«J'aurais probablement été une personne totalement différente s'il n'avait pas été là », a déclaré Erik Karlsson.

Karlsson heureux pour son mentor

Erik Karlsson ne pense pas qu'il serait devenu le joueur qu'il est aujourd'hui si Daniel Alfredsson ne l'avait pas pris sous son aile à son arrivée dans l'organisation des Sénateurs.
« Je n'ai pas appris qu'une ou deux choses de lui, mais plutôt beaucoup de choses. Il était toujours lui-même et j'ai eu la chance d'être près de lui longtemps. J'étais jeune quand je suis arrivé ici et j'avais beaucoup à apprendre. J'ai progressé en tant qu'être humain en étant à ses côtés autant que j'ai pu l'être. Même maintenant, alors qu'il est demeuré un ami proche avec qui je passe beaucoup de temps, je grandis encore et j'apprends de lui. C'est difficile de mettre le doigt sur exactement ce qu'il m'apporte, mais j'aurais probablement été une personne totalement différente s'il n'avait pas été là », a raconté l'actuel capitaine des Sénateurs quelques heures avant l'hommage rendu à son mentor.
C'est Alfredsson qui avait prononcé son nom quand les Sénateurs l'ont sélectionné en première ronde du repêchage de 2008, au 15e rang au total. Quand il a traversé l'Atlantique en 2009, Karlsson a passé sa première saison dans la LNH (après un court séjour à Binghamton) comme chambreur chez les Alfredsson, devenant proche de ses fils Hugo, Loui, Fenix et William Erik.
Même quand il est parti à Detroit pour sa dernière saison, Karlsson est demeuré en étroit contact avec lui.
« Ce furent des moments difficiles, il y a eu une période de transition. Mais en même temps, on a gardé le contact tous les jours, Dieu merci pour les téléphones cellulaires parfois. Nous sommes tous heureux qu'il soit de retour, je suis content qu'il travaille pour l'organisation. Je pense que ce fut une bonne chose pour lui d'essayer autre chose, de se donner un autre défi en jouant avec Detroit. Mais à la fin de la journée, il est de retour où il doit l'être... C'est pleinement mérité que son numéro soit le premier à être retiré par l'équipe, et il ne serait que naturel qu'il s'en aille ensuite au Temple de la renommée du hockey », a-t-il ajouté.
Ses anciens coéquipiers suédois de sa saison à Detroit, Henrik Zetterberg et Niklas Kronwall, ont dit en matinée qu'ils appréciaient que ce match ait été choisi pour cette cérémonie.
« Daniel, c'est un des quatre grands joueurs de sa génération, avec (Mats) Sundin, (Peter) Forsberg et (Nicklas) Lidstrom. En grandissant en Suède, c'était un des gars que j'admirais, puis j'ai été assez chanceux pour jouer avec lui, avec les Wings et l'équipe nationale. L'année avec lui à Detroit avait été très plaisante », a souligné Zetterberg.
« Tant que tu n'as pas joué avec lui, tu ne sais pas quel genre de personne il est. Je ne peux pas dire assez de bonnes choses à son sujet. Il est tellement humble, un excellent leader, un de ces gars que tu veux dans ta chambre. Il a été un mentor pour plusieurs gars, même s'il n'a été qu'un an à Detroit », a dit Kronwall.
Pour les joueurs locaux des Sénateurs, Alfredsson a eu tout autant d'influence. « C'est une légende, tu n'as qu'à sortir un soir en ville avec lui pour t'en rendre compte », a dit le défenseur Marc Méthot.
Plus jeune, Cody Ceci a participé à un concours des habiletés des Sénateurs en tant qu'invité du hockey mineur et il a eu un souvenir particulier du capitaine : « Il a cassé son bâton pendant la compétition du tir le plus fort, il m'a donné le manche et on l'a transformé en pôle pour les rideaux dans ma chambre. C'est le seul souvenir que j'ai, avec le chandail signé par tous les joueurs. Le bâton est encore chez mes parents, dans ma chambre aux couleurs de l'équipe », a-t-il relaté.
Match spécial aussi pour Coreau
Jared Coreau a été désigné comme gardien partant contre les Sénateurs.
Il y avait une autre belle histoire qui s'écrivait jeudi soir au CCT, du côté des Red Wings cependant. 
Leur entraîneur Jeff Blashill a décidé d'y aller avec la recrue Jared Coreau comme gardien partant plutôt que l'ancien 67's Petr Mrazek, qui connaît une saison difficile. 
Coreau est originaire de Perth, dans l'Est ontarien, et il a grandi comme un grand partisan des Sénateurs. 
« J'ai assisté à mon premier match quand j'avais sept ans, les Sabres avaient gagné 3-0 lors d'un duel entre Dominik Hasek et Damian Rhodes. J'ai dit à mes parents le lendemain que j'allais être un gardien, ils ont regardé leur porte-feuille et ont dit, "Oh, oh" », a raconté le cerbère de 6' 6'' qui n'a jamais été repêché quand il allait à l'université Northern Michigan.
Coreau aimait Patrick Lalime comme gardien des Sénateurs, mais il a choisi le numéro 31 en l'honneur de Curtis Joseph, même s'il n'aimait pas les Maple Leafs. 
Il y avait une vingtaine de parents et amis au match, incluant sa grand-mère Pat, âgée de 92 ans, qui le voyait jouer au hockey pour la toute première fois, toutes catégories confondues. C'était son troisième départ avec les Wings en l'absence de Jimmy Howard, blessé.