Les Sénateurs d’Ottawa et Erik Karlsson (en arrière-plan) ont perdu 3-0 face aux Ducks d’Anaheim, mercredi.

Karlsson ne sait plus à quel saint se vouer

LOS ANGELES — Drew Doughty a causé tout un émoi à travers la LNH – et dans la capitale nationale – la semaine dernière quand il a fait ses commentaires à l’effet qu’il consulterait Erik Karlsson quand il serait temps pour lui de négocier une prolongation de contrat, après le 1er juillet prochain.

Alors que les deux défenseurs étoiles s’affrontaient pour une deuxième fois cette saison jeudi soir à Los Angeles, tous deux n’affichant pas leur forme de saisons où ils ont remporté le trophée Norris, les questions contractuelles devaient être bien loin dans l’esprit du capitaine des Sénateurs.

« Ce n’est jamais facile, a souligné Karlsson. J’ai déjà connu des séquences du genre par le passé, j’ai été ici pour les bons temps comme les mauvais, et la différence entre les deux n’est pas si grande que ça. En fin de compte, nous sommes dans une business où ce sont les résultats qui comptent et présentement, on ne les obtient pas. Ça peut être frustrant, mais vous devez essayer de trouver une façon de composer avec ça pour trouver la façon de jouer qui vous permet de connaître du succès. »

Après être passé à un but près d’atteindre la finale pour la coupe Stanley le printemps dernier, puis après avoir récolté un but et 16 passes à ses 11 premiers matches de la campagne en revenant d’une opération à une cheville qui lui a fait rater le camp d’entraînement et les cinq premières parties de la campagne, Karlsson est surpris de se retrouver dans une telle situation.

« Ce l’est (surprenant). Tu ne sais jamais trop ce qui cause ça, ce qui se passe. Quand les choses ne vont pas en ta faveur, tu cherches des réponses qui ne sont pas là. Tu essaies de sortir de ta zone de confort et faire les choses différemment, mais pourtant, tu sais que tu dois faire les choses que tu fais bien d’habitude. On commence à le faire, je pense qu’on l’a vu (à Ananeim), mais encore une fois, je pense qu’on doit en faire encore un peu plus. Notre club n’est pas différent de celui de l’an dernier. »

Le centre gatinois Jean-Gabriel Pageau a justement noté qu’après l’épopée des dernières séries, « on sait comment s’y prendre pour gagner ». Et Karlsson d’ajouter : « On sait ce qu’on doit faire pour avoir du succès et chaque individu doit donner le meilleur de soi-même et réaliser ce que nous devons faire pour être des compétiteurs et jouer à l’intérieur du système d’équipe. En fin de compte, l’équipe va se regrouper et se sauver elle-même, mais présentement, nous devons arrêter de regarder à l’extérieur de la boîte et regarder plutôt vers l’intérieur. »

Ce qui pouvait être un élément encourageant pour les Sénateurs avant d’affronter les Kings est que l’entraîneur-chef Guy Boucher trouvait que Karlsson « a joué son meilleur match de la saison » contre les Ducks, ayant tenté 11 tirs en direction du filet adverse, cinq qui ont été arrêtés par Ryan Miller, deux qui ont été bloqués et quatre qui ont raté la cible. « J’ai bien aimé le duo qu’il a formé avec (Ben) Harpur. C’était son meilleur match de l’année, comme je l’ai dit (après le match), c’était le vrai Erik Karlsson qu’on a vu. Il jouait avec beaucoup d’ardeur, il agissait en leader. J’ai trouvé que Harpur lui a donné un peu de stabilité. On va voir si ça va continuer. On pense toujours qu’Erik aide tous les autres, mais il doit aussi se sentir à l’aise avec son partenaire. On a besoin de quelqu’un qui est stable là, et c’est le plus stable que j’ai vu Erik cette année, c’est certain », a souligné Boucher.

Il n’y a pas à dire, plus la saison avance et plus Erik Karlsson doit s’ennuyer de Marc Méthot.

LES SÉNATEURS EN BREF

Dumont prend du galon

Acquis du Lightning au ballottage il y a deux semaines, l’attaquant québécois Gabriel Dumont n’avait toujours pas obtenu un point à ses six premiers matches dans son nouvel uniforme avant d’affronter les Kings jeudi soir. Ça n’empêchait pas son patron, Guy Boucher, de se dire très satisfait de son travail. Contre les Ducks, il l’a promu du quatrième au troisième trio, aux côtés de Jean-Gabriel Pageau et Mike Hoffman. « En première période, c’était notre meilleur trio. Ils nous ont donné du momentum, ils fonçaient au filet, “Hoff” volait et ces gars-là (Pageau et Dumont) payaient le prix. Quand tu choisis qui faire jouer, il était meilleur que certains autres gars, donc il a joué plus », a commenté Guy Boucher jeudi.

Burrows encouragé

Alors que les Sénateurs peinent à compter des buts, le vétéran Alexandre Burrows était quand même encouragé par leur tenue de mercredi à Anaheim. « On a fait de bonnes choses, on peut bâtir là-dessus, a-t-il noté. Nous sommes proches. Quand tu gagnes des matches, tu n’es pas aussi bon que tu penses l’être, et quand tu perds, tu n’es pas si mauvais que ça. Il faut juste continuer à se tenir ensemble et croire en nous. C’est ce qu’on a fait (mercredi) et ce n’est qu’une question de temps, la loi de la moyenne va nous rattraper. Mais on doit gagner des matches pour remonter au classement, on ne peut pas compter sur le fait qu’il nous reste plusieurs parties à jouer à l’intérieur de notre division pour ce faire. On doit d’abord trouver un moyen de bien finir ce voyage, qu’il soit décent. »

Entre les lignes

Guy Boucher n’a pas apporté de changement à son alignement jeudi, à part pour insérer le gardien substitut Mike Condon à la place de Craig Anderson étant donné que c’était un deuxième match en 24 heures. Condon avait aussi bien fait contre les Kings plus tôt cette saison dans un revers de 3-2 en tirs de barrage le 24 octobre dernier, une mauvaise sortie coûtant un but égalisateur tardif. Le défenseur Fredrik Claesson a donc été retranché pour un deuxième match de suite... La LNH tiendra une conférence de presse à midi aujourd’hui à la Place TD pour annoncer la composition des équipes d’anciens qui s’affronteront le 15 mars sur la patinoire temporaire installée devant le Parlement du Canada. On sait déjà que Daniel Alfredsson et Chris Phillips en seront les deux capitaines. LE DROIT