Le Canadien Artturi Lehkonen (62) célèbre le but de Shea Weber dans le filet de Craig Anderson en première période, samedi, au Centre Bell.

Le Canadien a encore le dessus

Les Sénateurs d'Ottawa voudraient nous faire croire que c'était un match comme tous les autres.
Sauf que ce n'était pas un match comme les autres. Il s'agissait d'un troisième affrontement en huit jours contre un rival de division. Un rival qu'ils pourraient bien retrouver, plus tard, en séries éliminatoires.
Ils ont été battus par le Canadien de Montréal pour la troisième fois. Cette fois, ils ont été défaits 3-1 au Centre Bell.
Ce faisant, ils ont raté une autre opportunité de s'emparer du premier rang dans la division Atlantique.
«Ce n'était pas un avant-goût des séries. Pas du tout», a craché l'entraîneur-chef Guy Boucher.
«Notre objectif, depuis le début de la saison, consiste à se qualifier pour les séries. Ça n'a jamais changé. D'autres gens, ailleurs, ont voulu grossir cette série de matches contre le Canadien. Pas nous», a-t-il ajouté.
Boucher pouvait se réjouir de petites choses.
Dimanche dernier, lors de son précédent passage à Montréal, son équipe avait été déclassée.
Ça n'a pas été le cas, cette fois. Sa formation a même dominé 33-24 au chapitre des lancers au but.
«Sur la route, dominer ainsi dans les tirs, c'est généralement une très bonne chose.»
Alors, comment expliquer ce revers?
«Nous avons eu de la misère à mettre la rondelle dans le filet. Leur jeu de puissance a produit. Pas le nôtre. À forces égales, chaque formation a marqué un but. Leur jeu de puissance en a généré deux autres. Le nôtre a fait chou blanc.»
Les trois buts du Tricolore ont été marqués par des défenseurs. Le bon vieux Andreï Markov a sonné la charge avec un doublé. Shea Weber a inscrit l'autre.
Le but d'Ottawa a été marqué par Jean-Gabriel Pageau.
«Si nous avons obtenu assez de chances de marquer de qualité? Nous n'en avons pas obtenu assez à notre goût, réagit le centre gatinois. On aurait voulu rétrécir l'écart, vers la fin. On aurait voulu se donner une meilleure chance de revenir dans le match. Je pense qu'on veut lancer encore plus souvent. Plus on lance, plus on crée des chances en offensive. Quand on lance souvent, on récupère des rondelles. Dans nos prochaines parties, il faudra mettre l'accent sur ça.»
Anderson s'en veut
Craig Anderson, qui disputait son 500e match en carrière, s'en voulait un peu.
Il a été devant le filet lors des trois échecs des Sénateurs contre Montréal. Dans ces trois parties, il a laissé passer 13 rondelles.
Les deux premiers buts ont été marqués avec des lancers venant de loin. Des lancers qui n'ont pas été redirigés devant lui.
«Markov possède un lancer très précis et tout le monde sait à quel point Weber est puissant», commente-t-il.
«On dit cependant que le succès en infériorité numérique passe par un gardien qui fait de gros arrêts. Je n'ai pas été capable de faire de gros arrêts pour les gars ce soir.»
Markov a profité d'un cadeau d'Erik Karlsson pour marquer son deuxième. Le capitaine des Sénateurs lui a bêtement remis la rondelle dans l'enclave.
«Pour tout ce qu'il nous a donnés cette saison, nous pouvons lui pardonner cette gaffe assez facilement», croit Boucher.
Craig Anderson dit, comme son coach, que les Sénateurs n'auront pas du mal à surmonter la déception d'être balayés par le Canadien. «C'est juste une toute petite tache sur notre parcours. Nous allons très vite passer l'éponge.»
Les Sénateurs partiront lundi sur la route. Le dernier long voyage de la saison les mènera à Philadelphie, au Minnesota, à Winnipeg ainsi qu'à Détroit.