Il n’y a pas si longtemps, Chris Kelly était encore un joueur. Maintenant il est derrière le banc.

Kelly aime son nouveau rôle

UNIONDALE — Après avoir empoché sa première victoire comme entraîneur par intérim des Sénateurs d’Ottawa dimanche, Marc Crawford a eu une pensée pour son nouvel adjoint Chris Kelly.

« J’étais vraiment heureux pour Chris Kelly parce que c’est sa première victoire comme entraîneur. Je peux vous dire qu’il va en avoir beaucoup d’autres. Il est un gars vraiment intelligent qui a été une bonne addition pour notre groupe », a souligné Crawford après ce qui était aussi son 550e gain en carrière, bon pour le 22e rang à ce chapitre dans l’histoire de la LNH.

Quand Crawford a reçu l’appel du DG Pierre Dorion vendredi dernier pour prendre la relève de Guy Boucher, un de ses premiers appels téléphoniques a été à l’ancien centre des Sénateurs, qui travaillait au niveau du développement des joueurs en compagnie d’un autre ancien Sénateur, Shean Donovan.

Nouveau retraité de la LNH à 38 ans, Kelly se plaisait dans ce rôle où il pouvait passer du temps auprès de sa famille qui compte trois enfants âgés de trois à huit ans. Il n’était pas certain – et il ne l’est pas encore – qu’il est prêt à être un entraîneur à temps plein.

« Pour être bien honnête, je ne savais pas trop ce que je voulais faire, à part qu’après avoir fini la saison dernière (passée à Belleville, avec l’équipe olympique canadienne et Anaheim), je voulais rester dans le hockey. J’en ai parlé avec Shean Donovan et évidemment Pierre (Dorion), et j’étais heureux d’obtenir cette opportunité d’aider les jeunes joueurs du club tout en apprenant de Shean, qui fait ça depuis cinq ans. Il m’a aidé beaucoup pour commencer à travailler de l’autre côté du jeu, et maintenant, c’est fantastique de pouvoir apprendre des entraîneurs expérimentés que nous avons ici », a-t-il commenté en fin de semaine.

Choix de troisième ronde en 1999, Kelly a connu une longue carrière de 17 ans chez les professionnels, la majorité dans l’organisation des Sénateurs, à laquelle il est revenu après un passage de six ans avec les Bruins de Boston, avec qui il a gagné la coupe Stanley en 2011.

« Je pense que c’est positif de me joindre à l’équipe actuelle. Une chose que je peux apporter est que ça ne fait pas longtemps que j’ai arrêté de jouer, je peux avoir des affinités avec nos joueurs plus âgés et nos joueurs plus jeunes, voir les différents styles de jeu qu’ils apportent, pouvoir communiquer et les aider de la bonne façon pour qu’ils s’améliorent chaque jour », souligne-t-il.

Un de ces joueurs qui l’a côtoyé à Ottawa, Bobby Ryan, a apprécié sa présence derrière le banc lors des deux matches du week-end. « “Kels” est vraiment bon, il comprend bien le jeu. Il vient juste d’arrêter de jouer, donc il peut comprendre certaines des lectures de jeu qu’on peut faire. Il a eu de bons points à partager. Il n’a montré aucun signe de nervosité. C’est bizarre quand tu as joué avec un gars et qu’il se retrouve derrière le banc pour te dire quoi faire, mais je pense qu’il est un gars calme et posé qui va bien contre-balancer “Cro” (Crawford), qui est pas mal plus intense, ce qui est bon par moments, on a besoin de ça », a-t-il souligné.

À ce sujet, Kelly a dit que « les gars sont fantastiques. J’ai parlé à ceux avec qui j’ai joué, il y a un respect mutuel. Ils savent que lorsque j’ai joué ici, je cherchais à aider et ça ne changera pas maintenant que je suis un entraîneur. Je suis là pour aider de n’importe quelle manière que je le peux... Derrière le banc, tu vois à quel point le jeu est rapide... J’essaie d’être très positif et de leur montrer les choses qu’ils font bien, et peut-être aussi certaines choses qu’ils peuvent corriger. »