La fiche d’Anders Nilsson compte plus de victoires que de défaites depuis que le Suédois porte l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa. «Il récolte ce qu’il sème», assure son coéquipier Dylan DeMelo.

La fiche gagnante de Nilsson

Une statistique surprend, plus que toutes les autres, chez les Sénateurs d’Ottawa.

La fiche gagnante d’Anders Nilsson, en rouge et noir, dépasse l’entendement.

Le grand gardien suédois est débarqué au Centre Canadian Tire au début du mois de janvier 2019. Au départ, il devait simplement épauler Craig Anderson, dans une saison où tout allait de travers.

Les choses ont continué à mal fonctionner, partout autour de lui, par la suite.

Il en a complètement fait abstraction.

Nilsson a complété samedi soir une semaine parfaite de trois victoires en trois sorties, quand il a battu les Hurricanes de la Caroline.

Sa fiche cumulative à Ottawa ressemble désormais à ceci : 15 victoires, 14 revers en temps réglementaire, un revers en prolongation.

« Il a fait tout un travail », estime le jeune vétéran de la brigade défensive, Dylan DeMelo.

« Nous avons une fiche perdante, tout le monde le sait. Parvenir à conserver une fiche gagnante, dans les circonstances... C’est impressionnant. »

Vérification faite, les Sénateurs ont une fiche largement déficitaire de 20-35-3, jusqu’à maintenant, en 2019.

DeMelo s’explique assez facilement les succès de son coéquipier.

« Sa façon de travailler durant les entraînements lui permet de connaître du succès durant les matches », estime DeMelo.

Il n’y a donc pas de recette secrète.

« Anders est un des joueurs qui travaillent le plus fort, jour après jour, à l’entraînement. Quand les matches débutent, il récolte ce qu’il sème. »

La récolte de Nilsson a été particulièrement bonne, au cours de la dernière semaine. Il a obtenu trois départs en six jours. Chaque fois, il est sorti gagnant.

Contre les Hurricanes de la Caroline, samedi soir, il a réussi 38 arrêts dans un gain de 4-1.

Après la rencontre, il a joué la carte de l’humilité.

« Je n’ai pas l’impression d’avoir affronté une quarantaine de lancers, a-t-il commenté. Les Hurricanes, j’ai parfois l’impression qu’ils envoient toutes les rondelles en direction du filet. Dans ce contexte, la pression repose souvent sur les patineurs. S’ils me donnent la chance de voir la plupart des rondelles, tout va bien. Le nombre de lancers, élevé, peut alors jouer en ma faveur. Plus je fais d’arrêts, plus j’ai l’impression que je suis dans le match. »

Nilsson a quand même effectué quelques gros arrêts, pour permettre aux Sénateurs de gagner deux matches d’affilée pour la première fois de la saison 2019-20.

On pense notamment à un arrêt en particulier, réussi dans la toute dernière seconde du premier engagement.

Un arrêt spectaculaire qui a permis aux Sénateurs de rentrer au vestiaire avec une priorité de trois buts.

Il a volé un but certain au plombier Warren Foegele.

Encore une fois, Nilsson se montre très humble.

« J’ai réagi un peu tardivement au retour de lancer, commente-t-il. Je me suis un peu précipité et j’ai été chanceux. Le lancer m’a frappé sur les orteils. Mais, au fait... Restait-il assez de temps, au cadran, pour que le but compte ? »

Il restait assez de temps au cadran. Cet arrêt a fait une bonne différence dans la rencontre.

« J’ai été chanceux, maintient-il. Parfois, un gardien a besoin de chance. J’ai été chanceux, la rondelle a frappé mon orteil. »

DeMelo n’a pas la même retenue, quand vient le temps d’évaluer les performances de son gardien.

Il a eu la chance de l’affronter à quelques reprises, avant de se joindre aux Sénateurs.

Le défenseur droitier évoluait dans l’Association Ouest, à San Jose, entre 2015 et 2018.

Durant cette période, Nilsson jouait aussi sur la côte du Pacifique, à Vancouver.

« Je croyais simplement qu’il était un gros gardien qui occupait une grosse partie du filet. En travaillant avec lui, chaque jour, je constate que sa technique est bonne. Et il travaille très fort. »

Un autre départ

Nilsson aura la chance d’étirer sa séquence victorieuse. Il sera de nouveau appelé à jouer, lundi soir, en Caroline.

« Je ne veux pas qu’un gardien passe trop de temps au bout du banc, mais je dois aussi utiliser celui qui connaît une forte séquence », fait valoir D.J. Smith.