Chris Neil a reçu plusieurs messages élogieux dans la foulée de son 1000e match.

Le «dernier des Titans» à l'honneur

Chris Neil est un gars de la vieille école et il n'a pas de présence officielle sur les réseaux sociaux comme Twitter et Instagram.
Dans la foulée de son 1000e match dans la LNH disputé samedi dernier à Los Angeles, il a cependant pris connaissance de tous les messages élogieux à son endroit qui ont circulé, incluant ceux de vieux rivaux torontois comme Tie Domi et Darcy Tucker, le premier disant qu'il est « le dernier des Titans » alors que le second a écrit « Félicitations pour 1000 matches Chris, mais pour la 1000e fois, je ne vais pas me battre avec toi ».
« Ça fait chaud au coeur de voir des messages de coéquipiers et de joueurs contre qui tu as livré bataille pendant des années. C'est apprécié, tout comme l'appui des partisans d'ici au fil des années, j'ai hâte de pouvoir les remercier pour ça », a-t-il dit mardi.
Il aura l'occasion de le faire lors de l'hommage que son club se prépare à lui rendre avant le match de mercredi soir au Centre Canadian Tire, lors de la visite des Sharks de San Jose. Le dur à cuire des Sénateurs en a eu un premier aperçu quand il a sauté sur la glace pour l'entraînement et qu'il a vu que son numéro 25 a été peinturé sous la glace derrière les deux filets.
« J'étais pas mal émotif, vraiment. Je ne peux pas dire assez de bonnes choses sur l'organisation des Sénateurs, tout ce qu'ils ont fait pour moi pour en arriver là. Je ne peux les remercier assez. Tout ce que je peux faire, c'est travailler fort et espérer pouvoir leur donner encore plusieurs autres matches », a-t-il commenté à son retour au vestiaire.
« C'est excitant d'avoir une telle soirée en mon honneur. Je suis particulièrement fier d'y être arrivé avec une seule équipe. Au fil des années, il y a eu des rumeurs et c'est passé proche (qu'il change d'équipe) lorsque j'ai été agent libre. C'est un honneur d'être encore un Sénateur d'Ottawa, c'est mon domicile et ça va l'être longtemps après que j'aurai fini de jouer au hockey. C'est une grande ville, mais l'esprit des gens me rappelle mon village natal », a ajouté le hockeyeur originaire de Flesherton, en Ontario. Il a d'ailleurs blagué attendre « tout le monde de Flesherton », donc 700 personnes en partant, pour le match de mercredi où il se verra présenter notamment son bâton argenté de la LNH.
«Trop motivé»
Les Sénateurs souhaiteront évidemment un meilleur résultat pour ce match que lors de son 1000e, le revers de 4-1 à Los Angeles samedi.
« Je pense que ça a été une bonne distraction (le plateau atteint par Neil), c'était très positif. Ils étaient très motivés, peut-être trop. On voulait tellement bien faire et que ce soit un bon souvenir pour Neil... On avait de la drive pour ce match, on a juste eu un problème de discipline avec la majeure (à Mark Borowiecki) », a rappelé l'entraîneur-chef Guy Boucher mardi.
Borowiecki purgera la deuxième de ses deux parties de suspension à l'endroit de Tyler Toffoli, un geste qu'il regrettait toujours à son retour à Ottawa. « C'est un jeu normal au hockey qui a mal tourné », a-t-il indiqué.
Comme son partenaire Chris Wideman a reçu une rondelle au visage le lendemain à Anaheim et qu'il représente un cas douteux même s'il a pratiqué mardi avec une visière complète, les Sénateurs ont rappelé le défenseur Ben Harpur de Binghamton et il affrontera assurément les Sharks, selon Boucher. Andreas Englund demeurera dans l'alignement seulement si Wideman doit s'absenter.
« Le club à Binghamton ne va pas trop bien et c'est bon pour la confiance qu'on fasse appel à moi de cette façon. Je ne devrais pas être trop nerveux vu que j'ai l'expérience d'avoir joué cinq parties à la fin de la saison dernière », a dit Harpur, un arrière de 6' 7''.
En bref
Lazar de retour
Guy Boucher avait commandé un entraînement comportant plusieurs contacts mardi au retour au travail de son équipe et ce n'est pas Curtis Lazar qui allait s'en plaindre, lui qui avait justement besoin d'être mis à l'épreuve une semaine après avoir été sonné par un coup à la tête de Brian DuMoulin à Pittsburgh. « Je n'ai pas de mal de tête et je me sens à 100 %. J'ai passé les tests de base samedi et j'ai pu patiner une couple de fois en plus d'avoir de bonnes séances d'exercices hors-glace... Ce début de saison est un cauchemar pour moi, avec la mono au camp et maintenant une commotion. », a-t-il indiqué après avoir repris sa place sur le quatrième trio entre Chris Kelly et Chris Neil.
MacArthur progresse
Parlant de commotion cérébrale, l'attaquant Clarke MacArthur portait un chandail blanc comme la moitié de ses coéquipiers et il a pris part à des exercices avec contact pour la première fois depuis le troisième jour du camp où il avait été blessé lorsque mis en échec par Patrick Sieloff. « C'était mon premier jour où j'étais impliqué à fond, les gars m'ont brassé un peu et j'ai pu aussi voir que j'ai du travail à faire quant à mon positionnement dans le système de jeu, mais j'ai encore beaucoup de temps pour le faire. Je devrais avoir trois semaines ou un mois », a dit MacArthur, qui souhaite revenir au jeu au début janvier.