«C'est toujours plaisant de jouer à Washington, on dirait qu'on joue toujours bien là donc ça ne devrait pas être trop difficile de rebondir, a confié le défenseur Erik Karlsson à la presse, hier.

Le meilleur adversaire pour rebondir

Les Sénateurs d'Ottawa ont le numéro des Capitals de Washington depuis plus de deux ans et ils feraient bien de le conserver, même si la loi de la moyenne favorise ces derniers.
Gagnants de leurs six derniers duels contre Alex Ovechkine et compagnie, leur dernier revers contre eux remontant à décembre 2011, les hommes de Paul MacLean s'en vont disputer un match important, un autre, ce soir au Verizon Center, contre un club qui connaît des ratés. Washington a encaissé une cinquième défaite de suite dimanche à New York.
Malgré leurs récents problèmes, les Capitals (22-19-8) ont un point d'avance sur les Sénateurs (21-19-9) au classement serré de l'association Est, les deux équipes se retrouvant à l'extérieur du portrait en ce qui a trait aux huit places donnant accès aux séries.
«C'est toujours plaisant de jouer à Washington, on dirait qu'on joue toujours bien là, donc ça ne devrait pas être trop difficile de rebondir», a dit le défenseur Erik Karlsson en parlant des deux derniers revers des siens à domicile, 5-4 en prolongation contre Montréal et 4-1 contre New York.
«Nous étions à plat lors du dernier match, mais là, il faut se concentrer sur le prochain. Tous les matches sont importants, on dirait qu'à l'approche de la pause (olympique), toutes les équipes veulent se placer dans une bonne position pour après les Jeux. Il faut qu'on fasse la même chose», a ajouté l'arrière suédois, l'un des deux joueurs des Sénateurs (Milan Michalek est l'autre) qui ira à Sotchi.
Semaine sur la route
Ce match dans la capitale américaine sera le premier d'un voyage de quatre à l'étranger, qui verra les Sénateurs visiter Tampa Bay jeudi, la Caroline vendredi ainsi que Columbus mardi prochain, après une escale à la maison. La bonne nouvelle est qu'ils ont récemment amassé sept points sur une possibilité de huit lors de leur dernier long voyage, la semaine dernière.
«On se retrouve dans une bonne course où tous les points sont importants. Pour nous inspirer, on n'a qu'à penser à notre dernier voyage et essayer de faire la même chose», soulignait le défenseur Chris Phillips hier.
«Lors de notre dernier voyage, on a joué de bonnes parties 'de route'. On n'a rien fait de trop spectaculaire, notre jeu était bien simple. Dans notre zone, on s'est assuré de ne pas faire de revirements, forçant ainsi l'adversaire à franchir 200 pieds pour obtenir des chances de marquer», renchérissait-il.
Un retour à cette formule serait particulièrement le bienvenu alors qu'Ottawa devra composer avec le meilleur franc-tireur de la LNH, Ovechkine, qui a 35 buts à sa fiche malgré un récent ralentissement.
Avec son club en état de crise avec cette séquence de cinq défaites d'affilée, le capitaine des Capitals n'a pas l'intention de faire de grands discours. «Qu'est-ce que je vais dire? 'Réveillez-vous tout le monde', ou quelque chose du genre? On parle trop. Il faut aller sur la glace et faire le travail», a dit le numéro8 des Capitals après la défaite de 4-1 au Madison Square Garden dimanche.
L'entraîneur-chef Paul MacLean ne sait pas trop pourquoi les siens font si bien contre Washington depuis leur dernière défaite contre eux, le 7 décembre 2011.
«Je ne peux pas vous dévoiler nos secrets. Pourquoi est-ce qu'on ne gagne pas contre Toronto ou contre Boston, alors qu'on a du succès contre d'autres équipes. C'est difficile à expliquer. Mais c'est toujours un défi de jouer contre eux. Il faut espérer contenir Ovechkine. Il va obtenir ses chances de marquer par lui-même parce qu'il est si fort, mais il faut essayer de le contenir», estimait-il.
mbrassard@ledroit.com