Alex Chiasson a été échangé aux Sénateurs d'Ottawa dans le cadre de la transaction avec les Stars de Dallas impliquant Jason Spezza.

La constance, le grand défi de Chiasson

S'il veut impressionner les partisans des Sénateurs d'Ottawa, cet automne, Alex Chiasson sait fort bien ce qu'il doit faire. Il n'a qu'à jouer comme il a joué en octobre 2013. Il ne doit surtout pas jouer comme il a joué en avril 2014.
En octobre dernier, le costaud ailier droit a joué comme une future star. Après les neuf premiers matches de la saison régulière, il avait déjà inscrit neuf points.
Sa fin de saison a été un peu moins impressionnante. Dans les sept derniers matches du calendrier régulier des Stars de Dallas, il n'a pas inscrit un seul petit point.
« Ma deuxième moitié de saison n'a pas été la plus facile », a-t-il concédé, hier midi, lors de sa première rencontre avec les journalistes de la capitale.
« J'ai été frappé par un vilain virus à la période des Fêtes. J'ai perdu entre 10 et 15 livres. Par la suite, avec le calendrier condensé et les nombreux voyages, j'ai eu beaucoup de mal à récupérer. »
Les problèmes de santé ne peuvent cependant pas tout expliquer.
« Dans ma rencontre de fin de saison avec l'entraîneur-chef des Stars Lindy Ruff, il a quand même été question de ma constance. Il faudra que ce soit un de mes objectifs principaux cette année. »
Malgré une deuxième moitié de saison difficile, le hockeyeur qui est originaire de Saint-Augustin-de-Desmaures a réussi à boucler sa première saison complète dans la Ligue nationale de hockey au cinquième rang chez les meilleurs marqueurs des Stars.
En faisant preuve d'un peu plus de constance, en évitant les blessures, il pourrait bien espérer une récolte d'une cinquantaine de points l'an prochain. Ce ne serait certainement pas un objectif déraisonnable. « Je ne vais certainement pas commencer à chiffrer mes objectifs personnels », prévient celui qui aura 24 ans lorsque la saison débutera.
Il sait cependant que les Sénateurs lui offriront toutes les chances de se faire valoir.
Il vient d'être échangé contre un joueur de concession qui pouvait facilement se classer, bon an mal an, parmi les 10 meilleurs marqueurs de la LNH.
« J'ai pris le temps de m'asseoir pour bien penser à cela mardi. Quand une formation échange un joueur du calibre de Jason Spezza pour faire votre acquisition, c'est quelque chose de particulier. »
« Si ça me met un peu plus de pression sur les épaules ? Je me préoccupe très peu de ces choses. La pression fait partie de la game, peu importe la ville dans laquelle un joueur évolue. Je me connais très bien comme joueur. Je sais pourquoi j'ai connu du succès par moments à Dallas. Je vais essayer de jouer de la même façon ici à Ottawa. »
Ex-coéquipier de Gryba
Chiasson ne connaît pas beaucoup la région de la capitale fédérale. Sa dernière visite remonte à une dizaine d'années. À l'époque, il évoluait dans les rangs bantam ou midget. Il n'est plus trop certain. Il a l'air de trouver intéressante l'idée de jouer dans un marché canadien, où il y a « plus de deux ou trois journalistes dans le vestiaire ».
Il connaît néanmoins un joueur chez les Sénateurs. Eric Gryba et lui ont été coéquipiers pendant une saison à Boston University, en 2009-2010.
Dans la région de Québec, cet été, Chiasson a également la chance de s'entraîner avec Antoine Vermette. « C'est une des premières personnes à qui j'ai parlé après la transaction. Il n'avait que des bonnes choses à dire sur l'organisation des Sénateurs. »