Nate Thompson retrouve son ancien entraîneur Guy Boucher chez les Sénateurs d'Ottawa. En 2010-11 il avait connu sa meilleure campagne sous ses ordres (10 buts, 25 points).

L'aventure commence pour Thompson

Nate Thompson, principale acquisition des Sénateurs le 1er juillet dernier, est de passage en ville.
Il a eu le coup de foudre.
Durant la dernière décennie, le hockeyeur avait eu la chance de visiter Ottawa plusieurs fois. Il n'avait cependant connu que de la neige et du froid.
Il n'avait jamais vu la capitale sous le soleil.
«Les gens me remettent souvent sur le nez le fait que je viens de l'Alaska. Ils me disent qu'un gars comme moi devrait avoir l'habitude des hivers rigoureux. Eh bien, en vérité, ça fait un sacré bout de temps que j'ai quitté ce coin de pays. Dans les huit dernières années, j'ai eu la chance de jouer dans deux villes où le climat est plutôt agréable.»
«Je vais vivre un gros changement. Je n'ai pas peur des mots. Ce sera un choc culturel», a-t-il déclaré, vendredi matin, lors de son premier «bain médiatique» au Centre Canadian Tire.
Le choc devrait être plus grand encore, pour sa copine.
La dame, qui se prénomme Sydney, serait une Californienne «pure laine»...
«J'essaie de lui répéter le plus souvent possible que ce sera une vraie belle aventure...»
S'il a choisi de se joindre aux Sénateurs, c'est que Thompson s'attend à vivre une aventure plaisante sur la patinoire, également.
À 32 ans, il retrouvera avec bonheur Guy Boucher.
Il a connu sa meilleure saison en carrière - 10 buts et 25 points - sous les ordres de l'entraîneur québécois, à Tampa, en 2010-11.
Thompson s'estime aussi chanceux d'avoir reçu une offre d'une formation qui vient de participer à la finale de l'Association Est.
Une bonne équipe
«Je le dis depuis que je suis arrivé ici. Pour moi, les Sénateurs sont tout, sauf une équipe Cendrillon. Je crois que cette équipe possède vraiment tous les ingrédients pour réussir. La fenêtre vient de s'ouvrir. Nous aurons la chance de gagner plein de matches et d'accomplir quelque chose de spécial dans les années à venir», croit-il.
Thompson était scotché devant son téléviseur, le printemps dernier, lorsque les Sénateurs étaient en action. «Plus je les regardais, plus j'admirais leur structure de jeu. Les autres équipes n'avaient pas l'air de trop s'amuser en les affrontant. Ils ne manquent pas de talent, non plus. Ils ne manquent pas de joueurs qui sont capables de créer de belles choses avec la rondelle. Et ils ont de bons gardiens. Vraiment, c'est une bonne équipe de hockey.»
Thompson n'a quand même pas pu regarder tous les matches des séries. Il était lui-même passablement occupé. Son équipe, les Ducks d'Anaheim, s'est inclinée en demi-finale, dans l'Association Ouest.
Il a lui-même connu de très bonnes séries.
Il a profité du tournoi printanier pour faire taire plusieurs de ses détracteurs, sur la côte ouest.
«Je ne suis pas différent des autres. Tous les joueurs qui évoluent dans notre ligue veulent être reconnus comme de bons joueurs des séries. Je veux bien faire durant la saison régulière, bien entendu. Je ne m'amuse jamais autant que durant les séries éliminatoires. Jouer chaque match comme s'il s'agissait du dernier... C'est vraiment là que je me sens dans mon élément.»
Thompson ne tentera pas de changer sa façon de faire les choses pour épater la galerie. «Avec moi, tout sera simple. Je vais gagner des mises en jeu, bloquer des lancers et peut-être marquer un gros but une fois de temps en temps», de dire celui qui risque de se retrouver au centre du quatrième trio.
Du 44 au 17
Le jeune vétéran a profité de sa visite estivale pour choisir le numéro qu'il portera la saison prochaine.
À Tampa Bay comme à Anaheim, il portait le 44.
À Ottawa, ce sera le 17.
«Jean-Gabriel Pageau s'est taillé une place de choix dans le coeur des partisans, ici, on dirait. Je ne voulais pas commencer à faire des vagues. Je portais le 17 à l'école secondaire. Nous avions remporté le championnat de l'État de l'Alaska et j'avais été le meilleur marqueur de l'équipe», raconte-t-il.