrat de deux ans avec l’équipe, un pacte à deux sens qui lui rapportera 925 000 $ en jouant dans la LNH, ou 92 500 $ s’il se retrouve à Belleville, selon CapFriendly. Son salaire de la LNH comporte aussi des primes reliés à la performance qui pourraient lui permettre de gagner 850 000 $ de plus l’an prochain.

Pas mal pour un joueur qui n’a jamais été repêché dans la LNH ainsi que dans la LHOntario. Les Hawks de Hawkesbury l’ont sélectionné à l’encan de la Ligue centrale junior A, mais ils ont échangé ses droits aux Rangers de Gloucester, avec qui il a passé deux saisons après une campagne junior B à 16 ans. Ont suivi quatre campagnes à Princeton, où il étudie en génie mécanique.

« Un long chemin »

« Ça veut dire beaucoup pour moi d’être rendu ici, j’ai pris un long chemin. J’ai réussi à faire des bonnes choses, comme obtenir mon diplôme de Princeton dans une couple de mois. La LNH a commencé à devenir une option l’an passé alors que j’ai connu une bonne troisième saison [junior], mais je voulais finir mon diplôme auparavant, ça reste ma priorité. L’école était importante pour moi, peu de joueurs gagnent leur vie à jouer dans la LNH. L’éducation passait en premier, si le hockey fonctionne, c’est une prime », a noté Véronneau, qui doit encore terminer trois cours en ligne d’ici la fin de la présente session (il a un examen à compléter jeudi ou vendredi, a-t-il laissé entendre).

Fils de Marc Véronneau, un géophysicien au Gouvernement du Canada, et de Pamela Cross, une avocate, Véronneau a une sœur, Sophie, qui joue au hockey à Yale. Il est allé à l’école secondaire Franco-Cité, mais celui dont le prénom complet est Maximilian ne se sentait pas prêt mercredi à répondre à des questions en français, notant que celui-ci est « trop rouillé, je vais devoir travailler dessus ».

Il a fait une bonne première impression auprès de son nouveau patron, Marc Crawford. « Il a de bonnes chances de jouer [jeudi]. Je l’ai aimé à la pratique, on me l’a annoncé comme un joueur avec de bons instincts et un bon niveau d’habiletés. En lui parlant après coup, il a mentionné que l’entraînement était plus difficile que ce à quoi il est habitué, mais que les passes étaient précises ici. Il avait l’air à sa place. Sans savoir son numéro, vous n’auriez pas pu dire qui était le jeune qui arrivait de Princeton », a-t-il souligné.

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Borowiecki impressionné

Comme joueur local qui joue pour le club de son patelin depuis plusieurs années, Mark Borowiecki comprend les émotions ressenties par Max Véronneau en se joignant aux Sénateurs cette semaine.

«En arrivant dans la ligue, je trouvais que j’étais un peu timide en jouant pour un club que je regardais jouer en grandissant, mais plus vite tu peux éliminer ça de ton esprit, plus tu vas pouvoir jouer à ta manière et en confiance», a-t-il indiqué.

Diplômé de l’université Clarkson, Borowiecki s’est dit «pas mal impressionné» en apprenant que Véronneau étudiait en génie mécanique. «J’ai essayé de blaguer en lui disant que je suivais un cours sur les vins en ligne», a-t-il relaté en riant.

Entre les lignes

Avec l’arrivée de Véronneau, les Sénateurs ont 13 attaquants dans leur alignement, donc un de trop. Marc Crawford a cloué Mikkel Boedker au banc lundi à Philadelphie après une gaffe qui a mené à un but des Flyers, ce qui en fait un candidat logique pour un retranchement.

«Tu ne peux faire des erreurs à des moments clés, à des endroits clés. Si tu le fais, ton temps de glace est affecté... Il n’a pas été le seul gars qui a fait des erreurs dans ce match, et on veut éliminer toutes ces erreurs pour gagner des matches serrés», a dit Crawford...

Un autre espoir des Sénateurs qui a fini son hockey universitaire a signé un contrat mercredi, soit le défenseur Miles Gendron, un choix de troisième ronde en 2014 qui était capitaine de son club à l’université du Connecticut.

Arrière à caractère défensif (trois buts, sept points cette saison), il a signé un contrat de la Ligue américaine avec Belleville pour la saison prochaine, en plus d’un autre contrat pour finir la présente saison avec Brampton, dans la ligue East Coast.