Sidney Crosby a connu une grosse soirée pour les Penguins.

L'attaque des Penguins s'est réveillée

Sidney Crosby disait la veille que ce n'était qu'une question de temps. Que l'attaque des Penguins se mettrait en marche. Qu'elle finirait bien par remplir le filet des Sénateurs.
Il a vu juste « Sid the Kid ».
En prime, c'est lui qui a mené la charge pour permettre aux Penguins d'égaler à 2-2 cette finale de l'Est.
Le capitaine a marqué une fois en plus d'amasser une passe vendredi dans la victoire de 3-2 des siens. En une soirée, ses coéquipiers et lui ont égalé leur production des trois premiers matches durant lesquels ils avaient été limités à trois maigres buts.
« Nous avons joué de façon plus agressive, a soutenu Crosby.»
«Nous étions plus robustes (...) Chaque trio a obtenu de bonnes chances de marquer.»
Un autre qui était heureux chez les Penguins ?
Evgeni Malkin. Il a peut-être été blanchi, mais le meilleur pointeur des éliminatoires de la LNH a eu le dernier mot sur le défenseur Dion Phaneuf, qui le rudoie depuis le début de cette série.
Malkin s'est moqué de Phaneuf, qui a vu le tir de Brian Dumoulin dévier sur un de ses patins pour aboutir dans son propre filet. On l'a vu montrer son adversaire du doigt tout en le remerciant pour ce cadeau.
Un autre joueur que Malkin devrait remercier ? Son coéquipier Matt Murray.
Le jeune gardien, qui a entamé le match à la place du vétéran Marc-André Fleury, a été solide à son premier départ en un mois et demi. Il n'a accordé que deux buts sur 26 tirs.
Surtout, il a effectué trois arrêts importants en première période, dont un aux dépens de Derick Brassard. «Après cet arrêt de la jambière, nous avons réussi à nous imposer, a soutenu le vétéran ailier Chris Kunitz.
«Matt a été solide. Il a arrêté des rondelles à des moments-clés», a ajouté l'entraîneur-chef Mike Sullivan, qui paraît pour un génie.
Ce dernier avait pris une décision importante en matinée. Celle d'insérer Murray à la place de Fleury, le gardien qui avait traîné les Penguins sur ses épaules contre Columbus puis Washington.
Le gardien québécois avait accordé quatre buts lors des 13 premières minutes du troisième match remporté 5-1 par Ottawa, mercredi soir. C'était toutefois sa première défaillance majeure des éliminatoires.
Fleury avait conservé un pourcentage d'arrêt de ,924 et une moyenne de buts alloués de 2,56 en plus de récolter deux jeux blancs en 15 sorties. Il s'attendait à affronter les Sénateurs vendredi.
Sullivan dit que ce fut une «décision difficile à prendre». Il a pris le temps de l'expliquer en privé à Fleury.
Un journaliste a demandé plus tôt dans la journée au coach des Penguins de partager le contenu de cette discussion. «Non», a-t-il sèchement répondu.
Sullivan a toutefois indiqué que Fleury a encaissé la décision «comme un pro». «Nous avons deux excellents gardiens qui veulent être toujours devant le filet. Je ne m'attends pas à ce qu'ils soient en accord avec nos décisions, mais je m'attends à ce qu'ils les respectent», a-t-il dit.
Ce ne fut pas le seul changement apporté par Mike Sullivan. Il a modifié tous ses trios.
Tiens, Sidney Crosby a retrouvé son vieux pote Chris Kunitz. Le jeune Scott Wilson a été promu pour sa part au sein de la seconde unité aux côtés de Malkin et Phil Kessel.
«Je l'ai répété souvent. Cette équipe a ce don de rebondir. Ça commence avec nos leaders. Notre capitaine, Sid, a connu son meilleur match», a affirmé Sullivan.
Maintenant, la mauvaise nouvelle.
Les Penguins ont dû se débrouiller pendant deux périodes avec seulement cinq défenseurs. Chad Ruhwedel a été victime d'un coup de bâton au visage puis d'une mise en échec de la part de Bobby Ryan.
«Il a subi une commotion cérébrale», a confirmé Mike Sullivan.