Le centre des Sénateurs, Colin White, a été dominé par Mika Zibanejad dans le cercle des mises au jeu, samedi dernier.

Le cauchemar de Colin White

Colin White a fait des cauchemars en fin de semaine en pensant à Mika Zibanejad, et ce n’est pas seulement parce qu’il a réussi un tour du chapeau dans la victoire des Rangers samedi.

Le jeune centre des Sénateurs a vu l’ancien centre des Sénateurs le dominer totalement dans le cercle des mises au jeu, lui qui n’en a gagné que deux sur 17 au total alors que le Suédois en remportait 18 sur 22.

En général, les Rangers ont remporté 67 % des confrontations dans les cercles, contre 33 % pour les locaux, qui ont donc pourchassé la rondelle toute la soirée.

« Je viens de travailler là-dessus. Je pense que c’était mon pire match à vie sur les mises au jeu. J’avais un petit problème avec un pouce et je n’ai rien changé, ce qui était un peu stupide de ma part », a raconté White lundi.

« On s’était pourtant assez bien débrouillé contre Toronto comme groupe (58 %, incluant 53 % pour lui). Je ne sais pas ce qui est arrivé, on les perdait toutes. Zibanejad avait un bon synchronisme et aucun d’entre nous n’arrivait à le battre. J’en perdais la tête tellement j’étais fâché. Il fallait que je les travaille aujourd’hui, j’y ai pensé tout le week-end », a-t-il ajouté.

Le centre de 22 ans, dont l’idole de jeunesse est Patrice Bergeron, réalise qu’il a encore un bout de chemin à faire avant d’être aussi aguerri à ce jeu que le centre des Bruins. L’an dernier, il avait gagné 46,3 % de ses mises au jeu.

« C’est certain que j’ai besoin d’aide là-dessus de mes ailiers, alors qu’il y a souvent des rondelles qui sont 50-50 », note-t-il.

Son ailier attitré depuis le début de la saison, Brady Tkachuk, était d’accord avec lui. « Les ailiers peuvent toujours aider. Il faut donner crédit à l’adversaire, ils ont été très bons. Colin est toujours très bon lui aussi, ce n’était même pas une mauvaise journée pour lui, ils ont été dominants », a noté l’ailier qui prend des mises au jeu du côté gauche à l’occasion (il n’en a gagné que 4 sur 13 lors des deux premiers matches).

L’entraîneur-chef D.J. Smith a noté que ses centres ont eu « une bonne leçon » lors du dernier match, mais la plupart d’entre eux (Chris Tierney, Jean-Gabriel Pageau et Artem Anisimov) « sont des vétérans, ils vont trouver le moyen de gagner leur part ».

Smith cherche toujours les bonnes combinaisons en attaque, et lors de l’entraînement de lundi, il a offert un troisième ailier droit différent à White et Tkachuk, soit Tyler Ennis, les choses n’ayant pas vraiment « cliqué » avec Connor Brown et Bobby Ryan lors des deux premiers matches.

« Ennis a fini le match avec eux samedi et les détails de son jeu étaient très bons, il gardait bien contrôle de la rondelle. Différents gars vont avoir des essais avec eux, éventuellement quelqu’un va rester. Pour l’instant, ça va être Ennis », a dit Smith.

« Ça fait partie de l’apprentissage au début d’une saison où il y a plusieurs nouveaux gars dans l’équipe. Je n’y pense pas trop, on va continuer à travailler et éventuellement, une chimie va s’établir plus la saison va progresser », a souligné White, qui a obtenu une passe lors des deux premiers matches.

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CHABOT JOUE BEAUCOUP

Dans la défaite de samedi contre les Rangers, le défenseur Thomas Chabot a franchi la barre des 30 minutes de temps de glace (30:15 minutes pour être exact) pour la première fois de sa carrière, son précédent sommet étant les 29:02 minutes jouées lors du dernier match de la saison dernière, le 6 avril contre Columbus. 

« C’est pas mal trop élevé, a noté D.J. Smith lundi. Dans un match où on tire de l’arrière, il est notre meilleur joueur offensif et on l’utilise pour toutes les mises au jeu en zone offensive et tout ça, donc son temps de glace augmente. Idéalement, on voudrait qu’il joue autour de 24 minutes. Parfois ça va être plus, d’autres fois moins. Quand on tire de l’arrière, il est notre meilleure arme en offensive et il faut l’utiliser. »