Erik Karlsson affrontera les Canucks, mardi. «C’est garanti à 100 %», a dit son entraîneur.

Karlsson prêt à revenir au jeu

Il n’y avait même pas une seule petite once de suspense. Quand Erik Karlsson s’est pointé sur la patinoire avec son chandail d’entraînement régulier et le sourire aux lèvres, lundi matin, on a compris qu’il est prêt à revenir au jeu.

Guy Boucher n’a pas perdu de temps à confirmer la nouvelle, un peu plus tard, durant son premier point de presse de la semaine. « C’est garanti à 100 %. Il est prêt. Il affrontera les Canucks de Vancouver, mardi. »

Il fallait donc trouver, rapidement, un autre terrain sur lequel débattre.

Boucher a lui-même offert de la matière à discussion, quand il s’est dit « très heureux de retrouver le meilleur joueur sur la planète ».

Un journaliste de Vancouver lui a demandé de préciser sa pensée. Karlsson serait le meilleur joueur au monde ? Vraiment ? Serait-il supérieur à Connor McDavid ?

« Moi, je crois que Karlsson est le meilleur hockeyeur sur la planète, a répondu calmement l’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa. Je suis évidemment biaisé, il joue pour moi ! Sidney Crosby et McDavid sont les meilleurs attaquants au monde. Erik est un défenseur. Les défenseurs d’exception comme lui peuvent passer entre 30 et 35 minutes par partie sur la patinoire. C’est pourquoi je vois les choses ainsi. »

Il faudra maintenant découvrir à quel point Karlsson pourra jouer, dans les prochaines semaines.

Le double récipiendaire du trophée Norris a joué son dernier match de hockey le 25 mai dernier.

On a tôt fait de comprendre à quel point il a subi une intervention délicate durant la saison morte. Karlsson s’est fait un plaisir de nous expliquer que son chirurgien a retiré « la moitié d’un os » de sa cheville gauche.

Il n’a pas toujours pas participé à un seul exercice avec contacts physiques, cet automne.

« Ça ne m’inquiète pas trop, assure-t-il. J’ai encaissé suffisamment de mises en échec dans ma vie. Je serai capable de bien réagir en temps et lieu. »

Le capitaine ne va quand même pas jusqu’à dire que tout sera facile pour lui dans les prochaines semaines. « Je rencontrerai sans doute des difficultés. Je devrai travailler de façon intelligente. Il faudra bien gérer mon temps d’utilisation. »

« Je ne me sens pas comme je me sentais avant de subir l’opération. J’aurai besoin de beaucoup de temps avant de me sentir parfaitement à l’aise. C’est pourquoi j’estime que le temps est venu pour moi de recommencer à jouer. Mieux vaut retrouver au plus vite un semblant de routine. Je dois trouver mes nouveaux points de repère. »

Un collègue a demandé, à la blague, si la présence d’Erik Karlsson pouvait faire dérailler le jeu de puissance. Les Sénateurs ont effectivement trouvé une recette gagnante, inscrivant cinq buts – presque six – avec l’avantage d’un homme à leurs deux dernières parties.

Boucher s’est contenté de rire.

Il s’est par contre dit plutôt fier de ses protégés, qui n’ont pas subi un seul revers en cinq parties depuis le début de la saison.

« Les gars comprennent désormais qu’ils peuvent continuer à gagner des matches de manière régulière, même quand certains de nos meilleurs joueurs ne sont pas au rendez-vous. Ils savent que nous formons une équipe et ils réalisent que le succès ne passe pas obligatoirement par certains individus. »

Six ou sept défenseurs ?

Craig Anderson sera le gardien partant des Sénateurs face aux Canucks. « En réalité, nous avons une seule question à régler, commente Guy Boucher. Allons-nous utiliser six ou sept défenseurs ? »

Le retour au jeu d’Erik Karlsson vient poser un problème nouveau à l’entraîneur-chef des Sénateurs. « Si je décide d’utiliser 12 attaquants, je dois rayer de la formation un de nos vétérans défenseurs. Le problème, c’est qu’ils ont tous vraiment bien joué depuis le début la saison... »

Lors de sa première séance d’entraînement officielle de la saison, Karlsson a patiné avec Dion Phaneuf. Freddy Claesson et Chris Wideman formaient l’autre duo régulier.

Mark Borowiecki, Cody Ceci et Johnny Oduya travaillaient ensemble. Chacun restait, à son tour, sur les lignes de côté.

« Ne vous fiez pas trop aux duos à l’entraînement », insiste Boucher.

« Vous me connaissez, j’aime bien jouer avec mes combinaisons. Je n’ai pas eu la chance de le faire à mon goût, en défensive, en l’absence d’Erik. J’ai bien aimé la façon dont Cody et Johnny ont joué, ensemble, vers la fin de notre voyage. Je ne coulerais quand même rien dans le ciment. Tout pourrait changer dans les cinq premières minutes de notre prochaine partie. »