Repêché en septième ronde à l’encan de 2015, Daccord a présenté une fiche de 21-13-1 cette saison avec une moyenne de 2,35 et un taux d’efficacité de ,926, en plus d’enregistrer sept blanchissages.

Le gardien Joel Daccord se joint aux Sénateurs

Le jour où Craig Anderson a joué son 400e match dans leur uniforme, les Sénateurs ont continué à préparer sa relève.

Ils ont mis sous contrat leur espoir Joel Daccord, deux jours après que sa saison avec les Sun Devils d’Arizona State ait pris fin avec un revers de 2-1 contre Quinnipiac en demi-finale régionale du tournoi menant au « Frozen Four », le championnat universitaire américain.

Daccord a paraphé un contrat d’entrée à deux volets de deux ans et il se joindra à l’équipe dès mardi, « brûlant » la première année de son pacte en étant disponible pour les trois dernières parties de la saison régulière, mercredi à New York, jeudi à Buffalo et samedi contre les Blue Jackets de Columbus.

Il vient s’ajouter aux « gardiens de l’avenir » qui sont déjà dans l’organisation, Marcus Högberg et Filip Gustavsson, en plus du Québécois Kevin Mandolese, qui vient de mener ses Screaming Eagles du Cap-Breton au deuxième tour des séries de la LHJMQ.

« C’est vraiment cool quand tu es repêché, c’est une journée spéciale, et de voir que les fruits de ton labeur à l’autre bout sont de signer un contrat avec la même équipe qui t’a repêché il y a si longtemps, c’est vraiment cool et c’est quelque chose dont je suis extrêmement fier. Aujourd’hui est une journée vraiment spéciale pour moi et ma famille », a dit Daccord dans un communiqué émis par son université.

Repêché en septième ronde, 199e au total, à l’encan de 2015, Daccord a présenté une fiche de 21-13-1 cette saison avec une fiche de 2,35 et un taux d’efficacité de ,926, en plus d’enregistrer sept blanchissages. Il est âgé de 22 ans, fait 6’ 3’’ et 205 livres et est originaire de North Andover, au Massachusetts.

L’entraîneur-chef par intérim Marc Crawford avait laissé entendre dimanche qu’il était possible qu’un espoir soit lancé dans la mêlée samedi contre Columbus, en fonction de l’enjeu de ce match pour les Blue Jackets. Il a déjà indiqué qu’Anderson, qui a obtenu un 390e départ depuis son acquisition du Colorado il y a huit ans, et Nilsson se partageront le travail à New York et Buffalo.

Le nouveau gardien des Sénateurs, Joey Daccord

Le 400e d’Anderson

Anderson, qui a ajouté à son record d’équipe pour les matches joués, ne faisait pas un gros plat avec sa participation à un 400e match, quelques semaines après avoir joué son 600e en tout et partout.

« Je n’y pense pas vraiment. Le plus gros, c’était en dépassant Patrick (Lalime) pour les matches joués (283) et les victoires (146, il était rendu à 191 avant d’affronter le Lightning). Je continue à jouer, j’ai appris à aimer cette ville, c’est devenu un deuxième chez-moi. C’est un plus de gravir cette montagne de matches joués », a-t-il indiqué.

Anderson, 37 ans, est sous contrat pour la saison prochaine et il a réitéré qu’il voudrait finir sa carrière ici. « Ça va faire neuf ans que je suis ici, je commence à faire partie des meubles dans la communauté, avec l’équipe et la ville. Je pense qu’aller ailleurs (pour finir sa carrière) ne serait pas une bonne sensation », a-t-il dit.

En cette fin de saison difficile pour son club, Anderson semble quand même avoir encore son esprit de compétiteur, ravivé au contact des jeunes joueurs de l’équipe. « Ça lui a pris du temps à revenir à son niveau (après sa commotion de décembre/janvier), mais notre groupe au complet se cherchait. Nous avons eu du succès récemment parce qu’il joue bien, tout comme Anders Nilsson... Je pense que ça a été bon pour lui d’être au contact de nos bons jeunes, les Colin White, Brady Tkachuk et Thomas Chabot, ils ont des caractères positifs », a souligné Crawford.

Anderson ne pense pas trop à son avenir à long terme et ce qu’il va faire à la retraite. « Je pense à cet été, à passer du temps avec mes gars qui jouent au soccer, au football et au hockey. Le hockey m’a beaucoup donné et, plus tard, j’aimerais lui rendre quelque chose, que ce soit au hockey mineur ou avec des gars plus âgés », a-t-il laissé entendre.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Une soirée de sensibilisation à l’autisme

Les Sénateurs ont profité de la visite du Lightning pour tenir leur soirée annuelle de sensibilisation à l’autisme, une cause particulièrement chère à l’entraîneur des gardiens Pierre Groulx, dont l’un des fils, Léo, en est atteint. 

« C’est une soirée pour promouvoir l’autisme et aider les autres personnes affectées, qui pourraient avoir des enfants sur le spectre, a-t-il confié lundi matin. Nous, on est chanceux, Léo fonctionne très bien, il a 10 ans maintenant et il a été diagnostiqué à deux ans, ce qui est la chose la plus importante pour obtenir l’aide nécessaire afin que ça s’améliore de jour en jour... On veut aider le plus de gens possible qui ont des jeunes en plus bas âge, surtout maintenant avec le gouvernement (en Ontario) qui a annoncé des coupes dans les programmes pour les familles ayant des enfants autistiques. Si on peut amasser des fonds à cette occasion ainsi que lors de la marche du 2 juin, ça va aider. »

Entre les lignes

  • Le Gatinois Jean-Gabriel Pageau n’a toujours pas eu de nouvelles de Hockey Canada pour une possible participation au Championnat mondial du mois prochain en Slovaquie, mais il ne demanderait évidemment pas mieux que de prolonger sa saison écourtée par son tendon d’Achille déchiré du début de campagne. Surtout qu’il pourrait avoir l’occasion de jouer pour un ancien Olympique comme lui, Alain Vigneault devant être nommé entraîneur-chef de l’équipe cette semaine. « Ce serait le fun, il a tout le temps coaché contre nous. J’ai entendu de bonnes choses à son sujet, un gars de la région aussi. C’est certain que pour moi, ce serait un honneur, comme ça l’a été l’an dernier », a confié Pageau.
  • Marc Crawford a dirigé son premier match comme entraîneur-chef par intérim le 2 mars à Tampa Bay (revers de 5-1), lui qui a donc maintenant passé un mois à son poste en relève de Guy Boucher. « J’ai appris à mieux connaître les joueurs, surtout nos nouveaux. Ceux qui étaient là ont appris à me connaître comme entraîneur-chef, alors qu’avant (comme adjoint), j’étais le gars le fun, quoique je pense encore être un gars le fun », a-t-il blagué.