Le défenseur des Sénateurs, Christian Wolanin, ne s’attendait pas à être de retour avec le grand club cette saison, lui qui évoluait à Belleville depuis son retour d’une blessure à l’épaule.

Le retour en douceur de Wolanin

ANAHEIM — Christian Wolanin ne s’attendait pas à obtenir un rappel des Sénateurs cette saison, pas alors que son entraîneur à Belleville trouvait qu’il ne jouait pas trop bien à son retour d’une sérieuse blessure à une épaule.

Le défenseur de 24 ans n’est évidemment pas malheureux que l’appel inattendu soit venu juste avant le voyage de l’équipe en Californie, lui qui a bien fait lors de son premier match dans la LNH cette saison, samedi à San Jose.

« J’ai trouvé que c’était un bon départ. Nous avons gagné et c’était une bonne sensation d’être de retour dans la LNH, de jouer avec des visages familiers. Plus que tout, je suis content que l’on ait gagné. C’est bien de revenir lors d’une victoire où j’ai présenté une fiche de plus-1. Je ne peux pas me plaindre », a-t-il indiqué lundi après l’entraînement de l’équipe au Honda Center.

Revenant au jeu à la mi-février après avoir été absent depuis la veille du début du camp d’entraînement en septembre, Wolanin n’a joué que neuf parties pour les petits Senators, comptant un seul petit but lors de ces rencontres, avec un différentiel de plus-4.

L’entraîneur-chef Troy Mann mentionnait récemment lors d’une entrevue à la radio de TSN 1200 que le fils de l’ancien des Nordiques Craig Wolanin cherchait peut-être à trop en faire, même s’il n’avait pas l’intention de critiquer son jeu avant de lui donner un bon mois pour retrouver son synchronisme.

Le jeune homme qui avait produit quatre buts et 12 points en 30 parties dans la LNH la saison dernière pense cependant qu’il est plus facile de retrouver celui-ci dans la meilleure ligue au monde.

« J’ai trouvé que le rythme était normal. C’est différent dans la LAH. Je pense que mon intelligence est un des meilleurs aspects de mon jeu et je pense que la LNH convient mieux aux joueurs qui pensent le jeu à un niveau plus élevé. J’aime ça, mais ce n’est que le début et je veux être ici longtemps », dit-il.

« Lors de mes cinq premiers matches dans la Ligue américaine, c’est vrai que je voulais trop en faire. Il (Mann) m’a pris à l’écart et il m’a dit de ne pas m’inquiéter que ce qui est en moi va ressortir. Lors du dernier match avant mon rappel, le match que nous avons gagné 8-4 contre les Marlies, c’est là que je me sentais comme moi-même, je laissais le jeu venir à moi au lieu de chercher à le trouver. Je suis content de mon premier match, mais je sais que j’ai plus à offrir », a-t-il ajouté, lui qui a joué 15:55 minutes contre les Sharks.

Sachant qu’il va retourner à Belleville pour leurs séries éliminatoires, il veut rester avec le grand club « le plus longtemps possible pour laisser un bon goût dans la bouche de D.J. (Smith) et ses adjoints, et après, je vais retourner à Belleville où nous avons un groupe trop talentueux pour ne pas faire un bout de chemin en séries... On gagnait là-bas, et nous sommes un en un ici, donc je suis heureux ».

Smith a dit qu’il n’était pas surpris par sa tenue sur une troisième paire aux côtés d’Andreas Englund. « Il devait avoir un poste au début de l’année, mais il s’est blessé, ce qui est malheureux, mais ça arrive. On s’attendait à ça de lui en le voyant sur vidéo. Il va devoir continuer à travailler le côté défensif de son jeu, mais pour déplacer la rondelle, il a été excellent », a-t-il réitéré lundi.

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LES SÉNATEURS EN BREF

White joue mieux

Signe encourageant, le centre Colin White commence à être plus productif, ayant vu une séquence de trois matches avec au moins un point où il a récolté un but et trois passes s’arrêter à San Jose samedi quand il a frappé deux poteaux. « Je pense que je patine mieux et je fais de bons jeux, j’ai plus de confiance. J’aurais souhaité pouvoir dire ça il y a trois mois, mais c’est mieux que ça arrive maintenant que pas du tout... J’ai probablement eu quatre chances dans les cinq dernières minutes. Les chances sont là et elles sont de haute qualité. Ça se passe bien en jouant (avec Brady Tkachuk et Bobby Ryan), ils sont de gros bonhommes qui font des jeux dans les coins et près du filet », a-t-il souligné.

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Pas de facile

« Y en aura pas de facile », disait Claude Ruel, et c’est particulièrement vrai en cette fin de saison alors que les cinq clubs de queue dans le circuit Bettman connaissent tous de bons moments. « Il y a des gars qui se battent pour leurs emplois, et il y a aussi des jeunes qui volent partout et font tout en leur pouvoir pour être dans la LNH l’an prochain. Ce n’est pas comme si vous aviez un club qui n’essaie pas contre un club qui essaie. Tout le monde continue d’essayer (de gagner) », estimait D.J. Smith lundi.