Erik Karlsson n’a toujours pas livré ses commentaires concernant la querelle impliquant sa conjointe, Melinda Currey, et la fiancée de son coéquipier Mike Hoffman, Monika Caryk.

Le cas Karlsson se complique

Ils ont combiné leurs efforts pour le but le plus spectaculaire des séries du printemps 2017, une passe d’Erik Karlsson de 160 pieds de distance et 10 pieds de hauteur qui a envoyé la rondelle en plein sur la palette de Mike Hoffman pour qu’il se présente seul devant le gardien des Bruins Tuukka Rask et marque avec une feinte spectaculaire.

C’était le bon vieux temps, alors que les Sénateurs d’Ottawa étaient en route vers une participation surprise à la finale de l’Est, passant à un but près d’accéder à la finale de la Coupe Stanley.

Un an plus tard, les partisans de l’équipe – ceux qui n’ont pas encore abandonné la barque – doivent se préparer à la forte possibilité que ces deux joueurs n’endossent plus jamais l’uniforme de leurs favoris. La querelle entre leurs conjointes, Melinda Currey (épouse de Karlsson) et Monika Caryk (fiancée de Hoffman), risque d’avoir un impact direct sur leurs carrières respectives.

Les allégations de la première à l’effet qu’une campagne de cyberintimidation a été menée par la seconde, dans sa demande d’un ordre de respect de la paix dévoilée par Postmedia mardi, sont la dernière calamité à secouer l’organisation des Sénateurs. Celle-ci a connu une année misérable avec une 30e place au classement, le départ de Daniel Alfredsson de son poste de conseiller aux opérations hockey, les décès de l’ancien DG Bryan Murray et du jeune partisan Jonathan Pitre, en plus des déclarations intempestives du propriétaire Eugene Melnyk qui avait laissé planer la possibilité d’un déménagement de la franchise dans une autre ville plutôt que dans un amphithéâtre sur les plaines LeBreton. Et bien d’autres.

Mercredi, l’équipe a publié à nouveau son communiqué de la veille à l’effet que le club « enquête sur cette affaire en coopération avec la LNH et nous allons faire tout le nécessaire pour protéger la sécurité et la vie privée de nos joueurs ainsi que de leurs familles ». En réponse à une question du Droit, le commissaire adjoint de la LNH Bill Daly a répondu par courriel que « oui, nous avons été informés de la situation. Et non, nous n’avons pas assez d’informations pour formuler un commentaire. »

Selon différentes sources, une enquête est menée par le Service de police d’Ottawa et la Couronne pourrait être saisie d’un dossier de harcèlement éventuellement.

Invité à commenter cette affaire, l’agent de Karlsson, Don Meehan, a indiqué qu’il « ne voulait pas aller là ». Un des agents de Hoffman chez Octagon, Mike Liut, n’a pas retourné l’appel du Droit alors que la veille, il a dit au Ottawa Sun que « nous étions au courant de cette situation depuis plusieurs mois... C’est arrivé à la fin de la saison. J’en ai parlé avec l’Association des joueurs. Nous avons indiqué que Mike appuyait Monika et ils nient toute implication là-dedans. Il a dit cela à Erik lors d’un face à face à la fin de la saison ».

Karlsson, selon une autre source, s’apprête à aller faire sa visite estivale annuelle à sa famille en Suède. Il a gardé le silence sur cette histoire jusqu’à maintenant. Pour conserver quelques chances que ce soit de le garder à Ottawa, il semble évident que Hoffman sera échangé, possiblement au repêchage de la semaine prochaine à Dallas. Celui-ci a encore deux saisons à son contrat, à un salaire de près de 5,2 millions $ par an, et il détient une clause de non-échange limitée (il doit soumettre une liste de 10 équipes auxquelles le club ne peut le refiler).

Il reste un an au pacte de Karlsson et les négociations pour une prolongation ne peuvent commencer officiellement qu’après le 1er juillet, mais comme les Coyotes de l’Arizona l’ont montré en arrivant à une entente verbale avec leur propre défenseur étoile suédois, Oliver Ekman-Larsson, rien n’empêche les clans de tenir des discussions informelles. Rien n’indique que c’est arrivé dans le cas de Karlsson, qui a déjà déclaré qu’il sera payé à sa juste valeur à l’avenir, lui qui représente une aubaine à 6,5 M $ par an présentement.

Fenêtre ouverte pour racheter Burrows

Le DG des Sénateurs Pierre Dorion a de grandes décisions à prendre dans les prochains jours, avec les gros dossiers d’Erik Karlsson, Mike Hoffman, Matt Duchene, Mark Stone et Cody Ceci au beau milieu de son bureau.

Ceux des trois derniers sont moins pressants vu que Duchene est sous contrat pour encore un an et qu’une prolongation ne peut être négociée qu’après le 1er juillet, tandis que les deux autres seront des joueurs autonomes avec restriction ayant droit à l’arbitrage.

Dorion a cependant de plus petites décisions impliquant plusieurs milliers de dollars à prendre également à l’heure actuelle. Deux jours après la fin de la finale de la Coupe Stanley, la fenêtre pour racheter des contrats s’est ouverte et elle se refermera le 30 juin.

Ottawa a deux candidats pour une telle procédure, les attaquants Marian Gaborik et Alexandre Burrows. Le premier a cependant été opéré en avril dernier et le temps de récupération était estimé à environ deux mois. Son agent Ron Salcer n’a pas retourné un appel du Droit pour voir où il en était rendu avec sa réhabilitation. Il pourrait être plus simple pour les Sénateurs d’attendre au camp d’entraînement et s’il ne réussit pas son examen médical, ils pourront faire comme avec Clarke MacArthur et le déclarer inapte à jouer. Burrows ayant plus de 35 ans, le rachat de son contrat ne permettrait pas d’économiser au niveau du plafond salarial, sa moyenne de 2,5 M $ sous le plafond s’appliquerait quand même si les Sénateurs lui offrent les deux tiers de cette somme (833 333 $ par an étalés sur deux ans). Burrows n’a pas retourné l’appel du Droit lui non plus.