Le capitaine des Sénateurs, Erik Karlsson, avait ramassé la rondelle à la fin de son dernier match de la présente campagne.

Karlsson espère rester

Erik Karlsson s’est présenté devant les journalistes avec un nouveau look lundi, ayant rasé sa barbichette.

Le capitaine des Sénateurs d’Ottawa espère qu’il n’aura pas à enfiler de nouvelles couleurs également la saison prochaine, même s’il réalise que cette possibilité existe alors qu’une saison morte où la plus importante décision que devront prendre les dirigeants de l’équipe le concerne: soit lui faire signer une lucrative prolongation de contrat après le 1er juillet, ou l’échanger au plus offrant si une entente ne peut être négociée.

Pour parer à toute éventualité, il avait ramassé la rondelle à la fin de son dernier match de la présente campagne, lundi dernier contre les Jets de Winnipeg.

«Il y a toujours une possibilité que ça soit le cas, a-t-il répondu quand il s’est fait demander s’il pensait avoir joué sa dernière partie pour les Sénateurs. Ce n’est pas ce que j’espère et ce n’est pas quelque chose que je planifie voir arriver. Avec l’année que nous venons de traverser, il va y avoir quelques changements et j’espère ne pas faire partie de ceux-ci. Je vais composer avec ça alors que l’été va progresser, mais j’espère toujours que la rondelle que j’ai ramassée ne sera pas la dernière... J’ai encore une année à mon contrat et je suis heureux d’être dans la situation où je suis. J’aime cette communauté, cette organisation et cette ville. Je vis ici et je vais finir ici à ma retraite, peu importe où j’aboutis et cet aspect va se régler par lui-même.»

Sujet de rumeurs de transactions après qu’il ait déclaré en décembre qu’il n’acceptera rien de moins qu’un contrat où il sera payé à sa juste valeur, ce qui avait ensuite amené le DG Pierre Dorion à déclarer que «même Wayne Gretzky a été échangé», Karlsson a affirmé qu’il avait toujours une bonne relation avec la direction de l’équipe et son propriétaire, Eugene Melnyk. «C’est malheureux que la saison que nous avons connue soit arrivée au moment où j’en suis avec mon contrat. C’est le côté affaires. Ils s’occupent des leurs, je m’occupe des miennes. Je n’ai jamais eu à composer avec ça, c’était une nouvelle expérience qui n’est pas très plaisante. Ça arrive à beaucoup de monde, pas juste à moi. Je pense que cet aspect des choses n’a pas changé, nous avons encore beaucoup de respect les uns pour les autres, ce qui est arrivé fait partie de la partie laide de la business. Je n’ai jamais rien pris de façon personnelle, je pense qu’il en va de même pour eux», a-t-il déclaré.

Karlsson a laissé entendre que les négociations pour son prochain contrat «ne m’inquiètent vraiment pas, combien de temps et d’argent ça va être. Je vais obtenir ce que je vais obtenir, que ce soit ici ou ailleurs. Je n’ai pas de chiffre en tête, je veux juste un pacte de huit ou sept ans».

Dans cette optique et dans celle où le plan de Dorion semble impliquer un mouvement de jeunesse, Karlsson a dit qu’il ne pense pas que l’équipe va avoir besoin de passer par une reconstruction majeure.

«J’espère qu’on n’en arrivera pas à ça. Nous allons avoir besoin que plusieurs jeunes joueurs s’amènent et fassent bien, et je pense que le programme que nous avons et les jeunes joueurs que nous avons repêchés seront prêts à être des joueurs de la LNH à temps plein très bientôt... Je pense que l’avenir est brillant ici et qu’il est possible de gagner ici. Quand ? Je n’en suis pas vraiment certain, mais avec le noyau de joueurs que nous avons et les jeunes qui s’en viennent, il y a une équipe ici avec laquelle j’aimerais gagner à un moment donné dans l’avenir», a-t-il noté.

Année difficile
Le capitaine a aussi dit qu’il n’a pas fait le dernier voyage avec l’équipe parce qu’il manquait de motivation après le décès de son bébé prématuré, la même raison qui l’a poussé à décliner une invitation d’Équipe Suède pour le Championnat mondial.

Il ne voulait pas prolonger ce qui a été «la plus difficile saison de ma carrière de neuf ans», a ajouté le capitaine.

Après une saison où il a quand même amassé 62 points, dont neuf buts, en 71 parties après avoir subi une opération majeure à une cheville l’été dernier, l’entraîneur-chef Guy Boucher pense que «ce qui est le fun maintenant, c’est qu’il pourra avoir son été pour s’entraîner. L’opération, déjà, c’était délicat, mais ce n’est pas le gros problème, qui est que ce sont des mois de récupérations sans entraînement. Cet été, il pourra bénéficier d’un vrai été comme un athlète normal... Physiquement et émotionnellement, il va être à la bonne place. Ça lui donnera la possibilité d’être lui-même après ça», a-t-il dit.