Après une autre solide performance à Winnipeg, Anders Nilsson pourrait devoir jouer à Chicago, si Craig Anderson n’est pas prêt.

Le 600e d’Anderson pourrait attendre

CHICAGO — Jouera, jouera pas son 600e match en carrière ? Craig Anderson a joué les cachottiers dimanche quant à sa disponibilité pour affronter les Blackhawks.

Le gardien des Sénateurs originaire de Chicago ne demanderait pas mieux que de revenir au jeu après avoir raté les trois derniers matches en raison de la cornée égratignée qu’il s’est infligée lundi dernier en faisant un exercice avec une balle de tennis, mais il ne se sentait pas rétabli à 100 % dimanche, même si l’équipe a retourné le gardien recrue Filip Gustavsson au club-école de Belleville au début de la journée.

« Ça s’en vient, mais il reste encore quelques obstacles à écarter du chemin. C’est un peu mieux chaque jour. L’ophtalmologiste que j’ai vu à Ottawa pensait que ça serait de retour à la normale rendu au week-end, mais ce n’est pas le cas. C’est près de l’être, mais il y a une possibilité que je ne sois pas prêt pour [lundi] », a laissé entendre le vétéran cerbère.

« Le focus est bien revenu. La seule question maintenant est la sensibilité à la lumière, même si je commence à bien voir la rondelle... C’est juste que présentement, la sensation n’est pas normale », a-t-il ajouté.

Meneur de l’histoire des Sénateurs avec ses 386 matches disputés (et pour les victoires avec 188), l’ancien des Blackhawks, des Panthers et de l’Avalanche patiente depuis le 6 février pour jouer ce fameux 600e match, un plateau qui a été atteint par 49 autres gardiens avant lui, dont seulement quatre Américains (John Vanbiesbrouck, Tom Barrasso, Ryan Miller et Mike Richter).

Anderson souhaite évidemment pouvoir jouer devant parents et amis qui habitent dans son patelin.

« Après tout ce qui est arrivé, je visais ce match-là. Si ça arrive, je vais être très heureux d’atteindre ce plateau sur une patinoire familière, devant ma famille et mes amis. Mais en même temps, je ne vais rien forcer non plus. On va parler au spécialiste et voir si ce que je ressens est normal, et s’assurer que je n’empirerais pas les choses. S’il faut aller plus en profondeur pour s’assurer que tout est beau, on devra le faire », a-t-il noté.

Disputer un 600e match, c’est un chiffre spécial pour lui, surtout qu’il estime avoir été sur le banc pour « 400 ou 500 autres matches » (qui ne sont pas compilés dans la liste d’apparitions d’un gardien, qu’il s’agisse de départs ou de matches où il est envoyé en relève).

« C’est beaucoup de matches. Ça m’amène à regarder en arrière et réfléchir à ma carrière un peu. Ma première année chez les pros, je ne pensais pas jouer un jour dans la LNH de la façon dont c’était mal parti [avec Norfolk dans la LAH]. J’ai dû franchir des obstacles et défoncer des murs pour me rendre où je suis rendu aujourd’hui et j’apprécie les moments passés avec les joueurs de mes différentes équipes ainsi que les partisans... Le plus gros chiffre pour les gardiens est 500, un peu comme 1000 matches pour les joueurs. À 600, c’est un groupe encore plus petit et c’est encore plus spécial de voir ce chiffre monter », affirme Anderson, qui a une fiche de 14-17-3 cette saison avec une moyenne de 3,55 et un taux d’efficacité de ,904.

L’entraîneur-chef Guy Boucher a dit que la décision « est complètement dans les mains » d’Anderson, à savoir s’il affrontera les Hawks.

S’il ne peut pas jouer, c’est évidemment Anders Nilsson qui le remplacera, lui qui a encore été solide contre les Jets samedi soir avec 23 arrêts, dont un spectaculaire contre Blake Wheeler avec un peu plus d’une minute à faire au temps réglementaire. « Nous avons joué 60 minutes et plus contre un excellent club comme Winnipeg et on méritait les deux points lors de ce match », a-t-il dit après la rencontre.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Toujours pas de fusillade

Rendus à la mi-février, les Sénateurs sont l’un des trois clubs de la LNH qui n’ont toujours pas disputé une seule partie ayant nécessité des tirs de barrage pour déterminer un gagnant, les deux autres étant les Maple Leafs de Toronto et les Stars de Dallas. Il restait moins de deux minutes à jouer samedi quand Ryan Dzingel a tranché pour porter la fiche en prolongation de son club à 5-5. « J’ai dit quand il restait deux minutes à jouer qu’on ne se rendrait pas en fusillade », a raconté l’attaquant Bobby Ryan après coup. Plus tôt samedi, il avait dit qu’il s’ennuyait du concours d’habiletés. « Pour ceux qui sont appelés à prendre de ces tirs, c’est amusant. On en parlait en décembre que c’était bizarre de ne pas en avoir encore eu besoin cette année », a-t-il dit.

Et de 12 pour Belleville

Un doublé de Drake Batherson, après qu’il ait vu sa séquence de matches avec au moins un point s’arrêter à neuf vendredi dans un revers en prolongation de 2-1, a aidé les Senators de Belleville à remporter un gain de 4-2 contre Cleveland samedi, ce qui portait à 12 leur série de matches sans défaite en temps réglementaire (8-0-0-4). L’espoir Filip Chlapik a aussi compté alors que le gardien Marcus Högberg a repoussé 35 lancers. La troupe de Troy Mann s’est ainsi approchée à seulement deux points du huitième et dernier rang donnant accès aux séries de la LAH, détenu par Lehigh Valley. Les petits Senators vont disputer leur prochain match lundi en matinée contre le Rocket de Laval. Ils pourront alors compter à nouveau sur les services de l’attaquant Jack Rodewald, remis d’une blessure à l’abdomen.

Entre les lignes

Utilisé sur le jeu de puissance, Rudolfs Balcers a réussi son deuxième but de la saison (et en carrière) samedi contre les Jets... Le gain à Winnipeg a permis à Guy Boucher de s’approcher à un gain près de Cory Clouston au quatrième rang de l’histoire des entraîneurs des Sénateurs, lui qui en compte maintenant 94... Les Sénateurs n’ont remporté que trois matches en 16 visites au United Center de Chicago, dont une en février de l’an dernier, 3-2 en tirs de barrage. Boucher était derrière le banc pour ce match et les deux autres entraîneurs qui ont savouré des victoires dans la ville des vents sont Jacques Martin et... Dave Allison (une de ses deux seules victoires)... Ayant subi une fracture à une jambe en début de saison, Jim O’Brien est revenu au jeu en fin de semaine à Belleville.