L’attaquant des Sénateurs Max Véronneau a disputé 12 rencontres la saison dernière inscrivant ses deux premiers buts en carrière.

La vie changée de Véronneau

Gros après-midi pour Max Véronneau. En tant qu’invité d’honneur au camp de jour du Sensplex de Kanata, il a signé plusieurs dizaines d’autographes et souri pour d’innombrables selfies.

« C’est cool de se retrouver de l’autre côté de la clôture », dit-il.

Enfant, Véronneau avait l’habitude de fréquenter les camps estivaux des Gee Gees d’Ottawa et des Ravens de Carleton. Il passait de longues heures dans les arénas d’Ottawa, été comme hiver.

« Les joueurs qui ont porté les couleurs des Sénateurs dans le passé ont toujours été accessibles. Daniel Alfredsson, Marian Hossa, Chris Neil... Ces gars-là ont toujours multiplié les apparitions dans la communauté. Je me souviens d’une fois, en particulier. J’étais à l’aréna pour un entraînement. Nous avons croisé Alfie et Brian McGrattan, juste comme ça. »

Véronneau est passé de « l’autre côté de la clôture » quand l’équipe de sa ville natale l’a mis sous contrat, le printemps dernier.

Il a joué ses 12 premières parties dans la Ligue nationale, en fin de saison. Il en a profité pour marquer ses deux premiers buts.

Forcément, depuis, il passe un peu moins inaperçu quand il sort en ville.

« Je n’ai pas trop remarqué de changements, dit-il, un peu gêné. Je suis juste vraiment content de jouer avec les Sens. Je réalise un rêve chaque jour en appartenant à un club de la LNH. J’essaie juste de savourer le moment et de m’amuser. »

Véronneau est bien conscient qu’il ne peut rien tenir pour acquis.

À la fin de sa carrière universitaire, plusieurs organisations de la LNH étaient à ses trousses. Les Sénateurs ont fait pencher la balance de leur bord en lui promettant de l’utiliser immédiatement dans quelques matches.

Ils n’ont pas fait de promesses pour la saison 2019-2020.

« Tout est à recommencer. Je devrai à nouveau trouver une façon de me tailler un poste au sein de l’équipe, lors du camp d’entraînement. »

« Toutes les équipes me disaient la même chose, le printemps dernier. Elles me disaient que je devrais me battre pour gagner mon poste. Et c’est parfaitement normal. C’est la LNH. Personne ne vous fait de cadeaux, dans la LNH. »

À la suite des récents mouvements de personnel, les Sénateurs misent sur une dizaine d’attaquants d’expérience, qui sont pratiquement assurés d’entreprendre la saison avec le grand club.

Véronneau devra se battre avec Rudolfs Balcers, Drake Batherson, Logan Brown, Alex Formenton et Nick Paul pour décrocher un des deux ou trois derniers postes disponibles.

Il est conscient de tout cela.

Il est même ouvert à l’idée de faire un séjour à Belleville pour découvrir les beautés de la Ligue américaine.

« Ce serait correct, dit-il. J’ai été retranché plusieurs fois, depuis le début de ma vie dans le hockey. Ce ne serait donc pas nouveau, pour moi. Chaque fois, ça m’a un peu mis le feu au derrière. Ça m’a surtout donné le goût de travailler encore plus fort. »

Diplômé

La direction des Sénateurs n’a pas fait de promesses à Max Véronneau. On ne lui a même pas parlé du rôle qui lui sera confié. Ni à Ottawa, ni à Belleville. « Je voudrai juste aider mon équipe. J’ai toujours marqué des buts. Si je peux en marquer quelques-uns dans les rangs professionnels, ou encore obtenir quelques mentions d’aide, je serai content. »

Le seul rôle qu’il ne jouera pas sera celui d’étudiant. Il vient de recevoir son diplôme de l’Université Princeton. Il n’a pas d’objection à repousser le début de sa carrière d’ingénieur le plus tard possible.

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Chris Kelly se joint aux Bruins

Au début de l’été, Chris Kelly a décidé de quitter l’organisation des Sénateurs. Il a dit qu’il voulait « consacrer plus de temps à sa famille ».

Quelques semaines de vacances, avec sa femme et ses enfants, c’était peut-être suffisant.

Kelly est officiellement de retour dans la LNH. Les Bruins de Boston ont annoncé, jeudi, qu’ils lui confieraient un poste de coordonnateur du développement des joueurs.

Ce poste ressemblera curieusement à celui qu’il occupait au début de la saison dernière, à Ottawa.

Kelly, qui est âgé de 38 ans, a connu une carrière de 845 parties dans la LNH. Il a passé 65 % de cette carrière avec les Sénateurs et 35 % avec les Bruins.

Il a toutefois remporté la coupe Stanley, avec Boston, en 2011.