Anthony Duclair célèbre avec ses coéquipiers après avoir marqué en avantage numérique face aux Sabres, samedi.

L’attaque à cinq des Sénateurs se réveille

DETROIT — En cette saison où l’objectif des Sénateurs d’Ottawa est d’accumuler des petites victoires, le fait que le jeu de puissance ait réussi à produire lors des deux derniers matches de l’équipe en est certes une.

La troupe de D.J. Smith va tenter de porter cette heureuse séquence pour une unité pas si spéciale que ça auparavant à trois parties en rendant visite aux Red Wings de Detroit mardi soir au Little Caesars Arena.

Un autre but dans ces circonstances, après ceux de Tyler Ennis vendredi contre les Flyers et d’Anthony Duclair contre les Sabres samedi pourrait permettre de hausser le taux d’efficacité de l’équipe au-dessus de la barre des 10 % et qui sait, peut-être sortir de la cave de la LNH à ce chapitre. En doublant ce pourcentage qui est rendu à 8,8 % (six buts en 68 chances), les Sénateurs se sont rapprochés des détenteurs du 30e rang, les Ducks d’Anaheim, à 9,1 %.

« Je pense qu’il commence à y avoir un peu plus de chimie, a souligné l’entraîneur-chef D.J. Smith lundi après une courte séance d’entraînement dans le temple de la pizza du Michigan. Les gars sont restés ensemble [dans les deux unités] un peu plus longtemps maintenant. La chose la plus importante est peut-être que la deuxième unité a eu certains succès et elle met un peu de pression sur les autres. Ce sont deux minutes où on obtient des chances de compter. J’aime voir la façon dont on travaille. »

Sur cette deuxième unité, le jeune défenseur Erik Brännström conserve sa place alors qu’il vient de récolter son premier point en supériorité numérique, sur sa deuxième passe de la saison vendredi contre les Flyers (but d’Ennis). Il ne se retrouve cependant plus au sommet de la formation « parapluie » maintenant que Dylan DeMelo est à ses côtés, prenant plutôt place le long de la bande la plupart du temps.


« On a eu nos troubles sur l’avantage numérique, mais on travaille fort. On ne lâche pas. »
Anthony Duclair

« DeMelo est capable de rendre ses tirs au filet à partir du haut [de la formation] et c’est ce qu’on recherche. Branny [Brännström] a montré beaucoup de patience le long du mur. Il a la tête haute et il fait des jeux, c’est une bonne chance pour nous. Il a l’air confiant et c’est une bonne option pour nous de lui donner des minutes de développement et il en profite bien », estime Smith.

Le défenseur recrue de 20 ans pense aussi que son niveau de confiance est à la hausse.

« Je pense que lors des deux ou trois derniers matches, c’était pas mal bien, j’ai essayé de faire plus de choses avec la rondelle. Je me sens de mieux en mieux, c’est le temps de m’impliquer un peu plus en attaque, jouer à ma façon. Si je veux rester ici, je dois jouer comme j’en suis capable », a-t-il dit.

Le retour au jeu du centre Logan Brown ne serait pas étranger non plus à un avantage numérique ranimé, lui qui a repéré Duclair pour son but à Buffalo à la fin d’un cinq contre trois.

« On a eu nos troubles sur l’avantage numérique, mais on travaille fort dessus lors des pratiques et on regarde beaucoup de vidéos. On ne lâche pas, estime Anthony Duclair. Au début de la saison, on n’était pas tous sur la même page. La chimie s’améliore et on a des joueurs talentueux sur l’attaque à cinq, Logan étant un de ceux-là. Il a une bonne vision du jeu et il faut être patient avec la rondelle, ça permet d’ouvrir le jeu. »

« Il est calme et il fait de bons jeux. Il est probablement notre joueur qui a le plus de confiance avec la rondelle en avantage numérique », a noté Smith.

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Brady Tkachuk

UNE MOUSTACHE QUI DONNE CONFIANCE

Environ la moitié des joueurs des Sénateurs participent à la campagne Movember, laissant pousser leurs poils sous le nez pour faire la promotion de ce mouvement visant à sensibiliser le public aux maladies mentales et aux cancers – comme ceux de la prostate et des testicules – affectant particulièrement les hommes.

Dylan Demelo a probablement celle qui est la plus fournie, et Nick Paul commence à avoir une «Fu Manchu» plus que respectable.

En contrepartie, les blondinets que sont Erik Brännström et Brady Tkachuk ont évidemment quelques difficultés, mais Tkachuk avait une réponse toute prête lundi quand Le Droit lui a demandé s’il se faisait beaucoup taquiner par ses coéquipiers pour sa moustache à peine visible.

«Pas du tout et je gagne beaucoup de confiance parce qu’elle commence à paraître un peu. J’en suis très heureux», a-t-il lancé, lui qui a trois buts et deux passes en neuf parties en novembre.