Maxime Lajoie a fait une excellente première impression en sautant sur la glace pour ses débuts dans la LNH. Dès la première période de jeu, il a récolté son premier but et sa première passe en carrière.

Lajoie pas trop nerveux pour ses débuts

Au début du camp d’entraînement, rares sont ceux qui auraient parié un petit 2 $ sur les chances de Maxime Lajoie de jouer un premier match dans la LNH avant Brady Tkachuk.

C’est pourtant ce qui s’est passé jeudi soir alors que le premier choix des Sénateurs l’été dernier a été laissé de côté pour soigner une légère élongation musculaire à l’aine après avoir patiné en matinée, tandis que le défenseur franco-albertain a été lancé dans la mêlée par l’entraîneur-chef Guy Boucher après avoir représenté la surprise du camp d’entraînement.

Quelques heures avant d’affronter les Blackhawks de Chicago au Centre Canadian Tire, Lajoie ne semblait pas trop nerveux à l’idée de se retrouver sur la patinoire en même temps que Jonathan Toews ou Patrick Kane, même si ça pouvait sembler un peu surréel.

« J’ai l’impression d’être comme dans un rêve chaque jour. Je suis encore ici et je ne peux pas être plus excité pour jouer ce soir », a-t-il lancé, racontant qu’il avait eu des difficultés à s’endormir la veille au soir.

Ce choix de cinquième ronde en 2016 a vu son poste être confirmé il y a quelques jours, ce qui a permis à plusieurs de ses proches de s’amener dans la capitale pour assister à ses débuts dans le circuit Bettman.

« Toute ma famille vient, mes parents (Michel et Sylvie, venus de Calgary), mes grands-parents (qui habitent à Québec), ma blonde, une couple d’amis de Calgary et de Vancouver. Je suis super excité de les voir et de jouer (devant eux), a-t-il souligné. Je ne suis pas un gars super nerveux, mais je pense que je vais l’être au début du match, avant d’embarquer sur la glace. Mais je pense être plus excité que nerveux. »

À la fin de l’entraînement matinal, l’entraîneur-chef a pris le temps de parler à ses plus jeunes joueurs, Lajoie, 20 ans, ainsi que Tkachuk et Alex Formenton, 19 ans.

Son message à Lajoie était simple.

« On l’a gardé pour ses forces, pas pour ses faiblesses, donc ce n’est pas d’essayer d’être autre chose et de garder ça simple. Souvent, quand tu deviens nerveux, ta vision rétrécit et tu as tendance à ne pas voir autour de toi. Lui, c’est un jeune avec une vision exceptionnelle, donc même un peu de nervosité, il a quand même une bonne vision. C’est de garder cette vision-là dans ses choix de jeu, et de choisir l’option A. Des fois, les joueurs nerveux regardent l’option B ou C, et le temps qu’ils reviennent à A, c’est là qu’il est trop tard... Dans son cas à lui, je pense que cette facette va bien aller. L’autre côté, voir s’il peut tenir son bout défensivement contre des joueurs de la LNH sur une base constante », a souligné Boucher.

Visite des Tkachuk

Pour ce qui est de Tkachuk, il a lui aussi vu ses parents, son père Keith et sa mère Chantal, arriver à Ottawa pour lui rendre visite même s’il n’a pu disputer son premier match avec les Sénateurs.

« J’avais hâte à cette journée et c’est décevant de ne pas pouvoir jouer, mais c’est quand même excitant de voir à quel point les gars sont excités. Je me sens bien, j’ai patiné avant l’équipe pour la première fois et ça s’est bien passé. Je fais tout en mon pouvoir pour être prêt pour jouer samedi à Toronto. »

Tkachuk, qui a dit avoir déjà eu une blessure similaire à l’aine il y a deux ans, a laissé entendre que ses parents vont suivre l’équipe pour son premier voyage de la saison, à Toronto samedi et à Boston, coin où ils ont une résidence estivale, lundi.