Le portier des Sénateurs, Craig Anderson, a fait face à 43 et 41 lancers dans deux revers au compte de 5-2 contre le Tricolore.

La défensive des Sénateurs toujours poreuse

Chassez le naturel et il revient au galop.

Ce vieux dicton illustre pas mal ce qui vient de se passer récemment chez les Sénateurs d’Ottawa.

La semaine dernière, quand ils ont collé trois victoires de suite, ils pensaient avoir enfin résolu les problèmes défensifs qui faisaient qu’ils pourraient menacer quelques records de médiocrité de la LNH, pour les buts et les lancers alloués en une saison, s’ils maintenaient le même rythme.

L’entraîneur-chef Guy Boucher avait vu des signes encourageants dans un revers de 4-2 contre les Rangers à New York, alors que son club avait réduit le nombre de tirs accordés de 54 lors du match précédent à Dallas à 33.

Au cours de la série de victoires qui a suivi, à commencer par une remontée de troisième période à Philadelphie, les Sénateurs ont même réussi à limiter un adversaire — les Rangers — à moins de 30 lancers, ce qu’ils n’ont fait que trois fois en 29 matches cette saison (trois matches qu’ils ont gagnés, par ailleurs).

Contre le Tricolore cette semaine, ils sont revenus autour de ce qui est la « normale » pour eux, alors que le gardien Craig Anderson a fait face à 43 et 41 lancers dans deux défaites par le même pointage de 5-2 (un but a été compté dans un filet désert jeudi). La moyenne de tirs alloués par les Sénateurs, de loin la pire de la LNH cette saison, s’établit à 38,1 lancers par match.

Leur moyenne collective de buts alloués s’élève à 4,10, alors qu’Anderson (moyenne de 3,69) sauve les meubles la plupart du temps, les mauvais buts comme le premier qu’il a donné à Jeff Petry 20 secondes après un but de Mark Stone n’arrivant pas très souvent.

« Je pense que la principale chose qu’on doit faire est de jouer avec la rondelle un peu plus, a analysé Anderson jeudi soir. Quand ils (le Canadien) avaient la rondelle, ils faisaient de beaux jeux, ils appuyaient bien la rondelle et ils attaquaient avec de la vitesse. Quand on avait la rondelle, on dirait que nous étions un peu trop séparés. C’est difficile de jouer comme ça. On va espérer qu’on peut rebondir et jouer un peu mieux en fin de semaine. »

Avec une brigade défensive jeune, Guy Boucher ne semble pas trop se préoccuper du nombre de lancers auquel Anderson doit faire face, qui risque d’être encore élevé ce week-end avec la visite des Penguins et des Bruins. Dans les défaites contre le Canadien, il a surtout lamenté le fait que son club s’est « battu lui-même » en donnant des surnombres mardi au Centre Bell, tandis que deux buts comptés en peu de temps en deuxième période jeudi ont été le résultat de revirements dans leur zone.

« Les gars étaient prêts à rebondir (de mardi), ils l’ont montré en première période. Dans les deux cas, on échappe le match en deuxième période en raison d’une mauvaise gestion de la rondelle. Peu importe contre qui tu joues, si tu ne gères pas bien la rondelle, ça va revenir te hanter. Ça nous a tués lors des deux matches », a-t-il noté.

Les revirements en question ont été commis de un par Tom Pyatt, un vétéran que Boucher affectionne particulièrement en raison de son jeu défensif, mais qui montre un différentiel de moins-14 cette saison, et par Thomas Chabot, qui a connu une soirée difficile. Mais il faut dire aussi qu’à la deuxième occasion, Cody Ceci aurait pu réparer son erreur le long de la bande en couvrant mieux Andrew Shaw devant le filet.

« C’est décevant et très frustrant », a souligné Ceci.

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DERNIER HOMMAGE À MIKE FOLEY

Après leurs deux revers contre le Tricolore et avant leur programme double du week-end contre Pittsburgh et Boston qui précède un voyage d’une semaine qui les amènera à Nashville, Detroit et Montréal, les Sénateurs ont obtenu un congé d’entraînement vendredi. 

Plusieurs joueurs, dirigeants et entraîneurs de l’équipe sont quand même passés au Centre Canadian Tire alors que c’est à cet endroit dont il connaissait tous les recoins que la célébration de la vie de l’ancien assistant préposé à l’équipement Mike Foley a eu lieu vendredi après-midi. 

Âgé de 61 ans, Foley est décédé le 17 novembre dernier — quelques jours après le match de la campagne «Le hockey pour vaincre le cancer» — d’un cancer du colon qui s’est déclaré il y a quelques mois à peine. 

Il a travaillé dans le giron des Sénateurs pendant les 26 années de leur existence de l’ère moderne.