Erik Karlsson participera à son quatrième match des Étoiles en carrière.

Karlsson parmi les Étoiles

À la surprise de personne, Erik Karlsson a officiellement reçu lundi son invitation à prendre part au match des Étoiles de la LNH qui aura lieu le 29 janvier à Los Angeles.
Le défenseur vedette des Sénateurs d'Ottawa en sera à une quatrième participation à cette rencontre annuelle, sa deuxième de suite en tant que membre de la formation de la division Atlantique selon le nouveau format mis de l'avant l'an dernier à Nashville où des équipes des quatre divisions s'affrontent dans un mini-tournoi à trois contre trois.
Karlsson, qui a aussi représenté l'équipe aux parties d'Étoiles de 2011 et 2012, est le meilleur compteur de l'équipe avec ses 32 points, dont 7 buts, en 39 parties. Il est aussi le joueur le plus utilisé de l'équipe (27:06 minutes par match), chiffre qui a cependant diminué cette saison sous son nouvel entraîneur-chef Guy Boucher. Son différentiel est positif à plus-1, également.
« C'est toujours le fun d'y prendre part, ça te donne la chance de rencontrer d'autres gars à travers la ligue et discuter certaines choses. J'ai toujours hâte d'y participer chaque année. Parfois ça peut être fatigant un peu, mais on a du bon temps. Même si on est appelé à jouer au hockey, on a aussi l'occasion de faire et de voir différentes choses, ce sont des moments amusants et relaxants », a dit Karlsson en acceptant une invitation qui le verra jouer sous les ordres de l'entraîneur-chef Michel Therrien, des Canadiens de Montréal, dont le gardien Carey Price a été élu capitaine d'Équipe Atlantique par les amateurs.
Seul représentant de son club cette saison tout comme l'an dernier, Karlsson avait aimé la nouvelle formule mise de l'avant pour mettre un peu de piquant dans ces affrontements à hauts pointages qui sont le cauchemar des gardiens.
« Je pense que c'est beaucoup mieux comme ça. C'est plus compétitif, certains gars peuvent montrer leurs habiletés un peu plus. On ne savait pas trop à quoi s'attendre (l'an dernier), mais tout le monde est embarqué et on s'est bien amusé, peut-être que ce sera encore un peu mieux cette année », a-t-il noté.
À l'approche de la mi-saison, après les deux parties de cette semaine contre Pittsburgh jeudi et Toronto samedi, le capitaine est le troisième meilleur compteur parmi les défenseurs de la LNH, après Brent Burns, des Sharks de San Jose (39 points), et Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay (37). Il ne maintient pas le même rythme d'un point par match de l'an dernier (82 en 82), mais comme son club est en bonne posture pour participer aux séries, ça ne le dérange pas trop.
« Nous sommes heureux où nous sommes, on a joué du hockey solide la plupart du temps en première moitié de saison. Tous mes succès passent par l'équipe et je pense que c'en est un bon exemple, je m'en vais encore au match des Étoiles. Nous avons eu nos défis à relever au début de l'année, mais là, c'est notre nouvelle normalité, on est où on veut être. C'est bien mieux que "l'ancien normal" », a-t-il souligné.
Critiqué par le passé pour son jeu dans sa zone, le double récipiendaire du trophée Norris de meilleur défenseur de la LNH a impressionné Marc Crawford, l'adjoint de Guy Boucher responsable des défenseurs, par son jeu complet cette saison.
« Il est vraiment un très bon défenseur. Ce que j'ai appris à apprécier, c'est qu'il peut jouer tout aussi bien aux deux bouts de la glace. Dans notre dernier match, on l'a fait jouer contre Connor McDavid avec "Meth" (Marc Méthot). Il est capable de se défendre, de lire le jeu, d'avoir un bon bâton et de faire de bonnes sorties de zone. Ce n'est pas aussi excitant que ses deux premières enjambées et ses habiletés offensives, ça donne une équipe complète. Nous sommes assez bons défensivement parce que nous avons un bon noyau de défenseurs », a-t-il souligné.
« Erik s'en va au match des Étoiles encore ? Pas vrai, a blagué son partenaire régulier, Méthot, qui présente le meilleur différentiel du club, à plus-11, en jouant à ses côtés. Sérieusement, personne ne va être en état de choc d'apprendre cette nouvelle. Il est un joueur fantastique. Moi, je suis habitué de jouer dans son ombre, mon travail est d'éteindre les feux. »
Affaire Bobby Ryan : une question de discipline ?
Bobby Ryan
Guy Boucher a pris un rare congé des journalistes mardi, laissant son bras droit Marc Crawford les affronter.
Dans la foulée de la mini-crise engendrée par le retranchement de l'alignement du vétéran Bobby Ryan samedi contre Washington, certains ont bien tenté de lui faire parler de la façon dont son patron a géré cette situation et les précédentes (commotion de Clarke MacArthur, absence de Craig Anderson). Mais comme il a vu neiger lui aussi, Crawford n'a pas dit grand-chose à ce sujet.
« Toute l'organisation à partir du haut - ce qui commence avec Pierre (Dorion) et Guy (Boucher) - aime avoir des avis différents et à la fin de la journée, ils prennent des décisions. Le leadership au sein de l'équipe prend de la maturité aussi, tout le monde me dit qu'Erik (Karlsson) a fait de grands pas à ce niveau cette année. Des gars comme Dion (Phaneuf), Chris Neil et Chris Kelly l'aident. Quand des choses arrivent, ils sont capables de prendre une grande respiration et calmer tout le monde, ils ne s'énervent pas. On le voit même sur le banc », a indiqué Crawford.
« La responsabilité ultime des entraîneurs est toujours de faire ce qui est le mieux pour l'équipe. Tu essaies de gagner chaque match et pour ça, tu ne regardes pas plus loin que la période suivante. Les questions d'ensemble vont à la direction. Les entraîneurs se concentrent sur ''maintenant''. Ils doivent s'assurer que les joueurs connaissent les standards et qu'ils les rencontrent. Ils doivent y adhérer pour bien jouer, et il y a aussi des standards pour d'autres choses comme la discipline, et ils doivent y adhérer également », a-t-il ajouté.
L'ancien entraîneur des Nordiques, de l'Avalanche, des Canucks, des Kings et des Stars a louangé Guy Boucher pour l'ordre qu'il a apporté au club cette saison. « Vous n'êtes pas dans ses réunions, mais c'est impressionnant. Je ne connais personne qui porte autant attention aux détails, et ce sont les meilleures réunions auxquelles j'ai assisté. Le club est bien préparé chaque soir à cause de ça. La simplicité et la structure des réunions se transposent ensuite sur la glace lors des pratiques, quand on en a, ce qui est une difficulté dans la LNH », a-t-il dit.