Erik Karlsson et ses coéquipiers ont fait le plein d'énergie entre les deux rencontres à Pittsburgh. Le capitaine, à la grande surprise de Marc Méthot, a profité de son moment de répit pour jouer au golf.

Karlsson se permet une ronde de golf

PITTSBURGH - Les joueurs de la LNH attendent d'habitude leur élimination avant de commencer leur saison de golf, mais Erik Karlsson n'est pas un hockeyeur comme les autres.
Lorsqu'il s'est fait demander avant le match de lundi ce qu'il avait fait pendant la journée de congé de la veille, le capitaine des Sénateurs a avoué bien volontiers qu'il est allé fouler les allées et verts du prestigieux club Oakmont, hôte du U.S. Open à huit occasions.
« Je n'ai pas été très bon, il ventait pas mal », a-t-il rapporté.
Un peu surpris, son partenaire Marc Méthot, qui était à ses côtés, lui a posé la question suivante alors qu'ils étaient ensemble sur le podium. « Tu veux dire qu'hier, tu as joué au Oakmont ? - Oui, a répondu Karlsson. À part ça, tu ne fais pas grand-chose. Tu es assis à ne rien faire. D'habitude, je ne quitte pas l'hôtel trop souvent sur la route. À la maison, je fais des commissions et j'aide la famille autant que je le peux. »
Considérant que Oakmont est un club qui incite les golfeurs à marcher, la décision de Karlsson pourrait surprendre alors qu'on sait qu'il joue avec un pied gauche endolori depuis plus d'un mois. Mais il est aussi fort possible qu'il ait pris les arrangements nécessaires pour jouer en voiturette.
Karlsson et le reste de l'équipe ont fait le plein d'énergie entre les deux rencontres à Pittsburgh alors que comme avant le premier match et le dernier de la série contre New York, ils n'ont pas tenu d'entraînement matinal au PPG Paints Arena.
Les Sénateurs n'ont donc pas pratiqué du tout un jeu de puissance en panne sèche, qui a été blanchi lors de ses 16 derniers avantages numériques, son dernier but remontant au premier match de la série contre les Rangers.
L'entraîneur-chef Guy Boucher n'a cependant rien à redire contre une unité qui en arraché pendant une bonne partie de la saison, et qui était 13e sur les 16 équipes ayant pris part aux séries avec un taux d'efficacité de 14,0 % avant le match de lundi soir. Et ce malgré la présence d'un Karlsson qui est au sommet de son art.
« Ça ne me dérange pas du tout (le 0 en 16) parce qu'on a des chances. Quand tu n'as pas de chances et que tu joues mal, que les gars sont partout et ne sont pas dans leur trajectoire, là, tu as des problèmes. La dernière série, j'ai adoré notre avantage numérique. (Henrik) Lundqvist a été exceptionnel, on a eu soit des poteaux ou des arrêts miraculeux. On voudrait avoir plus d'avantages numériques, c'est certain, et pour ça, il faut patiner et créer avec notre vitesse... Quand je regarde le (premier) match (contre les Penguins), on a manqué le filet sur de superbes chances, et d'autres moments la rondelle a touché notre écran devant le filet », a indiqué l'entraîneur-chef Guy Boucher avant le match de lundi.
« Le premier but d'un avantage numérique pour moi, ce n'est pas de marquer, parce que tu es certain que 80 % du temps, tu ne marqueras pas de toute façon... Tu ne veux juste pas perdre de momentum à cause de ton avantage numérique qui est trop mou. Tu ne veux pas le perdre, ou tu veux le gagner », a-t-il ajouté.
L'attaquant Mark Stone, un régulier sur l'attaque massive, ne pouvait expliquer comment une unité qui peut compter sur Karlsson n'arrive pas à produire plus souvent. 
« Évidemment, quand vous avez du succès sur l'attaque à cinq, ça peut changer le cours d'un match. Lors du dernier match, nous avons passé beaucoup de temps en zone adverse. Nous avons eu des chances, mais on n'a pas su en profiter. Mais nous avons quand même obtenu un peu de momentum. Ça ne nous a pas fait mal, alors que par le passé, je pense que certains de nos jeux de puissance ont dégonflé le banc un peu. On va donc suivre notre plan de match du mieux qu'on peut. Si ça rentre, ça rentre. Mais au pire, il faut générer du momentum », a-t-il noté.
Une attaque à cinq qui produit à plein régime (plus de 20 % d'efficacité) n'est pas nécessairement un prérequis pour connaître du succès en séries. Les Bruins de Boston ont remporté la coupe Stanley en 2011 avec un jeu de puissance qui avait une moyenne de 11,4 %.
Stalberg au rancart
L'entraîneur-chef des Sénateurs Guy Boucher n'a apporté aucun changement à son alignement par rapport au premier match alors que l'attaquant Viktor Stalberg n'était pas prêt à revenir au jeu d'une blessure au bas du corps. Le vétéran suédois a patiné avec les substituts de l'équipe lundi matin au PPG Paints Arena, mais il n'avait vraiment pas l'air à son aise, secouant un de ses patins à quelques occasions. Le défenseur Mark Borowiecki (jambe) a pour sa part raté un 12e match de suite. Son statut « au jour le jour » est passé à « de semaine en semaine », semble-t-il.
Ahl éliminé
Les Sénateurs n'auront finalement que deux espoirs au tournoi de la coupe Memorial qui débutera en fin de semaine à Windsor, alors que l'attaquant suédois Filip Ahl a vu ses Pats de Regina, dirigés par l'ancien entraîneur des Sénateurs John Paddock, s'incliner 4-3 en prolongation face aux Thunderbirds de Seattle, qui ont remporté la finale de la LHOuest en six matches dimanche soir en Saskatchewan. L'attaquant de 19 ans, choix de quatrième ronde en 2015, a terminé au 20e rang des compteurs des séries avec ses 18 points, dont 5 buts. Les premiers choix Thomas Chabot, des Sea Dogs de Saint-Jean, et Logan Brown, du club-hôte des Spitfires de Windsor, seront donc les deux seuls Sénateurs à s'affronter pour la suprématie au hockey junior majeur canadien.
Le retour de Da Costa ?
Un informateur de TSN, Darren Dreger, a fait savoir par l'entremise de son compte Twitter lundi que quelques équipes de la LNH seraient intéressées à rapatrier l'ancien Sénateur Stéphane Da Costa, lui qui impressionne au Championnat mondial alors qu'il a compté six buts pour la France, à égalité en tête des buteurs avec Johnny Gaudreau, des États-Unis. Entre 2010 et 2014, Da Costa a joué 47 parties pour les Sénateurs, récoltant 7 buts et 11 points. Il a passé les trois dernières saisons avec le CSKA de Moscou, dans la KHL, amassant 9 buts et 20 points en 24 parties cette saison. Les Sénateurs lui avaient présenté une offre qualificative avant son départ pour l'Europe afin de conserver leurs droits sur lui, mais ceux-ci arriveront à échéance à la fin juin et il sera agent libre le 1er juillet.