« J'ai aimé mon année à Toronto, mais la rondelle ne rentrait pas pour moi cette année-là, alors que c'est tout le contraire qui s'est produit cette année», souligne Michael Grabner.

La vitesse de Grabner tue

NEW YORK - Depuis le début de cette série, Michael Grabner donne de maux de tête aux Sénateurs avec sa vitesse.
'attaquant autrichien avait deux buts lors des trois premiers matches, incluant celui de la victoire lors du troisième match lorsque la série s'est déplacée au Madison Square Garden, battant Ben Harpur et le gardien Craig Anderson de vitesse à partir de derrière le filet. Il a aussi obtenu quelques échappées où il a forcé Anderson à effectuer de bons arrêts.
Dire que l'an dernier, le vétéran de 29 ans n'était plus assez bon pour la pire équipe de la ligue, les Maple Leafs de Toronto, qui ont laissé son contrat expirer pour qu'il devienne joueur autonome sans compensation le 1er juillet, après l'avoir acquis contre cinq joueurs des mineures l'année précédente.
Les Rangers lui ont alors offert un contrat de deux ans pour 3,3 millions $, ce qui s'est avéré une des belles aubaines cette saison dans la LNH puisque l'ancien des Islanders et des Canucks a produit à un rythme inespéré avec 27 buts, le triple de la saison précédente dans la Ville-Reine (9 buts, 9 passes), en plus de 13 passes pour 40 points. Un seul de ses buts n'a pas été compté à cinq contre cinq. Il a aussi présenté un différentiel de plus-22 et a donné un solide coup de main sur l'unité de désavantage numérique, étant l'attaquant le plus utilisé (128:24 minutes) et n'ayant été sur la glace que pour huit buts alloués à court d'un homme.
« J'ai aimé mon année à Toronto, mais la rondelle ne rentrait pas pour moi cette année-là, alors que c'est tout le contraire qui s'est produit cette année. Les choses ont bien tourné, je n'ai pas à me plaindre », a raconté Grabner jeudi matin.
Les Rangers pensaient, semble-t-il, l'exposer au repêchage d'expansion pour la nouvelle formation de Las Vegas quand ils lui ont fait signer son contrat l'été dernier, mais ils devront peut-être se raviser maintenant. En attendant de voir ce que l'avenir réserve à son joueur, Alain Vigneault souhaite qu'il continue à jouer de la même façon. « On voit de lui en séries ce qu'on a vu toute la saison. Il obtient des chances de marquer de qualité "A" à cause de sa vitesse. Il est là en échec avant, il termine ses mises en échec. Il est un bon joueur pour nous et on a besoin qu'il continue comme ça », a-t-il dit.
Les Sénateurs en bref
Ecchymose pour Ryan
L'attaquant Bobby Ryan était à son poste pour le match de jeudi soir contre les Rangers, lui qui avait raté les dernières minutes de la troisième partie après avoir reçu un tir d'Erik Karlsson en plein sur la cuisse, à un endroit où sa culotte ne le protégeait pas.
«Il m'a bien eu, ce n'est pas la première fois. Il est venu me voir après pour me demander si ça allait. Je lui ai répondu que je me débrouillerais. C'est un peu douloureux lors des premières enjambées parce que j'ai une bonne ecchymose, mais à part ça, ça va. Ce sont des choses qui arrivent quand tu vas devant le filet, et je vais y retourner (hier) soir», a dit Ryan après la pratique matinale des siens.
Pyatt de retour
En plus de remplacer Fredrik Claeson par Chris Wideman, Guy Boucher a apporté un autre ajustement à son alignement quand il a envoyé Tom Pyatt dans la mêlée à la place de Tommy Wingels.
«C'est un gars qui a bien cadré dans notre système toute l'année, en jouant avec (Jean-Gabriel) Pageau. Il nous apporte beaucoup», a dit Boucher au sujet de l'attaquant qui a raté les cinq matches précédents, quatre en raison de blessures au haut et au bas du corps.
«Je suis content de revenir, c'est long de regarder les autres gars jouer. Mais le club jouait bien et on gagnait, donc c'est difficile pour l'entraîneur de faire des changements à ce moment-là», a-t-il commenté en matinée, avant de reprendre place aux côtés de Pageau et Mike Hoffman en soirée.
Entre les lignes
Guy Boucher a probablement tenu son point de presse le plus court de la saison jeudi matin, trois minutes en anglais et un autre deux minutes en français. Ce n'est pas qu'il était de mauvais poil, mais plutôt parce que les journalistes présents avaient peu de questions à lui poser. «Déjà, c'est tout. Je suis déçu», a-t-il dit, avant d'ajouter, «J'espère qu'il y en aura aussi peu ce soir, ça voudra dire qu'on aura gagné»...
Le Gatinois Francis Charron était un des arbitres en devoir jeudi soir au Madison Square Garden, avec Wes McCauley. C'était son sixième match des présentes séries, lui qui a été d'office pour 40 parties en saison régulière après avoir raté quelques mois en raison d'une sérieuse blessure à un genou.