Il est réaliste de penser que Ryan Dzingel peut être un marqueur de 30 buts dans la LNH selon son entraineur Guy Boucher.

Le plateau des 30 buts, un objectif réaliste pour Dzingel

Ryan Dzingel est-il capable de marquer 30 buts dans la Ligue nationale de hockey?

Son entraîneur, Guy Boucher, croit qu’il s’agit d’un objectif réaliste.

«Je n’ai pas calculé, mais je crois bien qu’il est sur une lancée qui pourrait l’emmener au-dessus du seuil des 30 buts. Peut-être 40, même», affirmait le coach, dimanche, avant le match opposant les Sénateurs aux Panthers.

Quelques heures plus tard, Dzingel a marqué l’unique but de son équipe dans un revers de 5-1.

Il s’agissait de son quatrième but en autant de parties.

Ça lui en fait neuf, depuis le début de la saison.

Il devance Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Patrik Laine, Claude Giroux...

«On ne va pas commencer à s’énerver avec une saison de 40 buts, enchaîne Boucher. Toutefois, s’il reste constant...»

«Ryan a marqué 23 buts, l’an dernier. Tu vois qu’il progresse. Il est capable d’en marquer une trentaine.»

Dzingel essaie de garder les deux pieds sur terre en se fixant des objectifs à court terme.

Le départ de quelques joueurs – dont Mike Hoffman – lui a ouvert des portes. Il obtient du temps de jeu de meilleure qualité, cette saison. Il a souvent eu la chance de patiner avec Matt Duchene. Il semble y avoir une complicité entre les deux hommes.

«À mes débuts dans la ligue, je voyais d’autres joueurs obtenir beaucoup de glace. Je rêvais d’être à leur place. Maintenant, je dispose de ce temps de glace. Je dois prouver que je mérite la confiance de nos entraîneurs», raconte-t-il.

Le temps file

Dzingel comprend que les jeunes attaquants de qualité qui poussent, au sein de l’organisation des Sénateurs, pourraient éventuellement lui souffler dans le cou.

Il était content de voir Brady Tkachuk et Colin White unir leurs efforts dans la remontée contre le Lightning de Tampa Bay, samedi. «Nous avons besoin de tout notre monde», dit-il.

Dzingel se plaît à jouer les mentors.

«Le temps file, constate-t-il, amusé. L’année passée, je faisais encore partie des jeunes joueurs de notre organisation. Cette année, je me sens bien différent.»

On peut spécifier, ici, qu’on discute avec un joueur qui n’a que 26 ans.

Dzingel vient à peine d’atteindre le plateau des 200 parties jouées dans la «grande ligue».

«J’ai choisi de passer un peu plus de temps dans les rangs universitaires. C’est le chemin que j’ai choisi. La Ligue nationale rajeunit sans cesse. Je n’ai pas toujours l’impression d’être le gars qui doit dire aux jeunes les choses qu’ils doivent entendre. Je me sens toujours très jeune. C’est une étrange période de transition, mais je suis bien prêt à essayer. Je veux bien essayer d’aider nos jeunes.»

«J’ai moi-même l’impression d’apprendre des trucs nouveaux chaque jour. Comment me comporter autour du filet adverse, où viser pour battre certains gardiens... Je suis toujours en train d’évoluer. Ce n’est pas comme Dutchie (Duchene). Lui, il joue dans la ligue depuis 10 ans. Il n’a qu’une année de plus que moi.»