Erik Karlsson

Karlsson pas mal à l’aise

Les photos et vidéos d’un Erik Karlsson qui avait l’air assez contrarié d’être assis entre le propriétaire Eugene Melnyk et le directeur général Pierre Dorion lors de la photo d’équipe prise mercredi ont rapidement fait le tour de la planète hockey, mais le principal intéressé a maintenu jeudi qu’il ne se sentait pas mal à l’aise, même si ses deux patrons ont étudié la possibilité de l’échanger avant la date limite des transactions dans la LNH.

« Je pense que si vous placez une caméra sur quelqu’un pendant 25 minutes, vous allez pouvoir trouver cinq secondes qui vont illustrer ce que vous voulez. C’était une photo d’équipe pareille comme toutes les autres auxquelles j’ai participé. Tu souris pour la caméra, il (le photographe) prend quelques photos. Ça vient ennuyant de rester en place longtemps sans avoir rien à faire », a-t-il affirmé après l’entraînement matinal des siens, avant leur match en soirée contre les Sabres.

Interrogé à savoir s’il a pensé que ça pourrait être la dernière fois qu’il pose pour la postérité dans l’uniforme des Sénateurs, le défenseur vedette qui pourrait à nouveau se retrouver sur le marché l’été prochain a répondu par la négative.

« Je n’ai pas pensé à ça avant que vous me le demandiez maintenant. Pour l’instant, je vais juste me concentrer sur jouer cette saison et faire le mieux possible pour terminer cette saison que nous avons eue. Une fois que l’été va arriver, je pense que les choses ou la façon d’approcher les choses vont changer un peu, mais c’est quelque chose dont on n’a pas à se soucier pour l’instant », a-t-il répondu.

Depuis qu’il a appris qu’il finirait la présente saison à Ottawa, après le passage de la date butoir pour les échanges du 27 février, Karlsson a explosé avec deux buts et cinq passes lors des quatre matches du dernier voyage des siens à Washington, Las Vegas, en Arizona et à Dallas.

Le capitaine des Sénateurs, qui totalise 49 points (dont 7 buts) en 60 matches cette saison, ne pense pas être qu’il joue avec un engagement renouvelé envers son club maintenant que ce poids a été retiré de ses épaules.

« Pas vraiment. Il reste une autre année à mon contrat et je suis engagé à être ici. Je me concentre là-dessus uniquement, comme je l’ai dit, je veux finir la saison en force, autant pour moi-même, que pour mes coéquipiers et pour l’équipe. Je pense que tout le monde ici pense de la même façon », a-t-il affirmé.

Sondage de l’AJLMH
Dans un autre ordre d’idées, Karlsson n’avait pas consulté tous les résultats d’un sondage de l’Association des joueurs de la LNH qui le plaçait au premier rang des défenseurs contre qui il est le plus difficile de jouer, avec 22,1 % des voix (sur 500 joueurs qui y ont participé), contre 20,4 % pour Drew Doughty, des Kings de Los Angeles. « Je ne sais pas. J’en ai entendu parler un peu, mais je ne l’ai pas vu moi-même donc je ne peux pas vraiment commenter », a-t-il dit d’abord. Mis au courant du résultat du vote, il a ajouté ensuite : « C’est bien d’entendre ça. Je suis dans la ligue depuis un bout de temps, j’ai joué contre tous les joueurs dans le circuit et je fais de mon mieux chaque soir contre eux », a-t-il ajouté ensuite.

Quand Le Droit lui a demandé pour qui il avait voté à ce scrutin, il a laissé entendre qu’il n’avait pas rempli le sondage. « J’aurais voté pour (Sidney) Crosby comme joueur le plus difficile à contrer », a-t-il confié cependant. À cette question, le centre des Penguins a été retenu par 29,9 % des joueurs qui ont voté, devançant Connor McDavid, des Oilers.

Jouer pour gagner

De retour à la maison après un voyage respectable où ils ont remporté deux victoires en quatre sorties, les joueurs des Sénateurs se sont faits demander souvent dans le vestiaire jeudi s’ils vont continuer de tenter de gagner des parties d’ici la fin du calendrier, même si cela pourrait diminuer les chances du club de gagner la loterie pour un des trois premiers choix au repêchage et décevoir leurs partisans qui souhaitent voir le défenseur Rasmus Dahlin, meilleur espoir de l’encan de 2018, aboutir à Ottawa. « Personne ne veut perdre des matches, même si on ne joue plus pour le classement », a dit l’attaquant Mark Stone. «De toute façon, ce n’est pas arrivé souvent que le club qui a fini dernier au classement remporte la loterie», a noté Mike Hoffman. En effet, au cours des sept dernières années, seuls les Maple Leafs de Toronto en 2016 (Auston Matthews) ont gagné la loterie tout en ayant terminé au dernier rang du classement général.