Zack Smith a bien rebondi après avoir été soumis au ballottage en septembre dernier. L’attaquant des Sénateurs affirme avoir beaucoup de plaisir à jouer cette saison.

Le ballottage a fouetté Zack Smith

MONTRÉAL — Le 25 septembre dernier, Zack Smith recevait une gifle en plein visage. Le fier vétéran s’est retrouvé, pendant 24 heures, au ballottage.

Ça fait 10 semaines, presque jour pour jour.

« Dix semaines ? Juste ça ? C’est drôle. Tout cela me semble tellement loin, dans ma tête... On dirait que ça fait deux ans », a souri Smith lorsque nous l’avons accosté dans le vestiaire des visiteurs, au Centre Bell, après la séance d’entraînement de mardi matin.

Très rapidement, l’attaquant de 30 ans s’est permis d’en ajouter un petit bout. « En fin de compte, c’était peut-être la meilleure chose qui pouvait m’arriver. »

Les chiffres nous laissent effectivement croire qu’il a rebondi d’une très belle manière. Du 19 novembre au 1er décembre, il a récolté pas moins de sept points en sept matches.

Il y a plus que ça.

Les choses ont véritablement commencé à changer quand les Sénateurs l’ont offert aux 30 autres organisations de la LNH.

« C’était la première fois que je me retrouvais dans cette situation, raconte-t-il. Je ne savais pas trop comment gérer mes émotions, au départ. Tout le monde s’imaginait que cet épisode aurait des conséquences très négatives pour ma carrière, pour ma confiance, pour ma fierté. Je ne vous cacherai pas qu’au départ, ce fut un dur coup à encaisser. »

« Les choses ont commencé à changer, assez rapidement, quand je me suis mis à écouter tout ce qu’on disait à mon sujet. Des tas de gens m’ont encouragé, m’ont fait des compliments durant cette journée. En bout de ligne, ça m’a remonté le moral. Quand j’ai retrouvé mes coéquipiers, je me sentais mieux. Je sais, c’est étrange... »

Smith tenait à dire quelque chose de plus. « J’ai vraiment beaucoup de plaisir à jouer, cette saison. »

On sentait le jeune vétéran très à l’aise, quelques heures avant le début de cette cruciale série aller-retour contre le Canadien.

Ce n’était pas nécessairement le cas partout, dans le vestiaire. Les jeunes Drake Batherson et Brady Tkachuk semblaient agités, alors qu’ils discutaient dans leur coin.

Ils s’apprêtaient tous les deux à vivre leur baptême du Centre Bell en saison régulière.

Smith, lui, avait inscrit 16 points en 35 matches réguliers contre Montréal.

« C’est toujours une expérience agréable, assure-t-il. Nous avons vécu des hauts et des bas dans notre rivalité contre au fil des huit dernières années. Une chose ne change pas, cependant. Il n’est jamais difficile de trouver la motivation nécessaire pour affronter le Canadien. Le Centre Bell, c’est un de mes amphithéâtres favoris. Il y a toujours de l’électricité dans l’air ici. Ça vient nous chercher dès qu’on franchit les portes, plusieurs heures avant nos matches. »

Sur la patinoire, Smith laisse à ses coéquipiers Matt Duchene et Mark Stone le soin d’aider les jeunes.

Smith joue principalement au grand frère à l’extérieur de la glace. Le départ de quelques vétérans, dans les derniers mois, lui a fait gravir quelques échelons dans la hiérarchie du leadership. Ça lui plaît.

« Je fais partie de cette équipe depuis longtemps », note-t-il.

C’est vrai. Il est même devenu le joueur qui compte le plus d’ancienneté, dans le vestiaire, quand Erik Karlsson est parti.

« Je suis ici depuis longtemps, mais je n’ai jamais eu la chance de jouer ce rôle auparavant. Je suis devenu père, l’été dernier. J’imagine que c’est dans l’ordre normal des choses. »

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LES SÉNATEURS EN BREF

Aucune comparaison possible !

MONTRÉAL — « Affronter le Canadien, Guy, c’est comme se regarder dans le miroir ? C’est affronter une autre équipe jeune, pas parfaite, qui est en train d’apprendre ? » Guy Boucher a dévisagé le journaliste qui lui a posé ces deux questions, mardi matin. L’entraîneur-chef des Sénateurs ne voit pas vraiment de ressemblance entre sa troupe et ses rivaux du Québec. « On se trouve peut-être dans la même partie du cycle de construction. Je ne peux pas vraiment le savoir. Moi, quand je pense au Canadien, je vois une très bonne équipe, qui deviendra encore meilleure parce qu’elle vient de récupérer des joueurs de qualité comme Paul Byron et Shea Weber. Je le dis depuis le début de la saison, il y a énormément de talent à Montréal. Le Canadien forme une des équipes les plus rapides de toute la LNH. Il n’est jamais facile d’affronter une équipe comme ça. On essaie toujours de comparer les équipes, les joueurs, les époques... En réalité, tout est différent. »


Duchene : les négos se poursuivent

Pierre Dorion doit bientôt rencontrer l’agent de Matt Duchene, Pat Brisson, afin de poursuivre les négociations visant à donner au centre numéro un des Sénateurs un nouveau contrat. Le directeur général des Sénateurs en a fait l’annonce, mardi, lors d’une participation à l’émission animée par l’ancien homme fort Matthew Barnaby, sur la radio SiriusXM. « Je vais vous dire ce que j’ai dit aux journalistes d’Ottawa. J’offrirai de plus amples commentaires quand nous aurons une mise sous contrat confirmée », a-t-il déclaré. Durant cette entrevue, dans un autre ordre d’idées, Dorion a laissé entendre qu’il pourrait éventuellement rappeler l’attaquant Adam Tambellini du club-école de Belleville…Comme prévu, Maxime Lajoie n’a pas affronté le Canadien. Il a été laissé de côté, puisqu’il est légèrement blessé à un poignet. Max McCormick a quant à lui été laissé de côté pour une neuvième fois en dix matches.