Ryan Dzingel est le deuxième meilleur buteur des Sénateurs, derrière Mark Stone. Il vient d’inscrire son 15e but de la saison, ce qui lui a permis d’éclipser sa marque de l’an dernier.

Le marqueur qui ne marque pas

PITTSBURGH — Vers la fin de la séance d’entraînement de lundi, Guy Boucher a lancé un exercice dans lequel tous ses joueurs avaient pour mandat de marquer un but. Personne ne pouvait quitter la glace sans d’abord avoir déjoué Craig Anderson ou Mike Condon.

Ryan Dzingel a été l’avant-dernier joueur à toucher la cible.

C’est un peu ironique, quand on pense qu’il n’a pas trop de mal à trouver le fond du filet, cette saison.

Il est le deuxième meilleur buteur des Sénateurs, derrière Mark Stone. Il vient d’inscrire son 15e but de la saison, ce qui lui a permis d’éclipser sa marque de l’an dernier.

« Je crois que je suis capable d’évoluer dans un top-6. Pourquoi pas ? J’ai toujours cru en mes capacités. Au tout début, quand j’étais un simple choix de septième ronde, peu de gens à l’extérieur de ma famille croyaient que je pouvais réussir. J’y ai toujours cru. Et j’ai bien l’intention de continuer à confondre les sceptiques », résumait l’ailier américain, récemment.

Dzingel s’entraînait dans un troisième trio, lundi. Jean-Gabriel Pageau et Tom Pyatt étaient ses partenaires de jeu.

Guy Boucher croit qu’il « a tendance à mieux jouer quand on le met avec des travaillants. Quand il joue avec des joueurs qui ont de belles habiletés, il s’éloigne parfois de la hargne qui lui a permis de se tailler un poste au sein de notre équipe, l’an dernier. »

Boucher se dit satisfait du travail accompli par Dzingel depuis le début de la saison. Il apporte toutefois un bémol. « Il faut regarder un peu plus loin que les buts. »

« Ryan a encore un grand bout de chemin à faire. T’as vu, au dernier match. Ça n’a pas été trop facile pour lui. »

Dzingel n’a certainement pas été le seul joueur à éprouver des difficultés, samedi soir, dans la défaite subie contre les Maple Leafs à Toronto.

Il fait cependant partie des joueurs qui peuvent pécher par manque d’expérience.

« L’an dernier, sa jeunesse paraissait plus souvent. Il courait partout comme un poulet sans tête. C’était normal. Tout était nouveau pour lui. Il y avait beaucoup d’intensité dans sa game, mais cette intensité faisait parfois en sorte qu’il ne se retrouvait pas aux bons endroits. Et ce, tant offensivement que défensivement. »

Cette réalité a poussé l’entraîneur à rayer sa recrue de la formation à quelques reprises, durant les séries de fin de saison.

Dzingel n’a plus vraiment à craindre de perdre son poste.

« La vie dans la LNH semble plus normale, pour lui, maintenant. Il est en train d’apprendre à utiliser sa vitesse, à mieux doser son intensité. Il développe son intelligence. Il comprend mieux comment se comporter dans les bons moments. Généralement, les joueurs qui finissent par connaître du succès sont ceux qui sont capables de bien gérer toutes ces choses-là », commente son entraîneur.

Dzingel dit qu’il est devenu un joueur plus complet en observant ses coéquipiers. « Ce sont eux qui m’ont aidé à grandir. »

L’Américain essaie de ne pas modifier sa façon de jouer en fonction de ses partenaires de trio. « Je n’ai pas changé ma façon de travailler depuis le début de la saison. Je joue de la même manière qu’en début de campagne, quand on gagnait la majorité de nos matches. Je vais continuer d’y aller un jour à la fois, puisque c’est de cette façon que j’ai connu du succès jusqu’à maintenant. »