L’entraîneur-chef à Belleville, Troy Mann, a convaincu Hubert Labrie de se joindre à l’organisation des Sénateurs.

Labrie ajoute de la profondeur à Belleville

La blessure de Christian Wolanin avant même que le camp des Sénateurs commence n’a pas que des répercussions chez les espoirs de premier plan comme Erik Brännström et Maxime Lajoie.

Pour un vieux routier de la Ligue américaine comme Hubert Labrie, ça pourrait bien être la différence entre un poste régulier sur la troisième paire de défenseurs du club-école de Belleville plutôt que d’être relégué à la galerie de presse plus souvent qu’autrement comme septième défenseur.

« Il nous apporte de la profondeur et c’est pourquoi je voulais l’avoir avez nous. Avec Wolanin qui va s’absenter longtemps, il devrait être sur notre top-6. C’est un bon joueur, je l’ai dirigé deux ans à Hershey et j’apprécie ce qu’il apporte à un club », a confié Troy Mann dimanche.

L’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau a joué une saison et demie à Hershey sous les ordres de Mann, lors des saisons 2016-2017 et 2017-2018, avant d’être échangé à Hartford. C’est Mann qui l’a convaincu cet été de se joindre à l’organisation des Sénateurs, tournant ainsi le dos à son ancien entraîneur avec les Olympiques, Benoît Groulx, avec qui il a été réuni l’an dernier avec le Crunch de Syracuse.

« C’est ma huitième année (chez les pros) et je roule ma bosse, j’ai joué pour sept ou huit équipes (sept de la Ligue américaine en fait, une de la ligue East Coast). J’aime encore ça jouer au hockey, c’est pour ça que je suis ici. Si je n’aimais pas ça, je ne serais pas ici. Ne pas avoir de stabilité dans ma vie, c’est quand même assez dur. Mais j’ai encore la passion, c’est pour ça que je suis ici au camp des Sénateurs », a indiqué Labrie dimanche, lui qui est devenu père il y a sept mois.

« Je pensais peut-être aller en Europe cette année, mais Troy Mann m’a appelé pour me demander si je me cherchais de la job. Je suis content de le retrouver, c’est un bon coach, je l’aime bien. Il m’a fait confiance, c’est là que je dirais que j’ai “débourré” un peu plus, il avait confiance en moi, ce qui est important rendu à ce niveau-ci », a-t-il ajouté.

Le robuste arrière-garde de 5’ 11’ et 195 livres n’est pas du genre à amasser des statistiques offensives impressionnantes (il n’a pas compté de but l’an passé à Syracuse, récoltant 10 passes en 69 matches). À Belleville, il risque d’être appelé à encadrer quelques jeunes défenseurs de l’organisation, quoiqu’on retrouve aussi quelques vétérans des mineures comme Andreas Englund, Nick Ebert et Cody Goloubef, qui a joué cinq matches avec Ottawa l’an dernier après son acquisition de Boston contre Paul Carey.

« On va avoir une jeune équipe, mais on a un bon noyau de vétérans à la défense aussi, donc je pense qu’on va avoir un bon mélange et une bonne équipe », estime Labrie.

Ce dernier aime l’idée d’être « un peu plus proche de la maison », lui qui a de la famille à Gatineau.

Mis sous contrat par les Stars de Dallas même s’il n’avait jamais été repêché, Hubert Labrie s’est aussi arrêté au Texas, à Springfield, San Antonio et Chicago lors de ses premières années dans la LAH, en plus d’avoir fait ses classes en Idaho dans la ligue East Coast.

L’ancien champion de la coupe du Président à sa saison recrue avec les Olympiques menés par Claude Giroux en 2007-2008, qui retrouve aussi son ancien coéquipier Jean-Gabriel Pageau à Ottawa (il a joué avec lui à ses deux dernières saisons chez les juniors), ne se fait pas d’illusions quant à ses chances de jouer un match de la LNH avec les Sénateurs. « L’équipe veut rajeunir un peu et il y a des postes ouverts ici. On ne sait jamais. Je suis ici, je donne mon 100 % chaque jour et on ne sait jamais ce qui peut arriver », a-t-il indiqué.