Thomas Chabot n’est pas en pleine forme. Pourra-t-il affronter les Bruins de Boston ?

Le cou de Chabot inquiète

Le congé forcé des Sénateurs d’Ottawa cette semaine pourrait être bien tombé parce qu’il pourrait permettre à Thomas Chabot de régler un problème de raideurs au cou.

Le défenseur étoile n’est resté que quelques minutes sur la glace lors de l’entraînement de jeudi, rentrant au vestiaire pour continuer des traitements découlant d’un coup encaissé à la fin du match de dimanche dernier contre les Sharks de San Jose, une mise en échec sur sa mâchoire de l’attaquant Barclay Goodrow.

La troupe de D.J. Smith pourrait difficilement se passer des services de son quart-arrière à la ligne bleue et sur le jeu de puissance, alors qu’après une cinquième et dernière journée sans match vendredi, elle va amorcer un mois de novembre chargé avec 16 parties en 29 jours à compter de samedi à Boston.

« Il s’est retiré alors qu’ils (les thérapeutes) pensent que son cou est endolori depuis l’autre soir. Ils ont travaillé dessus hier (mercredi), mais en arrivant sur la glace, il avait des problèmes après le premier exercice, donc on l’a retiré. Ils vont lui donner des traitements à nouveau aujourd’hui et on va espérer qu’il soit bon pour l’entraînement de demain. On me dit qu’il devrait aller mieux (vendredi) », a indiqué Smith en point de presse après l’entraînement.

Celui-ci a ajouté un peu plus tard que Chabot avait passé avec succès les tests pour déterminer s’il avait subi une commotion cérébrale, comme le principal intéressé l’avait laissé entendre lui-même mardi. « Ça ne veut pas dire que c’est certain (à 100 %), mais ce serait son cou qui est affecté. Je laisse ça entre les mains des professionnels, qui ont dit que c’était son cou. On a encore une couple de jours avant le match, donc... », a ajouté Smith.

Chabot, qui a un but et sept passes à sa fiche en 11 parties cette saison, n’était pas disponible dans le vestiaire après coup.

Ses coéquipiers à la ligne bleue, Mark Borowiecki et Dylan DeMelo, souhaitent évidemment qu’il soit au rendez-vous contre les Bruins samedi au TD Garden, leur tâche devenant pas mal plus compliquée sans Chabot.

« Il a peut-être mangé trop de bonbons d’Halloween, a blagué Borowiecki. C’est plate, il est un gros morceau de notre équipe, il mange des tonnes de minutes de glace. Je ne suis pas trop certain de ce qui se passe. J’espère qu’il est correct, il a tellement un bel avenir devant lui. On va voir comment il va se sentir demain. »

« S’il doit s’absenter, c’est certain qu’il faudrait faire son travail par comité. Tout le monde devrait passer un peu plus de temps sur la glace et monter son jeu d’un cran, offrir un peu plus d’offensive qu’on le fait présentement. Ce serait au gars suivant de contribuer. Mais c’est certain qu’on ne veut pas le voir manquer de matches, il est tellement un morceau crucial de notre équipe. Il est un de nos meilleurs joueurs offensifs même s’il est un défenseur. Pour nous, ça pourrait vouloir dire de toucher la rondelle plus souvent en offensive, ce qui pourrait être excitant », estimait DeMelo, qui doit remplacer Bobby Ryan sur la deuxième unité d’attaque à cinq dorénavant.

Après un mois d’octobre où les Sénateurs ont présenté une piètre fiche de 3-7-1 pour occuper à nouveau les bas-fonds du classement général de la LNH, DeMelo mentionnait à quel point novembre va être important pour redresser la barque un peu plus.

« Ça va être un défi alors qu’il y a notamment quatre back to back (deux matches en 24 heures) et 11 matches sur 16 sur la route. Il va falloir faire les choses comme il faut soir après soir, ce qui a été notre plus gros problème au cours du premier mois. On jouait bien pendant un match, ou une séquence d’un match, puis on implosait. La constance va être importante, et on va avoir beaucoup de matches pour montrer si on peut faire ça », a-t-il dit.