L’entraîneur-chef D.J. Smith juge que l’avantage numérique de son équipe progresse bien. À Buffalo, l’attaque à cinq des Sénateurs a marqué dans un quatrième match de suite.

Le jeu de puissance bien servi par ses deux unités

Autre signe de progrès au cours de cette campagne où c’est l’objectif premier pour eux, les Sénateurs ne sont plus bon derniers dans la LNH au niveau de l’efficacité en avantage numérique pour la première fois de la saison 2019-2020.

Avec leurs trois buts en quatre chances mardi à Buffalo, les hommes de D.J. Smith ont haussé leur moyenne à 14,4 % (22 buts en 153 chances), passant devant les Devils du New Jersey (14,1 %), avant le match de ces derniers jeudis contre Nashville.

« Je pense que c’est dû au fait que nous avons deux unités qui y vont avec ardeur pendant une minute chacune, alors qu’au début de l’année, (la première unité) étirait ses présences un peu trop. Les additions de (Mike) Reilly et de (Drake) Batherson nous ont permis d’avoir deux unités. Ça va dans la bonne direction, mais on doit continuer à travailler là-dessus », analysait Smith jeudi.

Il y a aussi le Gatinois Jean-Gabriel Pageau qui apporte une contribution, le 20e but qu’il a compté mardi ayant été son deuxième avec l’avantage d’un homme cette saison. Après avoir résisté longtemps à l’utiliser dans ces conditions, Smith s’est rendu à l’évidence qu’il avait besoin de lui. « On voulait lui donner un rôle à écouler les punitions et contrer les meilleurs avants adverses, mais il a prouvé qu’il peut tout faire et son jeu défensif n’en souffre pas. Il est intelligent et il peut commencer par gagner la mise au jeu », dit Smith.

Avant Buffalo, les Sénateurs n’avaient jamais compté plus de deux buts sur l’attaque à cinq dans un même match. C’était le quatrième de suite où ils secouaient les cordages dans ces circonstances (6 en 11).

« On était dernier dans la ligue et les attentes étaient basses, mais ça ne pouvait aller qu’en montant, soulignait Pageau jeudi. Je pense qu’avoir deux unités avec deux défenseurs capables de bien bouger la rondelle, avec Reilly qui s’ajoute à (Thomas) Chabot… De mon côté, c’est la première fois de ma carrière que je suis régulièrement sur le power play, c’est une belle marque de confiance des entraîneurs. »

Il y a eu certains matches où Reilly a obtenu plus de temps de glace en avantage numérique que Chabot. « Je ne dirais pas qu’il pousse dans le dos de Chabot, mais il (Reilly) fait une super de bonne job. On ne le connaissait pas beaucoup, mais il fait exactement ce que les joueurs qui le connaissaient nous avaient dit. On est contents de l’avoir avec nous », a noté Pageau.

L’arrière qui a compté son premier but avec les Sénateurs mardi à Buffalo, le but gagnant en avantage numérique, se sent de plus en plus à l’aise dans son nouvel environnement. Depuis son acquisition du Canadien de Montréal au début janvier, l’avantage numérique a un taux d’efficacité de 32,5 % (8 en 25).

« Je savais que j’obtiendrais une chance en venant ici et j’essaie d’en profiter au maximum, histoire de faire ma place en vue de la saison prochaine, sans regarder trop loin en avant, a confié Reilly jeudi. Je pense que si ça va bien sur l’attaque à cinq pour moi, c’est qu’on me donne la latitude de me fier à mes instincts, on ne me dit pas toujours quoi faire et on me laisse jouer. Je vois ce que je vois, alors que l’entraîneur du jeu de puissance (Davis Payne) veut que je lance la rondelle plus souvent. »

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Duclair lance

Anthony Duclair n’est nullement découragé d’avoir vu sa séquence de matches sans but s’étirer à 12 parties mardi à Buffalo malgré les neuf lancers qu’il a dirigés sur le filet des Sabres, Linus Ullmark le frustrant particulièrement en fin de premier tiers. « Ça arrive, je suis quand même content de mon match et de celui de l’équipe. Obtenir plein de chances, ça montre que tu es vraiment dans le match et ça donne de la confiance. C’est positif pour moi. Neuf lancers dans un match pour moi, c’est positif », a confié l’attaquant québécois, qui est passé à trois lancers du record d’équipe toujours détenu par l’ancien défenseur Jason York.

Contrer Ovechkin

D.J. Smith n’a pas voulu dévoiler dès jeudi l’identité de son gardien partant vendredi contre les Capitals, mais vu que Craig Anderson s’était fait retirer du match du 7  janvier dernier à Washington, un revers de 6-1, il ne faudrait pas être surpris qu’il revienne avec Marcus Högberg même si le vétéran a savouré un rare gain à Buffalo. Peu importe l’identité de l’homme masqué, il aura besoin d’aide pour contrer Alex Ovechkin, auteur de deux buts lors de ce match. «Ils sont l’équipe qu’on veut devenir éventuellement...  Ovechkin passe le test du temps, il continue à compter et si vous lui donnez du temps et de l’espace, il va compter. Il peut même le faire sans espace, ce n’est pas pour rien qu’il est un des meilleurs buteurs de l’histoire», a dit Smith.

Entre les lignes

Smith n’a pas l’intention d’apporter de changement à son alignement, donc Scott Sabourin devrait disputer un deuxième match de suite... La pause du Match des étoiles de la Ligue américaine est terminée pour les petits Senators, le club de Belleville ayant deux parties contre le Rocket à Laval à son programme vendredi et samedi... Mark Borowiecki dit qu’il n’a pas taquiné Ron Hainsey pour sa gaffe qui a donné le premier but aux Sabres mardi dernier. «Si tu fais ça, ça peut se retourner contre toi rapidement. Ce sont des choses qui arrivent», a-t-il dit... Nick Paul (entorse à une cheville) a patiné pendant une dizaine de  minutes avec ses coéquipiers jeudi  avec un chandail jaune (pas de contact).