Les bonnes prestations du gardien de but Anders Nilsson pourraient signaler la fin pour Anderson comme gardien de but numéro un des Sénateurs.

Le début de la fin pour Anderson comme gardien numéro un des Sénateurs ?

Lorsque les portes du vestiaire des Sénateurs ont été fermées aux médias vendredi matin, le vétéran gardien Craig Anderson était toujours sur la glace avec les joueurs qui allaient être laissés de côté lors du match contre les Islanders.

Pour connaître son état d’esprit alors qu’il a pris place sur le petit banc réservé au cerbère substitut au bout du banc des joueurs pour une troisième partie consécutive, il faudra attendre un peu.

Ça pourrait bien être le début de la fin pour Anderson comme gardien numéro un de l’équipe, un titre qu’il a conservé pendant huit ans. 

À 38 ans et écoulant la dernière année de son contrat, il a réitéré depuis le début du camp d’entraînement qu’avec un nouvel entraîneur, il s’attendait à « obtenir le temps de glace que je mérite ».

Avec trois excellents départs consécutifs avant d’être confronté aux Islanders, il n’y a pas de doute qu’Anders Nilsson méritait d’être devant le filet de son club.

L’entraîneur-chef D.J. Smith a laissé entendre en matinée qu’il ne ressentait pas le besoin de justifier sa décision auprès d’Anderson.

« Non, a-t-il rétorqué lorsque Le Droit lui a demandé s’il avait parlé à Anderson. Nous allons partager le filet au fil de la saison. Il va y avoir des séquences où “Andy” va être hot et “Nelly” ne jouera pas aussi souvent. Les deux gardiens comprennent ça. Personne ne va rester assis trop longtemps, aussi. Mais à l’heure actuelle, “Nelly” a été excellent et il mérite de retourner devant le filet. »

« Il a eu un départ moyen, mais ensuite, il en a eu trois très bons d’affilée. Il nous a donné une chance de gagner chaque match », a aussi mentionné Smith.

L’entraîneur-chef avait déclaré dès le début du camp d’entraînement qu’il avait l’intention de partager le travail entre les poteaux de façon assez équitable cette saison, sauf qu’il avait aussi affirmé qu’Anderson demeurait le gardien numéro un, lui qui a joué le match inaugural de la campagne à Toronto ainsi que le premier match à domicile.

Il n’a pas alloué trop de mauvais buts, mais il a quand même une fiche de 1-4-0 avec une moyenne de 3,25 et un taux d’efficacité de ,895, des statistiques inférieures à celles de Nilsson avant d’affronter les Islanders (1-2-1, 2,73 et ,935).

Le cerbère suédois n’est pas prêt à affirmer qu’il était conscient en arrivant au camp de cette année qu’il était possible pour lui d’arracher le titre de gardien numéro un à Anderson.

« Oui et non. Je connais “Andy” et il est un excellent gardien. Lui et moi, nous avons une très bonne relation. J’ai beaucoup de respect pour lui et je ne regarde pas les choses comme ça. Je ne pense pas dans une perspective aussi grande. Je prends les choses un jour à la fois et j’essaie de contrôler les choses que je contrôle », affirme Nilsson.

« C’est certain que j’aime jouer souvent, tous les gardiens sont pareils. On veut tous jouer souvent parce que ça devient alors plus facile de jouer de façon constante », a-t-il ajouté.

Acquis de Vancouver en janvier dernier contre Mike McKenna notamment, Nilsson a signé un contrat de deux ans l’été dernier et il devrait en théorie former un duo avec le gardien numéro un à Belleville, Marcus Hogberg, l’an prochain, vu que ce dernier a paraphé un contrat de deux ans qui est deux sens cette saison, mais à sens unique (salaire de la LNH seulement) en 2020-2021.

Anderson, qui fait 4,75 millions $ cette saison, pourrait certes être échangé sous d’autres cieux vers la date limite des transactions, si une équipe est à la recherche d’un vétéran fiable pour appuyer son gardien numéro un ou en cas de blessure à celui-ci.

+

LES SÉNATEURS EN BREF

Retrouvailles pour Chabot...

Thomas Chabot n’a apparemment pas une mémoire d’éléphant. Le match de vendredi contre les Islanders était sa première occasion de revoir leur attaquant Matt Martin, qui lui avait disloqué une épaule lors d’un match de la saison dernière, le 28 décembre à Brooklyn, avec un coup qui était à la limite de la légalité puisqu’il n’avait même pas la rondelle. 

« C’est vrai, je ne m’en souvenais pas avant que tu me le dises, a-t-il dit lorsque le représentant du Droit lui a rappelé ce mauvais souvenir. Je ne pense pas lui en devoir une, à voir la grosseur (6’ 3’’, 220 livres) et la force qu’il a. Je vais avoir des yeux tout autour de la tête quand il va être sur la glace, c’est un joueur d’énergie qui cherche à enlever du temps et de l’espace aux meilleurs joueurs de l’autre équipe. Il fait ça contre chaque équipe. »

...et pour Capuano

L’adjoint de D.J. Smith Jack Capuano a salué plusieurs employés des Islanders avant le match de vendredi, mais on n’a pas pu savoir ce qu’il pensait en retrouvant une équipe qu’il a dirigée pendant six ans (2011 à 2017) vu que Smith ne laisse pas ses adjoints parler aux médias, ayant adopté une politique de son ancien patron Mike Babcock. 

« Ça veut dire beaucoup pour Jack, même si la direction est différente (Lou Lamoriello ayant remplacé Garth Snow). Tout le monde qui a été à un endroit longtemps veut battre son ancien club. Il a dirigé plusieurs joueurs qui sont encore là. Je sais que nos gars respectent beaucoup Jack, ce sera spécial pour lui et nous allons faire de notre mieux pour gagner », a souligné Smith.

Entre les lignes

  • D.J. Smith s’est plaint à mots couverts cette semaine que son équipe n’obtenait pas autant de jeux de puissance qu’elle le mériterait, selon lui. Son club était 27e pour le nombre d’attaques à cinq avant le match d’hier. C’était quand même plus du double du nombre obtenu par ses adversaires vendredi, les Islanders, qui n’en avaient eu que 13. « C’est assez incroyable. On n’en a qu’un par match. Je pense que notre jeu de puissance est pas mal bon, mais on ne le voit jamais. Peut-être qu’on doit laisser les arbitres tranquilles un peu plus », a commenté Barry Trotz avant le match.
  •  Après la visite des Sharks dimanche soir, les Sénateurs auront cinq jours sans match, leur sortie suivante étant une visite des Bruins à Boston samedi prochain.