Curtis Lazar était un joueur populaire avec les médias quand il était à Ottawa, et ça n’a pas changé vendredi.

Lazar est heureux à Calgary

Sympathique et toujours le sourire accroché aux lèvres, Curtis Lazar était un joueur populaire avec les médias quand il était à Ottawa, et ça n’a pas changé quand il a effectué son retour au Centre Canadian Tire vendredi avec les Flames de Calgary.

L’ancien choix de première ronde des Sénateurs en 2013 s’est attiré les quolibets de ses coéquipiers quand il s’est retrouvé au centre d’une énorme mêlée de presse dans un coin du vestiaire des visiteurs, son arrivée dans celui-ci amenant la majorité des caméras et journalistes à délaisser le meilleur buteur du club, l’ancien 67 Sean Monahan. Lazar n’est pourtant qu’un joueur de soutien avec les Flames cette saison, relégué aux gradins lors de 17 matches et utilisé moins de 10 minutes par match en moyenne sur un quatrième trio lorsqu’il est en uniforme.

L’ancien capitaine d’Équipe Canada junior prenait cependant la vie du bon côté, comme c’est son habitude. Il ne fallait pas lui parler de sa production offensive modeste de deux buts et cinq passes pour sept points, avec un différentiel de moins-5.

« Vous regardez toujours les chiffres et je ne suis pas un gars de chiffres. Je ne sais pas si vous continuez à me suivre, j’imagine que vous ne regardez pas beaucoup de matches des Flames. Quand (Jaromir) Jagr est parti, j’ai repris ma place et j’en profite à plein. J’aime la direction dans laquelle mon jeu va présentement. Nous avons un club qui a besoin que tout le monde augmente son jeu d’un cran pour aider le club à gagner chaque soir et qu’on participe aux séries », a-t-il répondu à une question du Droit quelques heures avant d’affronter les Sénateurs.

Son entraîneur Glen Gulutzan était d’accord pour dire que l’attaquant de 23 ans joue bien de ce temps-ci. « Il a connu un gros match à Buffalo (mercredi). L’affaire avec Curtis est qu’il va vous donner un bon effort honnête chaque soir, du bon jeu de position, de l’énergie, du jeu physique. Son jeu ne change pas de jour en jour. Je sais qu’il ne compte pas autant qu’il le souhaiterait, mais lors des derniers matches, et surtout à Buffalo, il a été un catalyseur pour nous avec une bataille et de grosses mises en échec. À ce temps-ci de l’année, c’est le genre de joueurs dont vous avez besoin », a-t-il souligné.

Refilé aux Flames le 1er mars de l’an dernier avec Michael Kotska en retour d’un choix de deuxième ronde qui est devenu l’excellent espoir Alex Formenton (et le défenseur Jyrki Jokipakka, qui n’a fait que passer), Lazar n’avait jamais été capable de se faire une place régulière dans l’alignement quand l’entraîneur-chef Guy Boucher est entré en scène. Il avait raté le camp d’entraînement en raison d’une mononucléose, puis après un séjour à Binghamton, il a été rappelé pour combler des blessures et n’a pu être rétrogradé à nouveau parce qu’il aurait dû être soumis au ballottage et que le club craignait de le perdre sans rien obtenir en retour.

« J’ai fait tout ce que j’ai pu pendant que j’étais ici comme membre des Sénateurs. Mon meilleur hockey a certes été à ma première année, quand je formais un trio efficace avec (Jean-Gabriel) Pageau et (Erik) Condra, et j’ai trouvé ça ici à Calgary maintenant. Je n’ai aucun regret, il y avait plein de choses en dehors de mon contrôle. Qui sait, si je n’avais pas eu la “mono”, je jouerais peut-être encore au centre. En fin de compte, les choses arrivent pour une raison. Je ne voudrais rien changer parce que je suis heureux à Calgary, je me considère comme un gars de l’Ouest et je suis plus près de la maison (à Salmon Arm, en Colombie-Britannique). Et j’ai du plaisir à nouveau », a-t-il souligné.

Lazar a bien aimé les quelques mois où il a été un coéquipier du légendaire Jagr, qui est reparti en République tchèque à la fin janvier, mettant probablement un terme à son illustre carrière dans la LNH à 46 ans. « C’était pas mal “cool” de voir comment il se comportait et prenait soin de son corps. Il est une couple d’années plus vieux que mon père, donc on faisait des blagues dans le vestiaire, ça a été une expérience assez “cool” », a-t-il raconté, lui qui était curieux de voir si un partisan l’accueillerait en lançant un hamburger sur la glace, lui qui avait pris une bouchée d’un de ceux destinés au « Hamburglar », Andrew Hammond, lors du printemps magique de 2015.