Erik Karlsson .

Karlsson recommence à s'entraîner

Vendredi chargé à la Place Banque Scotia. Les joueurs des Sénateurs d'Ottawa étaient arrivés tôt, histoire de bien paraître lors de la prise de la traditionnelle photo d'équipe. Le propriétaire de l'équipe, Eugene Melnyk, était venu faire son tour à la veille d'un gros duel contre les Maple Leafs qu'il déteste tant. Erik Karlsson, enfin, a choisi cette journée pour recommencer à patiner avec ses coéquipiers.                                                                
Ça s'est bien passé. Il n'avait pas du tout l'air de traîner de la patte. En l'observant, depuis les gradins, le directeur général Bryan Murray avait l'impression qu'il s'était «remis à 100%» de sa blessure au tendon d'Achille subie le 13 février.
L'effet escompté
Chose certaine, la présence de Karlsson lors de la séance d'entraînement a eu l'effet escompté chez ses coéquipiers.
«C'est excitant, s'est exclamé le gardien Craig Anderson. Personne ne s'attendait à le revoir sur la glace si tôt. Erik a vraiment pris tout le monde par surprise. J'ai vraiment hâte de voir à quelle vitesse les choses vont continuer de progresser pour lui.»
«Il est difficile de se faire une idée après notre séance d'entraînement d'aujourd'hui. Nous avons surtout pris part à des exercices légers. Je trouvais quand même qu'il se déplaçait de façon fluide sur la patinoire. Il n'a pas démontré de signes de faiblesse. Il avait l'air bien, il alimentait bien ses coéquipiers avec de belles passes. Il ne lui reste plus qu'à se remettre en forme maintenant», croit Marc Méthot.
Le partenaire régulier de Karlsson n'a pas vraiment complété son idée. Les fans qui rêvent au retour au jeu du quart-arrière depuis plus de deux mois peuvent facilement le faire à sa place.
Quand il aura retrouvé la forme, il pourra reprendre sa place aux commandes du jeu de puissance.
Le retour du numéro 65 n'aura pas lieu ce soir.
Lundi, alors, contre les Penguins de Pittsburgh? Ce serait poétique. Il pourrait regarder son agresseur Matt Cooke droit dans les yeux.
Ce serait encore un peu trop tôt.
Pas de date précise
Karlsson était de fort bonne humeur, en milieu de journée, quand il s'est présenté devant les journalistes. Il a toutefois évité de parler de son échéancier. Il ne veut pas faire de promesses qu'il pourrait avoir de la difficulté à respecter.
«Je n'ai pas une date précise en tête. Pour l'instant, je suis raisonnable. Je veux patiner le plus souvent possible. Je veux retrouver toutes les sensations normales dans ma jambe. Plus je patine, mieux je me sentirai. Quand le temps de revenir au jeu viendra, je vous le dirai», dit-il, sourire en coin.