Erik Karlsson a patiné pour une deuxième journée de suite mercredi.

Karlsson progresse très bien

Erik Karlsson a patiné pour une deuxième journée de suite mercredi, et il a l'intention de patiner tous les jours du reste de cette semaine, à moins d'un contretemps.
Il n'y a qu'un pas à franchir pour penser que le capitaine des Sénateurs d'Ottawa, qui réhabilite une cheville gauche opérée l'été dernier pour réparer des tendons endommagés, pourrait être en mesure de revenir au jeu à temps pour le premier match de la saison régulière, jeudi prochain alors que les Capitals de Washington s'amèneront au Centre Canadian Tire.
Le double récipiendaire du trophée Norris de meilleur défenseur de la LNH n'était cependant pas prêt à franchir ce pas en rentrant au vestiaire après l'entraînement matinal de son club, même s'il a gardé la porte entrouverte.
« Il est probable que non, je ne pourrai pas jouer, a répondu Karlsson quand la possibilité a été évoquée. Mais encore une fois, tout peut arriver et nous allons voir comment elle (la cheville) va réagir quand je vais faire des choses avec un peu plus d'intensité. C'est un bon signe que je patine finalement... Mon pied va beaucoup mieux que pendant les séries. »
L'arrière suédois a révélé d'autres détails concernant son opération qui donnait des frissons dans le dos.
« Ils ont enlevé la moitié de l'os de ma cheville et la partie qui demeure là devrait être aussi normale que possible », a-t-il indiqué.
Karlsson avait déjà laissé entendre lors du tournoi de golf de l'équipe qu'un tendon artificiel avait été inséré dans sa cheville, ce qui le laissait avec une sensation différente dans son pied.
« C'est difficile de décrire exactement ce qui est différent. On dirait que j'ai un morceau de cuir dans ma cheville et il n'est pas vraiment flexible. Ça va prendre un certain temps à m'habituer, mais encore une fois, je pense que je gère ça assez bien présentement », a-t-il dit.
Deuxième dans toute la LNH la saison dernière avec ses 201 tirs bloqués, Karlsson n'est pas à l'abri d'une autre blessure à cette même cheville s'il reçoit une rondelle à cet endroit.
« Si je reçois un tir, il y a toujours un risque de fracture, que ce soit la même cheville ou quelque chose d'autre. Comme hockeyeur, on sait que ce risque est toujours là. Ce n'est pas quelque chose qui m'inquiète. J'espère être capable de bloquer des lancers d'une façon un peu différente », a-t-il mentionné.
Pour l'entraîneur-chef Guy Boucher, c'était évidemment encourageant de voir son joueur vedette sur la patinoire pour un entraînement complet, même s'il était assez court le matin d'un match.
« On savait que les choses allaient bien, mais un des principaux problèmes était que la peau ne guérissait pas alors qu'elle l'est maintenant. À partir de là, c'est à lui d'essayer de se pousser un peu plus dans des situations de matches lentement, sans contact. C'est ce qu'il a fait aujourd'hui, ce qui veut dire qu'on avance. Je ne peux dire à quel point il progresse, je vais attendre que le thérapeute me dise comment il s'est senti. Habituellement, c'est le lendemain qui te dit où il est rendu », a-t-il souligné.
Alors qu'il avait évoqué la possibilité il y a quelques semaines de devoir attendre jusqu'en novembre avant de disputer un premier match, il ne serait maintenant pas si surprenant de voir Erik Karlsson être prêt à faire un retour « miraculeux » lors du match inaugural.
Il n'en serait pas à un premier retour hâtif, lui qui n'a raté que 10 semaines d'activité en 2013 quand son tendon d'Achille avait été sectionné par un coup de patin, une blessure qui prend normalement au moins quatre mois de réhabilitation. Il était revenu à temps pour les séries éliminatoires cette année-là.
La sensation est différente cette fois, note-t-il cependant : « Avec le tendon d'Achille, j'avais plus de difficulté à patiner en ligne droite que latéralement, ce qui est le problème cette fois. »
Pour ce qui est de retrouver ses capacités cardiologiques lui permettant de jouer à un haut niveau dans la LNH, il ne s'inquiète pas trop à ce sujet. « Dans les matches, je suis un sprinter, pas un coureur de marathon. C'est ce que je vais travailler, de courtes présences à haut niveau. Faire 100 tours de patinoire ne m'aiderait pas beaucoup », a-t-il ajouté.
Anderson irait à la Maison-Blanche
Le gardien américain des Sénateurs Craig Anderson n'était pas trop à l'aise lorsqu'il a été invité à commenter la controverse qui fait rage dans son pays, alors que le président Donald Trump s'est attaqué avec virulence aux joueurs de la NFL qui protestent contre la violence policière envers les Noirs en s'agenouillant lors de l'hymne national, ainsi qu'aux champions de la NBA, les Warriors de Golden State, qui ont décliné son invitation à la Maison-Blanche. Les Penguins de Pittsburgh, tombeurs des Sénateurs en finale de l'Est l'an dernier, se sont attiré des critiques parce qu'ils ont accepté cette invitation.
« À mon avis, la politique doit être laissée aux politiciens et nous faisons notre travail (en jouant au hockey), je n'ai pas vraiment d'opinion à ce sujet que je ne connais pas. Je vis et je joue au Canada et en grande partie, je suis presque Canadien », a-t-il répondu à une question du Droit à ce sujet.
Interrogé à savoir s'il accepterait une invitation à la Maison-Blanche dans l'éventualité où il remporterait la coupe Stanley avec un club américain, Anderson ne s'est pas défilé, cependant.
« Je pense que c'est une de ces choses qui ne se présente qu'une fois dans une vie. Peu importe qui est le président, ça n'a pas d'importance pour moi. Ce serait juste une chance de visiter la Maison-Blanche », a-t-il affirmé.
Son jeune coéquipier Ryan Dzingel, qui a disputé son premier match hors-concours mercredi après avoir soigné une blessure à l'aine, ne voulait pas s'embarquer dans ce débat. « Je ne suis pas trop ça, plusieurs gars ont émis leurs opinions et moi, je me concentre sur le hockey », a-t-il dit.