Ryan Dzingel effectuera un retour au jeu samedi soir, contre le tricolore.

Le Canadien, un adversaire à respecter

Guy Boucher ne comprend pas.

L’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa a beaucoup de respect pour les gens qui oeuvrent dans les médias. Trop de respect pour critiquer publiquement leur travail.

Il s’est permis un rare commentaire, vendredi, à la veille du premier match en saison régulière contre le Canadien de Montréal.

«Quand je suis assis dans mon bureau et que j’étudie leur alignement, je me pose de sérieuses questions. Qui sont tous ces gens qui leur ont prédit une saison de misère?»

«Le Canadien mise sur quatre trios solides, avec des joueurs acharnés. La réputation de leur gardien de buts n’est plus à faire. Ils ont de bonnes habitudes de travail et ils ne manquent pas de vitesse.»

«Dans le hockey d’aujourd’hui, si on réunit tous ces ingrédients, on obtient généralement une très bonne équipe. Le Canadien forme donc une très bonne équipe. Leurs joueurs n’ont rien volé, jusqu’à maintenant.»

Le Canadien, qui a subi un seul revers en temps réglementaire en six matches, constitue donc un adversaire à prendre très au sérieux.

Surtout au retour d’un long congé.

Les Sénateurs ont disputé leur dernier match lundi soir. Ils ont eu quatre journées complètes, par la suite, pour savourer leur victoire obtenue aux dépens des Stars de Dallas.

Boucher n’a jamais aimé les longues pauses. L’esprit de compétition se perd très rapidement, a-t-il souvent déclaré.

Il estime que les entraîneurs ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour aider les joueurs. «Nous avons étiré l’entraînement de jeudi au maximum et nous avons complété l’entraînement de jeudi avec des exercices de confrontation.»

«Il faudra quand même s’assurer de connaître un bon départ, samedi. Il ne faudra pas offrir le match au Canadien dans les 10 premières minutes de jeu.»

Dzingel satisfait

La semaine de répit n’a pas nécessairement permis de vider l’infirmerie.

Le défenseur droitier le plus expérimenté de l’équipe, Cody Ceci n’est pas prêt à reprendre sa place dans la formation. Il a enfilé son équipement pour patiner un brin, vendredi matin. Il n’a cependant pas participé aux exercices collectifs.

Alex Formenton s’est entraîné avec le groupe un peu plus longtemps. Il portait cependant un chandail violet, ce qui signifie qu’il n’est pas prêt à recevoir des mises en échec.

Seul Ryan Dzingel est prêt à effectuer un retour au jeu.

L’ailier américain a connu un super départ, récoltant quatre points à ses quatre premières parties. Il s’est ensuite accordé une pause, afin de soigner des blessures mineures, mais néanmoins embêtantes.

Il ne regrette pas sa décision.

«Nous avions beaucoup de temps libres. Je n’avais que deux matches à rater. En prenant un peu de recul, je pouvais me débarrasser du problème rapidement. Je ne voulais pas me retrouver dans une situation où j’aurais eu à composer avec la douleur et l’inconfort jusqu’à la fin de la saison», explique-t-il.

«Je me sens beaucoup mieux, maintenant. Je suis content d’avoir pris cette décision. Je ne suis pas différent des autres joueurs de hockey. Je n’aime pas m’absenter durant la saison. Dans ce cas, je dois reconnaître que c’était la décision qui s’imposait», conclut le joueur qui devrait reprendre le collier au sein du deuxième trio des Sénateurs. Chris Tierney et Mark Stone seront ses partenaires de jeu contre le Canadien.

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Nick Paul

PAUL, TOUJOURS LE MEILLEUR À BELLEVILLE

Nick Paul est de retour à Ottawa. Puisque les jeunes Alex Formenton et Brady Tkachuk ne joueront pas ce week-end, on l’a rappelé du club école de Belleville.

«Nick a été rappelé parce qu’il est le meilleur joueur disponible au sein de notre club école, en ce moment», affirme Guy Boucher.

Cette affirmation a de quoi surprendre. Paul n’est certainement pas le joueur le plus productif à Belleville. Ce titre revient à Drake Batherson, qui a inscrit huit points à ses trois dernières parties.

«Il faudrait demander à Pierre Dorion ce qui permet à Nick de sortir du lot. Je me contenterai de vous dire que son opinion est partagée. Tous les gens des opérations hockey au sein de notre organisation pensent comme lui.»

Paul est bien conscient que la compétition est forte, en ce moment, à Belleville. «Plusieurs joueurs auraient mérité d’être rappelés», reconnaît le joueur de 23 ans qui entreprend sa quatrième saison chez les pros.

Paul espère maintenant qu’on lui offrira sa chance de jouer. Il pourrait être laissé de côté, si jamais Boucher décide une fois de plus d’aligner sept défenseurs et 11 attaquants. «Et c’est fort possible. C’est vraiment une formule que j’affectionne», dit l’entraîneur.