Erik Karlsson, en compagnie de Daniel Alfredsson sur la photo, refuse de se mêler des rumeurs de déménagement.

Karlsson évite de se mouiller

Le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa Eugene Melnyk s’est attiré les foudres de nombreux amateurs en fin de semaine en causant une distraction majeure en marge de la Classique 100 de la LNH quand il a déclaré être ouvert à la possibilité de déménager la franchise qu’il n’a aucune intention de vendre, entre autres.

À son retour au travail au Centre Canadian Tire lundi, le capitaine Erik Karlsson n’a pas ajouté d’huile sur le feu alors qu’il a dit toutes les bonnes choses quand le sujet de ces déclarations lancées à un drôle de moment a été abordé avec lui.

« Ce n’est pas de nos affaires. Il s’inquiète de ces choses-là et on se préoccupe de jouer au hockey. C’est tout ce qu’on peut contrôler, c’est pour ça que nous sommes payés, donc on se présente chaque jour et on fait de notre mieux à notre travail à nous », a-t-il déclaré d’entrée de jeu, parlant pour lui et ses coéquipiers.

« Peu importe ce qu’il choisit de dire, c’est son problème. Nous, on ne fait que se présenter et jouer », a-t-il ajouté un peu plus tard.

Le défenseur étoile aurait chatouillé le propriétaire dans le mauvais sens du poil le mois dernier quand il avait émis ses commentaires à l’effet qu’il avait l’intention d’être payé à sa juste valeur selon le marché en vigueur dans la LNH lorsqu’il pourra renégocier son contrat, à compter du 1er juillet 2018. Pas question donc d’offrir un rabais à l’équipe de son patelin adoptif, avec laquelle il a passé les neuf premières saisons de sa carrière.

Lors de sa sortie de vendredi, Melnyk avait dit qu’il laissait ces négociations à son DG Pierre Dorion. Mais il a aussi laissé entendre qu’après avoir « coupé jusqu’à l’os » au niveau de l’équipe de gestion des Sénateurs, l’étape suivante serait de réduire la masse salariale (68 millions $ US à l’heure actuelle) si les revenus de l’équipe n’augmentaient pas au même rythme que les salaires des joueurs.

Karlsson ne voulait pas voir un lien entre ces commentaires et ses éventuelles négociations contractuelles, lui qui représente présentement une aubaine à un salaire moyen de 6,5 M$ par an. « C’est quelque chose qui est hors de mon contrôle, je n’y peux rien... Je ne pense pas trop à ça, je suis heureux où je suis. Je ne suis préoccupé que par une chose : m’assurer que nous sortons de la léthargie dans laquelle nous sommes ici afin qu’on soit à nouveau des séries cette saison », a-t-il noté.

« On sait comment ça fonctionne dans la business où on se retrouve... On va se présenter et faire de notre mieux, et si les choses changent, elles changent. On ne peut pas contrôler ça et il faut garder ça hors de nos pensées », a-t-il ajouté.

Son entraîneur-chef Guy Boucher était certes d’accord avec ce dernier commentaire, lui qui n’a certes pas besoin de telles distractions pour compliquer son travail.

« On n’en parle pas, ça reste à l’extérieur et ça ne rentre pas à l’intérieur (du vestiaire). Ça n’aidera pas notre jeu de puissance ou notre jeu en désavantage numérique, ou celui à cinq contre cinq. Je ne touche pas à ça, c’est au-dessus de ma tête. Je ne fais que coacher les joueurs », a-t-il dit.

Il lance et... c’est un garçon !

Le couple le plus en vue dans la capitale, Erik Karlsson et son épouse Melinda, avait déjà fait savoir il y a quelques semaines que cette dernière était enceinte.

Après qu’il ait joué un gros match contre le Canadien samedi lors de la Classique 100, le week-end du capitaine des Sénateurs a été égayé encore plus quand ils ont organisé une fête de famille pour révéler d’une façon très originale le sexe de l’enfant qui devrait arriver dans environ six mois : Karlsson a effectué un lancer frappé avec une rondelle qui a explosé avec une poudre bleue à l’intérieur, signifiant qu’ils attendent un garçon, selon la plus récente échographie. Mme Karlsson a affiché un vidéo de la scène sur son compte Instagram, où on peut voir Karlsson bondir de joie. « Nous aurions été excités peu importe le résultat, mais c’était pas mal cool comment on a fait ça. On n’était pas au courant ni l’un ni l’autre, la seule personne qui le savait était celle qui a fait la rondelle. C’était un moment excitant », a-t-il relaté.