Les Sénateurs s’attendent à ce qu’Erik Karlsson (65) tente de venger la défaite des Sharks du 1er décembre dernier.

La revanche de Karlsson ?

SAN JOSE — La table est mise pour les deuxièmes retrouvailles des Sénateurs d’Ottawa avec leur ancien capitaine et joueur de franchise, Erik Karlsson.

Elle est plutôt dégarnie du côté des hommes de Guy Boucher, qui devront à nouveau se débrouiller sans trois de leurs joueurs les plus importants en Craig Anderson, Thomas Chabot et Matt Duchene, mais cela ne les a pas empêchés de remporter les deux premiers matches de ce périple le long de la côte du Pacifique qui prendra fin samedi soir en rendant visite aux Sharks de San Jose au SAP Center.

Malgré la blessure à un autre centre, Colin White, lors du gain de 4-1 à Los Angeles jeudi, Duchene est resté dans la capitale nationale après l’arrivée de son fils Beau dans le monde mercredi dernier, a fait savoir l’entraîneur-chef Guy Boucher en débarquant à cet endroit vendredi après-midi..

«Les trios qui seront sur le tableau (avant le match) ne seront probablement pas ceux qui vont se retrouver sur la glace. Hier (jeudi), on a eu des ailiers qui ont joué au centre, des ailiers gauches à droite et des droitiers à gauche. On a géré ça du mieux qu’on le pouvait, et c’est ce qu’on va faire à nouveau (samedi)... Bonne chance si vous voulez devinez ce que mes trios vont être, ça va dépendre du moment et de ce qu’ils (les Sharks) vont essayer de faire. C’est une équipe ‘en feu’ qui a beaucoup de profondeur. Ils ont tout, on ne peut donc s’attendre à avoir des match ups en notre faveur», estimait Boucher.

Les Sharks (26-13-7) ressemblent en effet de plus en plus au club aspirant à la coupe Stanley attendu en début de saison. Leur gain de 3-2 jeudi à Las Vegas était leur cinquième de suite (et 1000e de leur histoire).

Depuis leur revers de 6-2 à Ottawa le 1er décembre quand Karlsson a disputé son premier match contre ses anciens coéquipiers, les Sharks ont une fiche de 14-3-2 alors que Karlsson a vraiment trouvé ses repères, produisant 25 points lors d’une séquence de 14 matches avec au moins une passe qui a pris fin contre les Golden Knights jeudi. Les Sharks ont eu congé d’entraînement vendredi à leur retour de Las Vegas, donc le 65 n’a pas eu l’occasion de discuter de ses sentiments à la veille d’un second affrontement contre ses anciens coéquipiers.

Le vétéran Zack Smith se doute bien que Karlsson sera motivé à venger la défaite du 1er décembre. «Nous venons de gagner deux matches après une série de huit défaites de suite, donc on se concentre sur nous d’abord. On veut continuer à faire ce qu’on a fait de bien pendant ce voyage, surtout qu’on affronte des clubs avec qui on est moins familier... Ça va être amusant, on a un match sous la ceinture, mais c’est encore bizarre de le voir dans un autre uniforme. Il joue du très bon hockey, il est de retour comme par le passé, une menace chaque fois qu’il est sur la glace. On va devoir le surveiller. Mais on a des gars qui reviennent (les Chris Tierney, Dylan DeMelo et Mikkel Boedker), on faisait des blagues qu’il va y avoir plusieurs ovations debouts et des vidéos pour eux», a-t-il blagué.

Smith sera un des joueurs appelés à faire preuve de polyvalence, lui qui a joué les trois positions en attaque jeudi contre les Kings. Il aime le dévouement au jeu défensif affiché par son club pendant ce voyage. «On fait ce qu’il faut pour mettre la main sur les rondelles libres, et Anders (Nilsson) fait les gros arrêts au bon moment devant le filet», a-t-il ajouté.

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BRADY TKACHUK DÉRANGE

Il l’a bien montré depuis le début de la saison, Brady Tkachuk n’a pas nécessairement besoin d’amasser des points pour avoir un impact dans un match.

Jeudi soir contre les Kings, le premier choix des Sénateurs l’été dernier a obtenu une passe sur le but de Bobby Ryan, mais il s’est surtout démarqué en s’installant dans son bureau, tout juste devant l’enceinte du filet des Kings, où il a considérablement dérangé Jonathan Quick et le défenseur Drew Doughty.

L’arrière étoile des Kings lui a d’ailleurs décoché quelques reproches.

«Ça, c’était juste deux compétiteurs, je n’en dirai pas plus... Moi, ce qui me met dans le match, c’est d’être physique et d’obtenir la première mise en échec. C’est mon jeu et ensuite je peux utiliser ma vitesse et mes habiletés», a-t-il souligné.

Son patron Guy Boucher est conscient que Tkachuk va parfois manquer de jus à jouer de cette façon.

«Il a déjà joué plus que pendant toute une saison à l’université. Il doit juste continuer à composer avec le ‘grind’ de la LNH, un match comme ça est un bon apprentissage, il aurait pu ne pas avoir de jambes lors d’un deuxième match en deux soirs, mais c’était le contraire», a-t-il dit.